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La Chorale des maîtres bouchers La Chorale des maîtres bouchers

La Chorale des maîtres bouchers

Louise Erdrich
Collection : Littérature & Documents
choix du libraire
Prix TTC :
7,50 €

Date de parution : 16.05.2007

Éditeur d’origine : Albin Michel
Langue : Allemand
EAN / ISBN : 9782253121473
Code Hachette : 3121472
 
résumé

1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s’arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d’ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. Des années 1920 aux années 1950, entre l’Europe et l’Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d’une famille confrontée au tumulte du monde.

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    Attention coup de cœur !
    Ceci est du grand roman américain, écrit dans la tradition des meilleurs romans américains (je pense par exemple à Toni Morrison et William Faulkner). C'est à dire un roman où l'on sent l'Amérique, les paysages, le poids de l'histoire (pas seulement l'arrivée des colons, mais l'histoire amérindienne). Un roman qui prend le temps de créer l'univers de son histoire, avec des personnages complexes, un village dont on ressent l'ambiance parfois lourde...
    Mais ce roman est bien plus que ça. Louise Erdrich ici s'attaque à des thèmes ambigus : Un soldat allemand qui s'installe dans le pays qu'il a combattu, il va forcément être amené à côtoyer des gens qui ont combat us aux côtés des Américains. Des frères qui vont se battre les uns contre les autres pendant la deuxième guerre mondiale...
    Ensuite, à travers le destin des habitants d'Argus, Louise Erdrich va évoquer des thèmes qui vont mettre KO tous les préjugés sur la vie utopique aux U.S.A. qu'on pouvait encore avoir il y a quelques années : La vie est dure aussi là-bas quand on n’a pas grand chose, et quand le village où l'on vit n'offre que peu de possibilités. On ressent vraiment cette idée de la colonie (même si à l'époque s'en était plus une), chacun essaie de s'en sortir, travaille dur dans la communauté pour survivre, dans ce village éloigné de tout, on a vraiment ce sentiment qu'ils sont un peu livrés à eux-mêmes, que tous les jours il faut se battre.
    Le personnage de Delphine est une figure majeure du roman. C'est le personnage central qui est lié à tous les autres dans le roman. D'une force exceptionnelle, elle porte un peu le monde sur ses épaules : Son père ivrogne et peut-être meurtrier, sa meilleure amie déroutante, son employeur Fidelis et ses quatre garçons dont elle doit s'occuper le jour, son compagnon qu'elle adore mais qui n'est pourtant qu'un amoureux platonique...
    Et puis, le style du roman est vraiment bon. C'est un petit pavé, mais il n'y a pas un paragraphe que je n'ai lu que d'un œil. L'écriture coule toute seule il y a parfois de l'humour, souvent c'est sombre et tragique, mais c'était un réel plaisir de retrouver ce style à chaque fois que j'ai ouvert ce roman.
    J'avais rencontré Louise Erdrich il y a quelques années au Festival America (j'avais même d'ailleurs acheté un autre de ses livres à l'époque qui est toujours dans ma PAL, mais passons!) et elle est la propriétaire de la seule librairie amérindienne aux Etats Unis. Elle a des origines amérindienne, ce qui ne nous étonne pas le moins du monde lorsque l'on voit la sensibilité de ses romans.
    http://cryssilda.canalblog.com/  


    Ce livre est un véritable chant d'amour.
    Grands lecteurs que vous êtes (j'aurais pu dire grandes lectrices puisque mon lectorat est essentiellement féminin, mais je ne veux pas effrayer les quelques messieurs qui s'aventurent par là de temps à autre), ce ne sont pas les titres bizarres qui vous effraient. Les quelques personnes à m'avoir vue lire ce roman ont trouvé son titre peu accrocheur : je dois dire au contraire qu'il m'a plu dès le début... Et dans tout le livre, cette opposition entre douceur et force sera toujours en balance chez un personnage ou à une époque. En effet, la maladie d'Eva survient à un moment où la famille a tout pour être heureuse ; Franz décide un jour de s'engager dans l'armée de l'air (du côté américain) lors de la Seconde Guerre mondiale alors que son père veut l'en dissuader, ayant lui-même connu l'horreur des champs de bataille...
    Chaque personnage évolue, pendant les années qui forment le livre, pour s'accomplir : l'exemple le plus flagrant en est Delphine qui, de comédienne itinérante malheureuse en amour, deviendra une femme responsable et aimante. La fin, qui met en lumière l'enfance de Delphine et nous fait regarder d'un autre œil l'entretien de celle-ci avec la petite Mazarine Shimek, amoureuse d'enfance de Franz, est touchante et très plausible. C'est sur elle que se concentre la majorité du livre. Mais ceux qui m'ont le plus touchée reste le couple formé par Fidelis et Eva : ils ne se sont rencontrés que par la mort de Johannes mais se sont aimés passionnément et tendrement. Lui, si puissant et fort de par son métier, qui nécessite une grande force physique, est pourtant si doux avec son épouse et possède une voix forte et mélodieuse. Elle, alors qu'elle vend toute la journée les produits confectionnés par son époux et vit dans l'odeur de la viande toute la journée, a pourtant fait de sa maison un véritable cocon de bien-être et se montre extrêmement gentille envers Delphine. Son amour maternel débordant rejaillit aussi sur Delphine, mais ses garçons en sont évidemment les premiers destinataires : j'ai été très émue par le passage dans lequel Franz, qui sait sa mère malade et se passionne déjà pour l'aviation, réussit à la faire monter dans un petit avion pour lui montrer le ciel de plus près et la rassurer sur sa mort prochaine...
    Malgré son titre, qui peut rebuter, ce livre est un véritable chant d'amour, qui va au-delà des incompréhensions entre voisins, entre époux, en famille. Louise Erdrich m'a convaincue, elle que l'éditeur compare déjà à "ses illustres aînés, Faulkner ou Toni Morrison". Merci à l'équipe de Chez les Filles et au Livre de Poche pour cette si belle découverte.
    http://chez-neph.over-blog.com/


    Une belle réflexion sur les blessures que la guerre laisse dans les esprits.
    Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu beaucoup de mal à avancer avec ce livre, plusieurs fois j’ai pensé à l’abandonner et pourtant, je le trouvais intéressant et c’est pour cela que j’ai persisté.
    Ce livre est riche au niveau de la galerie de personnages, on accompagne avec satisfaction l'évolution dans leur comportement, on prend connaissance des épreuves dures, parfois insupportables qui mouleront leur personnalité et détermineront le cours de leurs rencontres et leurs éloignements, de leur amour et de leur disputes.
    Fidelis, celui autour de qui gravitent toutes ces vies, est un personnage ambigu. Au sortir de la Grande Guerre, il se sent désaxé, déshumanisé parce qu’il était tireur d’élite et voit défiler devant ses yeux tous ces gens qu’il a stupidement tué au nom de sa Patrie. Le choc est immense, tout lui rappelle la guerre, en premier lieu sa femme, Eva, enceinte de son meilleur ami mort à la guerre et qu’il décide d'épouser par honneur et respect pour celui-ci.
    L'émigration était peut- être un moyen de fuir ses démons, sous couvert de trouver une vie confortable et créer une richesse de l’autre côté de l’Atlantique, à un moment où l’Allemagne était totalement détruite et mettrait plusieurs années avant de se reconstruire. Mais rien ne peut s’effacer de la mémoire, et c’est en spectateur impuissant qu'il verra quelques années plus tard ses fils enrôlés dans une nouvelle guerre avec la même frénésie et espoir qui brillaient dans ses propres yeux lorsqu' il avait commencé la "sienne".
    Dans cette nouvelle vie en Amérique il devra se confronter à la difficulté d’apprendre une nouvelle langue, adopter de nouvelles coutumes de vie, créer un commerce stable qui lui permette de se noyer dans le travail et pacifier ses tourments, nouer des relations avec des êtres, qui ne peuvent imaginer son vécu et ses pensées insondables et obscures...
    Dans cet univers il coexistera avec d'autres personnes, Delphine, Roy, Cyprian, "tante" Maria Theresa, Un-pas-et-demi... des personnages hauts en couleurs, plus attachants les uns que les autres, qui ont chacun leur blessures personnelles mais qui tentent comme lui d'avancer et se reconstruire...
    Delphine, personnage principal selon moi, jouera un rôle primordial, lorsqu' il deviendra veuf et éprouvera une difficulté immense à élever ses quatre enfants; elle ne pouvait que devenir sa femme quelques années plus tard... Elle aussi, les difficultés de son enfance imprègnent ses échecs à l'âge adulte, mais c'est une femme de caractère qui saura défier le destin...
    La chorale qu'il crée avec certains amis est un moyen universel de libérer ses impulsions, sa rigidité, sa noirceur, de se rendre plus digne à ses yeux, de garder un contact avec son pays, ses attaches, son passé. Cependant elle est selon moi, peu présente dans ce roman, on en viendrait presque à se demander si le titre du livre est bien approprié.
    J'ai trouvé que ce livre permet une belle réflexion sur les blessures que la guerre laisse dans les esprits et qui se répercutent à travers les générations. Elle engendre beaucoup de ressentiments refoulés, de non-dits, et passe comme un rouleau compresseur dans les esprits qu'elle habite.
    Ce livre m'a paru intéressant, mais j'ai trouvé qu'il avait pas mal de longueurs qui auraient pu être évitées, et puis pendant un moment j'ai presque oublié le fait qu'il s'agissait d'une émigrant en Amérique! J'ai eu l'impression de me plonger uniquement dans le petit univers d'une bourgade du fin fond du Dakota du Nord au début du XXe siècle et que finalement l'auteur dressait surtout le tableau de ces vies qui ont eu un jour à se croiser.
    En résumé, je dirai que c'est un livre riche par son contenu, mais qui ne m'a pas totalement emballée. A l’inverse j'ai lu plusieurs avis très élogieux sur internet...
    http://songes-litteraires.over-blog.com/  


    Une histoire écrite avec fluidité et une grande délicatesse.
    L'un des grands bonheurs ressentis à la lecture de ce roman, c'est premièrement qu'il répondait à mon attente, à savoir lire une bonne saga familiale et villageoise "de derrière les fagots" qui tourne bien carrément, et l'autre bonheur est d'avoir été tout de même surprise...
    En effet Fidélis, sa femme Eva travaillent dur pour élever leurs quatre fils et faire tourner leur boucherie sans rien céder côté qualité.
    Mais apparaissent vite deux personnages essentiels, Delphine et Cyprian.
    "Comment ne pas aimer un homme qui jonglait avec tant d'intelligence? Comment ne pas aimer un homme qui ne vous lâchait pas pendant que, chez votre père, le shérif, les adjoints et les entrepreneurs des pompes funèbres remontaient trois cadavres de la cave"
    La vie n'est pas un long fleuve tranquille, même dans ce bourg américain du fin fond de la campagne, et c'est rarement que l'on vit. La grande Histoire est là mais sans en abuser.
    Je signale tout de même que cette fameuse chorale du titre n'est vraiment qu'anecdotique!
    Je m'en voudrais de trop en raconter et vous encourage à découvrir tous les personnages attachants de cette histoire écrite avec fluidité et une grande délicatesse. J'ai aimé l'impression que les durées soient élastiques, de longs passages narrent en détail des événements palpitants, et puis on se retrouve des années plus tard. Ou plus tôt.
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/  


    Un excellent roman que je vous recommande chaudement.
    J'ai été enthousiasmée par ce roman et ne sait comment rendre compte de la richesse que j'y ai trouvée. Bien sûr il y a une trame principale, l'histoire de Fidelis et sa femme Eva, ainsi que celle de Delphine et Cyprian, mais il y a surtout une multitude "d'histoires dans l'histoire" qui en font tout le sel et l'intérêt.
    Il s'agit d'une fresque qui s'étend des années 20 aux années 50 et retrace la vie d'une petite ville dans une région très imprégnée de la présence des Indiens. Ils ne sont jamais évoqués frontalement, mais les massacres qui se sont déroulés il n'y a pas si longtemps imprègnent l'atmosphère et les mémoires. Et puis, il y a la grande crise de 1929 qui rend la vie si précaire et si dure.
    Louise Erdrich nous parle de gens ordinaires, menant une vie ordinaire (quoique !! pas toujours) et se débrouillant comme ils peuvent avec la rudesse du monde qui les entoure. Les personnalités sont fortes, il y a une nuance infinie de sentiments et d'émotions. J'ai particulièrement été touchée par Delphine qui, pour moi, est l'élément central du livre, Delphine, cette jeune femme lumineuse et sensible, affligée d'un père alcoolique et ingérable qui ne lui révèlera jamais qui était réellement sa mère.
    Les années et les évènements se succèdent, les quatre enfants de Fidelis et Eva grandissent. La deuxième guerre mondiale s'annonce. Les deux plus jeunes fils de Fidelis sont repartis en Allemagne et combattront dans les rangs ennemis, tandis que le fils aîné s'engagera dans l'armée américaine.
    Les personnages secondaires sont successivement mis en lumière et je n'oublierai pas de sitôt "Un pas et demi" la femme errante, Clarisse, la meilleure amie de Delphine qui manie le couteau avec dextérité, "Tante", la sœur de Fidélis, le shérif Hock et les habitants d'Argus.
    J'ai trouvé que le récit avait moins de souffle dans le dernier quart ; cette impression a été complètement balayée par le dévoilement dans les dernières pages d'un mystère qui a plané sur tout le livre. Du grand art !
    Un excellent roman que je vous recommande chaudement.
    J'avais été déçue par "Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse" lu à sa sortie. Je me demande maintenant si je ne suis pas passée complètement à côté et j'ai l'intention de le relire.
    http://legoutdeslivres.canalblog.com/  


    J'ai été charmée par la direction que l'histoire prenait.
    Cela ne fut pas facile de faire un résumé de ce roman tant il est complexe. Au vu du titre et de la 4ème de couverture, on pourrait penser que la musique, la chanson, les bouchers et Fidelis vont être très présents mais je n'ai pas trouvé que c'était le cas. Pour moi, c'est surtout l'histoire de Delphine qui est racontée ici et celle-ci est intimement liée à la famille Waldvogel mais l'auteure s'est focalisée sur la jeune femme qui revient dans sa ville d'enfance et qui essaie de trouver un équilibre dans sa vie. J'ai eu un peu de mal pendant les cinquante premières pages car on découvre Fidelis, puis Delphine sans comprendre ni voir où tout cela va aller (j'ai même eu la sensation de lire deux livres totalement différents par moments).
    Ensuite, j'ai été charmée par la direction que l'histoire prenait, Delphine étant un personnage attachant et très fouillé. Ses relations avec les différents personnages du roman, qui sont eux aussi très réussis, sont variées, riches et complexes. Par contre, j'ai vraiment été déçue par la fin : le livre se termine sur une révélation qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et je n'ai pas trouvé qu'elle apportait une nouvelle dimension au roman.
    Par contre, certaines choses sont laissées dans le flou alors que j'aurais aimé en savoir plus (sur le destin de certains personnages entre autres). L'ensemble est rempli d'anecdotes (apparemment, l'auteure s'est inspirée un peu de son histoire familiale), d'émotion et même parfois d'humour mais avec cette fin que j'ai trouvée décevante, cela fut une lecture un peu mitigée pour moi !
    http://bibliodudolmen.canalblog.com/  


    Vraiment, mais vraiment hautement recommandable.
    Je sors à peine de cette magnifique, je dis bien MA-GNI-FIQUE histoire qu'il est difficile de résumer.
    Il ne faudrait pas s'arrêter au titre, trompeur. Certes, la chorale existe bien, mais ce n'est pas le thème principal de ce roman, qui reste une grande fresque. Amour, amitié, guerre, homosexualité, déni de grossesse, faim, dénuement, génocide (indien et juif), courage, survie, tels sont pour moi les thèmes abordés dans ce "roman-chorale". Il y a même une enquête liée à la mort d'une famille enfermée dans une cave. Impossible de rester insensible à la richesse des émotions, des messages, qui sont contenus et délivrés au cours de plus de 550 pages.
    L'extrait que j'ai choisi traduit à mes yeux ce que je retiens du style de Louise Erdrich : elle sait nous faire passer du rire aux larmes (oh ! que oui j'ai pleuré en lisant ce livre), inspirant tour à tour, la pitié ou l'amusement.
    Un livre profond comme les sentiments. Vraiment, mais vraiment hautement recommandable.
    http://monbiblioblog.blogspot.com/


    Lisez ce livre ! Vous passerez un vraiment bon moment.
    Un livre qui se lit d'une traite mais que je trouve difficile à résumer. On n'y parle pas de guerre, ou si peu, mais plutôt des marques que la guerre laissera dans les cœurs et les âmes, des gens aimés qu'elle prendra. On n'y parle pas tant que ça de chorale, mais bien du partage que des hommes trouvent dans le chant, du réconfort que leur apporte le fait d'être ensemble et de laisser s'élever leur voix. On n'y parle pas non plus énormément de boucherie, mais l'odeur du sang reste présente tout au long du livre, et la propreté qu'il faut maintenir malgré tout, ainsi que les couteaux qui servent à tuer les animaux...
    Non, on y parle surtout d'amitié, et d'amour. Banal, pensez-vous ! Oui. Et non. Parce que le style est superbe et qu'on se laisse porter. Parce que l'amitié et l'amour ne sont jamais aussi simples qu'on le croit et qu'au fil du temps on découvre parfois des secrets enfouis, ou bien ce qu'on se cachait à soi-même. Parce que cela se passe en Amérique et que la famille dont il est question vient d'Allemagne. Parce que, on le découvre assez vite, ce n'est pas le boucher le héros de l'histoire, mais une femme. Parce que dans ce livre, les petites choses de la vie de tous les jours sont décrites avec minutie, et poésie tout en même temps, et qu'on comprend que ce sont dans ces détails infimes, dans ces gestes répétés, dans l'attention portée aux autres que se niche le bonheur, qu'on peut tirer de la joie. Parce qu'il ne faut pas se fier aux apparences et cataloguer les gens sur leur mauvaise mine ou leur réputation. Et pour plein d'autres raisons encore...
    Alors je me tais, et vous dis simplement : lisez ce livre ! Vous passerez un vraiment bon moment.
    http://liliba.canalblog.com/  


    L'écriture est très plaisante, empreinte d'une certaine poésie.
    C'est un roman suffisamment long pour s'imprégner dans l'histoire, côtoyer les personnages au jour le jour dans cette petite bourgade du Dakota. L'écriture si douce nous invite sans façon à nous lover au cœur du village à regarder cette vie humaine, où s'entremêle drame, romance, vie familiale et sociale, avec tout ce que ça implique, rencontre, dispute, amour, maladie, jalousie, laisser pour compte, alcoolisme, décès, mariage, enfin toute une vie d'un village...
    J'ai particulièrement apprécié la façon dont l'auteur mine de rien nous emmène sur ce fleuve tantôt paisible tantôt furibond... une manière ne rebondir dans le roman qui nous captive d'un bout à l'autre, notre attachement au destin de la famille de Fidélis, de Delphine et Cyprian, nous touche profondément. Bien que la suite se dessine dans une logique si naturelle, le plaisir de découvrir les événements de cette épopée romanesque, flotte avec douceur au fil des pages. Sans pour autant être une curiosité, je dirai plutôt qu'on se prête au jeu des personnages, on compatit, on rumine, rage, on aimerait parfois bousculer les choses enfin de dénouer le cœur de l'intrigue, et c'est ainsi qu'on arrive au bout du roman. Malgré une certaine lassitude vers la fin, mais celle-ci nous surprend par la révélation d'une certaine "Un-pas-et-demi"... je n'en dis pas plus ...
    En résumé : j'ai aimé ce roman bien que somme toute très classique dans son genre, l'écriture est très plaisante, empreinte d'une certaine poésie, rendant l'ensemble d'une extrême sensibilité humaine et sentimentale. Une histoire très humble pour un parcours atypique et modeste qui donne à mon avis cette force et cette douceur à la fois aux personnages. Un peu déçue par contre sur le titre qui laissait entendre une découverte sur la chorale qui a été que peu présente bien qu'elle fut le point de ralliement des villageois, mais je m'attendais plus à découvrir cet ensemble vocal, alors qu'il est juste évoqué de temps en temps et superficiellement. Ce point méritait plus d'intensité, plus d'évocation et de description, plus de découverte...
    L’intérêt réside dans la découverte de ce lieu "le dakota" bien qu'il n'est que peu de détail géographique mais plutôt la vie au quotidien entre deux guerres vécues par un Allemand en exil, ainsi que ce grand théâtre de la vie joué par une multitude d'acteurs des plus surprenants et attachants.
    Une bonne lecture intéressante et plaisante sans être pour autant exceptionnelle et particulière, mais je le recommande à tout lecteur qui aime s'immiscer dans une autre époque vers un autre lieu et balayer une saga familiale.
    http://lesmotsdepascale.canalblog.com/  



  • choix du libraire

Coup de coeur
Découvrez ce magnifique requiem d'une famille prise dans les méandres de l'Histoire... A lire !!!!

L'avis de Karim Azouaou de la librairie Arthaud de Grenoble
Ici, la chorale est métaphorique des relations qui se tissent entre les personnages. Une Chorale est un groupe où chacun œuvre à l'équilibre des voix afin d'atteindre l'harmonie. Les personnages sont d'extraction sociale simple, comme le sont "des bouchers" mais tous rayonnent comme des "maîtres" : tous tentent par leur travail, leur courage, leur amour de s'arracher à leur condition. Ici, point de personnage secondaire, avec une prédominance de figures féminines exceptionnelles. Merveilleusement bien écrit, ce roman emporte le lecteur au cœur d'une aventure humaine d'une incroyable richesse. A conseiller absolument.



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