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Coût de la panne.

Par une froide soirée d’hiver, l’Europe s’enfonce dans l’obscurité pour un jour, puis le lendemain et le jour suivant… Plus d’essence, de téléphone, de nourriture dans les supermarchés, plus d’argent au distributeur. Les toilettes sont vite bouchées. Impossible de prendre une simple douche. Des catastrophes nucléaires surgissent en France. Des vaches aux mamelles trop pleines agonisent en meuglant dans les usines à lait d’Allemagne. Un coup d’Etat a lieu en Grèce, au Portugal et en Espagne. Et dans nos métropoles se tricotent des millions de drames à huis clos. Car tous nos besoins vitaux reposent exclusivement sur l’alimentation électrique, «la sève de nos civilisations», de plus en plus souvent commandée par l’électronique. Le monde moderne est un colosse aux pieds d’argile : entièrement dépendant des logiciels, interconnecté jusqu’à l’excès sous l’effet de la mondialisation et du capitalisme, il pourrait disparaître, impuissant, en quelques jours, par l’unique action coordonnée d’une poignée de terroristes geeks assez doués pour trouver la faille.

Outre-Rhin, Black Out a été l’un des gros succès surprise de 2012. Trois ans plus tard - et allégé de plus de 200 pages - il débarque en France, après avoir été traduit dans une dizaine de langues. L’auteur, Marc Elsberg, a fait carrière dans le marketing et la publicité à Vienne. Il est donc un pur produit de la société de consommation, qu’il arrive bien à décrire. Mais si sa trame post-apocalyptique fait beaucoup penser au film le  Temps du loup (2002) de son compatriote Michael Haneke, elle n’est ni nihiliste, ni misanthrope. Au contraire, Black Out cherche plutôt à nous faire prendre conscience du bonheur matériel dans lequel nous vivons et nous invite à tout faire pour le conserver. «C’est fou le nombre de lecteurs qui ont commencé à effectuer des réserves après la lecture de mon livre, ironise Marc Elsberg. Moi-même, j’ai de quoi tenir quelques semaines en autarcie. Nos grands-parents le faisaient, alors que nous nous sentons à tort à l’abri. Tous les scénarios réalistes prouvent que si nous étions privés d’électricité pendant un temps assez long, nous ne retrouverions plus la vie telle que nous la vivons aujourd’hui. Nous retournerions directement au Moyen Age, tellement les conséquences seraient catastrophiques.» Rédigé sur la base d’entretiens avec des agents du renseignement et de la sécurité informatique, ce thriller éclairant a été couronné d’un prix scientifique en Allemagne. Sans rebuter les non-initiés, dans une langue sobre et claire, il a le mérite d’avoir été écrit avant la catastrophe de Fukushima et l’attaque des réseaux nucléaires iraniens par le virus américano-israélien Stuxnet. Depuis, il n’a de cesse d’être rattrapé par la réalité. C’est ce qui le rend à la fois intéressant et effrayant.

Black-Out

Black-Out

Par une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s’enfoncent dans l’obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d’êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ?...
Date de parution: 
23/03/2016
8,20 €
Prix TTC
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