En 1327, quatre enfants sont les témoins d´une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d´enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d'Angleterre.
Depuis ce jour, le destin des enfants se trouve lié à jamais.

Gwenda n’avait pas peur du noir, et pour tant elle n’avait que huit ans.
Quand elle ouvrit les yeux et ne vit que l’obscurité autour d’elle, elle n’en fut aucunement effrayée. Elle savait où elle se trouvait : étendue à même le sol sur de la paille, auprès de sa mère, dans le long bâtiment en pierre du prieuré de Kings¬bridge qu’on appelait l’hospice. À en juger d’après la chaude odeur de lait qui chatouillait ses narines, Ma devait nourrir le bébé qui venait de naître et n’avait pas encore de nom. À côté d’elle, il y avait Pa et, juste après, Philémon, son frère de douze ans. Plus loin, d’autres familles se serraient les unes contre les autres, comme des moutons dans un enclos. Mais, bien que la salle soit bondée, dans le noir, on ne les distinguait pas. On sentait seulement l’odeur puis sante de leurs corps chauds.
La naissance de l’aube annoncerait la Tous saint – fête d’autant plus remarquable cette année qu’elle tombait un dimanche. La nuit sur le point de s’achever clôturait une journée de grands dangers car, en cette veille du jour où l’on célébrait tous les saints, les esprits malins se déchaînaient et rôdaient en liberté de par le monde. Tout un chacun le savait, et Gwenda ne faisait pas exception. C’était pour se tenir à l’écart de ce péril que les centaines de fidèles à l’instar de sa famille étaient venus des villages voisins se réfugier dans ce lieu sacré qu’était le prieuré pour y attendre l’heure de se rendre à matines.
Comme toute personne dotée d’un tant soit peu de raison, Gwenda se méfiait des esprits mauvais. Toutefois, il était une chose qu’elle appréhendait plus encore, une chose qu’elle devrait accomplir pen dant l’office. Pour l’heure, elle s’efforçait de la chasser de ses pensées, tout en scrutant la morne obscurité alentour. Le mur en face d’elle était percé d’une fenêtre en ogive
– plus exactement d’une ouverture sans vitre, car seuls les édifices les plus importants possédaient de véritables fenêtres avec des vitres, comme on le lui avait expliqué.
Après le jeu à succès Les Piliers de la Terre tiré du bestseller de Ken Follett, l´éditeur Filosofia récidive et lance Un monde sans fin. D´une fidélité remarquable et magnifiquement illustré, le jeu propose une immersion hors du commun dans l´univers de Follett !
Dans Un monde sans fin l´action se déroule dans la même ville de Kingsbridge, 200 après Les Piliers de la Terre. Les joueurs participent à la construction et à la rénovation de différents bâtiments de la ville pour récolter des points de victoire et remporter la partie. Pour ce faire, ils utiliseront des cartes Action qui leur permettront de récolter des ressources et des matériaux qui seront utilisés lors des travaux. Bien que la réalisation de travaux est une activité fort lucrative et attrayante, les joueurs devront s´affairer à nourrir la population et la préserver de la maladie pour ne pas en subir les terribles conséquences. En effet, il devront s´assurer de récolter suffisamment de blé et d´accumuler des connaissances médicales pour affronter la peste noire. Comme dans le roman, ce terrifiant fléau fait son apparition dans la deuxième partie du jeu. Fort heureusement, les joueurs qui auront suffisamment de connaissances médicales à ce moment, pourront apporter des soins aux malades et récolter de précieux points de victoire.
Un monde sans fin, un jeu pour 2 à 4 joueurs
Dans la même collection, retrouvez les jeux suivants:
- Les Piliers de la Terre, pour 2 à 4 joueurs.
- L´extension pour les Piliers de la Terre, pour 2 à 6 joueurs.
- Le duel des bâtisseurs, pour 2 joueurs.