Il est dangereux de parler de Dieu.
Qu’Il existe ou non, Il n’est pas
le concept évanescent auquel
nos arrière-grands-pères éclairés daignaient concéder une présence fantomatique. Le mot camoufle des forces puissantes, lumineuses ou obscures.
Il ne faudrait pas le prononcer à la légère.
Si un ordre supérieur à mon individualité existe, cet ordre doit pouvoir être conçu dans l’ordre inférieur où je me situe. L’individu conscient, infiniment petit, doit pouvoir concevoir l’infiniment grand. […]
Le réel, pour nous, est d’abord
ce que nous ne pouvons pas nier.
Or s’il y a une chose
que nous ne pouvons pas nier,
c’est notre conscience individuelle. C’est donc d’elle qu’il faut partir, modestement, pour s’interroger
sur Dieu.
J.-C. B.