
Entretien avec Serge Bramly
Découvrez l'interview de Serge Bramly, auteur de Le Premier Principe, le Second Principe, qui reçoit le Prix Interalié 2008.
Jamie Gibson, une jeune Californienne, a fait un mystérieux héritage : un certain major Ryder lui a légué son manoir du xviiie siècle dans le Somerset. Elle décide de restaurer les jardins qui, à leur apogée, comptaient parmi les plus beaux d’Angleterre, et fait appel à Lawrence Kingston, un expert en horticulture : ce projet unique pourrait bien lui fournir l’occasion d’inscrire son nom dans l’histoire des jardins.
La découverte d’un squelette au fond d’un puits et une série d’événements dramatiques détourneront Kingston de ses préoccupations horticoles et l’amèneront à s’intéresser aux heures les plus sombres de la Deuxième Guerre mondiale.Trafic d’œuvres d’art pilléespar les nazis, évocation de Hidcote Manor, « le plus beau jardin du Royaume-Uni », ce roman alterne savamment les plaisirs et se lit d’une seule traite.
Un vrai policier, où l'on découvre de nouveaux indices au fil des pages
Lawrence Kingston, jardinier en retraite, accepte de reprendre du service lorsqu'il est contacté par une jeune américaine, Jamie Gibson, qui vient d'hériter d'un manoir possédant de nombreuses années auparavant de magnifiques jardins. Fraîchement débarquée de Californie dans le Somerset, Jamie va découvrir aux côté de Lawrence le mystère qui règne dans les allées de ce jardin en friche et, peu à peu, éclaircir l'origine de ce mystérieux héritage.
Proposé dans le cadre d'un partenariat entre BOB et Le Livre de Poche, j'ai reçu ce livre d'Anthony Eglin à mon retour de congés. De format poche, il se glissait parfaitement dans mon sac à main. Quant à la quatrième de couverture, elle avait eu le bon goût de m'appâter. C'est donc rapidement que je me suis plongée dans ce roman policier à l'atmosphère so british, où l'on prend le thé avec de bons cookies bien installés dans des bergères tout en feuilletant quelques magazines de vie à la campagne !
La première agréable surprise fut qu'au bout de la vingtième page, j'avais fait connaissance avec les personnages mentionnés sur la quatrième de couverture, et que les faits relatés avaient déjà été nommés. Bonne surprise après la lecture de la quatrième de couverture de L’Amour comme par hasard qui résumait bien la moitié du livre... Non, là, passées les vingt premières pages, on découvre du nouveau et des intrigues !
A préciser également : Le Mystère des jardins perdus est un vrai roman policier comme je les aime, où l'on découvre de nouveaux indices au fil des pages, au fur et à mesure des investigations de Lawrence, personnage principal que nous suivons tout au long de l'histoire. Personnage qui s'est d'ailleurs déjà illustré dans une précédente enquête autour d'une rose bleue. Un bémol à ce sujet : les nombreuses références qui y sont faites, bien qu'elles n'empêchent pas la compréhension directe de l'histoire.
Ceci dit, l'ensemble fut un agréable moment passé dans ce jardin anglais en pleine restauration. Et les amateurs de jardinage apprécieront certainement la précision d'Anthony Eglin en la matière, passionné de jardinage et créateur d'une société de film vidéo sur l'art de jardiner si j'en crois la courte notice biographique au début du livre.
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Un parfait roman pour débuter les vacances !
J'aime les romans policiers et j'attache autant d'importance aux personnages et au contexte dans lequel se déroule l'histoire qu'à l'intrigue elle-même. J'ai donc tout de suite été séduite par le héros du roman : un expert en horticulture ! Autrement dit, une promesse d'originalité.
Kingston est donc un as des arbres, plantes, fleurs et tout autre élément pouvant composer les jardins... Ce qui donne au roman une petite touche particulière, notamment lors des passages où il présente son travail à Jamie, la jeune américaine qui l'a engagé pour réaménager ses jardins. On se laisse donc volontiers aller à imaginer sa splendide propriété, au gré des descriptions, ainsi que les autres magnifiques jardins que les deux personnages sont amenés à visiter. C'est à d'autres moments le monde viticole qui est évoqué : n'utilisant le vin que pour y faire mijoter bœuf ou volaille, je me suis moins facilement laissée embarquer par ces passages-là. Cela dit, ils contribuent à donner au roman une atmosphère très « nature », on nage au milieu des plantes, et c'est vraiment très plaisant – et nouveau pour moi.
J'en viens à l'intrigue – quoi que j'en aie dit, ça compte beaucoup, quand même ! On aurait pu penser que l'auteur, lui-même expert en jardinage, aurait mis sa passion pour l'horticulture au premier plan et aurait laissé le coté policier un peu de côté. J'ai justement eu l'agréable surprise de suivre une véritable énigme, et de raisonner avec Kingston, sans tomber dans aucun des deux travers qui m'agacent : à savoir, soit découvrir le pot aux roses avec l'impression d'avoir été bernée tout le long (quand l'auteur sort sa révélation finale de derrière les fagots), soit justement ne pas avoir de surprise, parce que les choses auraient été trop évidentes. Ici, j'ai suivi les divers rebondissements en me posant des questions, sans deviner leurs causes, mais tout en les trouvant parfaitement justes lorsqu'elles m'ont été révélées.
Bref, un parfait roman pour débuter les vacances ! Mon seul regret va au fait qu'il s'agit de la deuxième histoire mettant en scène Lawrence Kingston et que je n'ai donc pas eu la primeur de son travail d'enquêteur.
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Ceux qui aiment les jardins et les bons vins y trouveront leur compte
J'ai mis du temps à le lire pour deux raisons. D'une part, j'ai perdu l'habitude de lire en français, et je sais, c'est malheureux, sachant que c'est tout de même ma langue maternelle. Mais je me rends compte que j'ai de plus en plus de mal avec l'écriture française, qui est bien trop pompeuse à mon goût par rapport à l'anglais qui ne s'embête pas avec des tournures de phrases interminables. Rien à voir avec Le Mystère des jardins perdus, me direz-vous, mais en fait si. Le style ne m'a pas aidée à accrocher à ce policier. Je ne sais pas si cela vient du traducteur ou bien si c'est le style voulu par l'auteur, mais honnêtement, j'ai trouvé ça un peu trop lourd. Et j'ai trouvé que ça rendait les personnages fades. Ils sont censés parler avec passion de ces sujets qui les intéressent (jardin, plantes, vignobles), mais pour moi ça reste plat, je n'ai pas ressenti cette passion.
Je ne pense pas que ce roman me laissera un souvenir impérissable, je me suis beaucoup ennuyée dans ma lecture. J'aime beaucoup le genre policier, mais j'avoue que je préfère quand il y a un peu plus « d'action ». Mais ce n'est pas une critique envers le roman, juste qu'il n'était pas fait pour moi. Ceux qui aiment les jardins et les bons vins pourront y trouver leur compte, mais ce n'est pas spécialement mon cas. J'aime les jardins et les bons vins, mais pas au point d'en connaître tous les termes techniques, ce qui fait que l'auteur m'a perdue dans ses passages, surtout au niveau des jardins, j'avais du mal à me les représenter, parce que je n'ai pas une bonne culture horticole.
En plus de tout cela, les trois-quarts du roman sont très lents, l'intrigue n'avance que très peu, et d'un coup le dernier quart passe à une vitesse folle, la découverte d'un souterrain sous la chapelle et le manoir, les peintures volées, le méchant qui arrive, la police. Et dans tout ça, il reste des questions sans réponse concrète, notamment à qui est le squelette retrouvé dans le puits. On suppose d'après toutes les suppositions faites par Kingston que c'est Kershaw, un ancien combattant de la seconde Guerre Mondiale qui a été emprisonnée pendant 20 ans à cause de Ryder. On s'en doute à cause d'une montre qu'il portait avec les initiales CMA, Christopher M. Archer, son cousin. Mais rien au final ne prouve réellement que c'est bien lui. Bref, un livre qui ne m'a pas plu plus que ça, mais qui plaira sans aucun doute à d'autres.
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