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Codex, le manuscrit oublié Codex, le manuscrit oublié

Codex, le manuscrit oublié

Lev Grossman
Collection : Littérature & Documents
Prix TTC :
6,95 €

448 pages
Date de parution : 05.11.2008

Éditeur d’origine : Calmann-Lévy
EAN / ISBN : 9782253122876
Code Hachette : 3122876
 
résumé

Edward Wozny est un jeune banquier new-yorkais à qui tout réussit. Il est sur le point de prendre des vacances bien méritées quand son patron exige de lui une dernière mission : aider l’un des clients les plus importants de la banque à ranger et trier sa bibliothèque laissée à l’abandon ! Edward n’a guère le choix. On lui demande surtout de rechercher un manuscrit du xive siècle – existe-t-il vraiment ? – qui aurait une très grande valeur… Pour ce faire, il est aidé par une étudiante revêche mais érudite, Margaret Napier. Dans le même temps, il se prend de passion pour un jeu vidéo et découvre, stupéfait, des similitudes étranges entre ce jeu et la légende du manuscrit disparu. Il se plonge alors dans une enquête passionnante qui va peu à peu l’amener à douter de tout, avant de percer le secret magistral du Codex...

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    Un roman efficace

    Edward Wosny, jeune banquier new-yorkais, se voit offrir une promotion dans une banque londonienne. Promotion qu'il accepte en se dégageant 15 jours de vacances. Mais son patron exige de lui une dernière mission : retrouver un manuscrit disparu de la famille Went. Cette famille avait fait mettre en lieu sûr tous ses vieux livres pendant la seconde guerre mondiale à New-York. Adorant les livres, Edward accepte la mission et se rend dans le vieille appartement des Went afin d'ouvrir les caisses et de découvrir le manuscrit disparu. Mais rien ne se passe comme prévu et Edward est obligé de chercher ailleurs que dans l'appartement.

    Sa quête l'emmène à fréquenter une bibliothèque privée où il rencontre Margaret, une jeune universitaire qui fait des recherches sur l'auteur du manuscrit. En même temps, son meilleur ami lui fait découvrir un bien curieux jeu vidéo : Momus qui recrée des situations de la vie réelle, et des lieux qu'Edward est amené à fréquenter pour ses recherches. Jeu vidéo et réalité se confondent.

    Mon avis : Un roman efficace sur la recherche d'un livre dont l'existence est controversée. A la recherche d'un livre dans le roman, mais aussi utilisation de jeux vidéo. L'auteur mêle médiéval et modernité avec succès. Pas de courses-poursuites et autres codes à décoder, rien que du vraisemblable, ce qui est appréciable dans ce genre de livres. Sans oublier le rebondissement final, que j'ai vu arriver, mais sans vouloir y croire, et pourtant si...

    Alex, http://motamots.canalblog.com

    **

    Ce n’est pas un polar

    Avant toute chose, lorsque j'ai vu ce livre en magasin, je me suis dit “il me le faut !”. La couverture me plaisait et me laisser présager un bon moment de lecture avant même d'avoir su de quoi cela parlait. Et quand j'ai découvert la quatrième de couverture, il m'a vraiment tardé de le lire. Je l'avais reçu pour Noël mais avec le Prix du Lecteur j'en retardais sa lecture. Que nenni c'est chose faite puisqu'il m'a été transmis par le PDL pour la sélection d'avril. Bon, la mauvaise nouvelle c'est que ça m'en fait deux exemplaires sur mes étagères. Quoi qu'il en soit, j'ai fini sa lecture dimanche après-midi pendant que mon fils me laissait un répit de deux heures en faisant sa sieste.

    Si au départ j'ai été très enthousiaste, je me rends compte finalement que la fin m'a quelque peu déçue. Elle est, avec du recul, trop prévisible et comme un film d'aventure où le héros se fait “bananer” à la fin, on reste quelque peu coi devant la situation finale.
    Le livre se coupe en fait en deux fictions, si je puis dire : d'une part, Edward Wozny est chargé de retrouver un manuscrit du 14ème siècle dans lequel un stéganogramme (entendez par là un message caché) serait inséré et d'un autre il joue à un jeu vidéo, appelé MOMUS, qui, apparemment, à des ressemblances avec la légende du manuscrit disparu.
    Si les passages concernant la recherche du livre et les explications littéraires et historiques que Margaret Napier, une étudiante en littérature médiévale, apporte à Edward m'ont beaucoup plu, il n'en pas est pas de même s'agissant du fameux jeu vidéo.

    J'ai certes tenté d'entrapercevoir des similitudes entre la fameuse légende et le jeu et mis à part quelques lieux bien distincts, je n'ai pas vraiment trouvé que l'un et l'autre se rapprochaient. D'ailleurs, je me suis perdue par moment et j'ai même décroché vers la fin.

    De ce point de vue, je suis un peu déçue. Cependant, dans la globalité de l'ouvrage, l'auteur mène très bien son livre : je ne me suis pas spécialement ennuyée et j'ai vécu intensément les recherches de ce fameux manuscrit. C'était comme si j'y étais.

    Après avoir lu le “Codex…”, je suis allée “farfouiller” sur internet pour voir les avis qui étaient donnés dessus (j'ai un petit côté curieux quand même…) Pour le peu que j'en ai vu, il y avait beaucoup de déception notamment parce que la majorité pensait qu'il s'agissait d'un polar. Je tiens donc à mettre en garde tous ceux et celles qui seraient tentés par cette lecture : surtout ne partez pas dans cette idée ou vous seriez extrêmement déçus !
    Codex, le manuscrit oublié n'est en aucun cas un polar mais plutôt un roman d'aventure. On passe un bon moment (comme avec les films d'Indiana Jones), on apprend quelques rudiments sur le Moyen-âge, on suit les héros dans leurs pérégrinations et c'est tout. Finalement, le livre m'a plu dans sa majorité. Dommage pour moi qu'il y ait eu ce concours à ce jeu vidéo qui a mis un voile à ma lecture au lieu de l'éclaircir.

    Un extrait qui m'a beaucoup plu : “Au Moyen-âge, les gens ne lisaient pas pour les mêmes raisons que nous. Nous, nous lisons par plaisir, pour nous évader du monde qui nous entoure, à l'époque, lire constituait une activité sérieuse. Au temps de Gervase, la littérature était destinée à rendre gloire à Dieu, à instruire, à élever l'âme. Les livres permettaient d'accéder à la Vérité.” (p 256)

    Belledenuit, http://boulimielivresque.unblog.fr

    **

    On s'y ennuie

    Codex, tel est le titre original de ce roman. La version française y a ajouté la mention "le manuscrit oublié". Intriguée, j'ai regardé dans le dictionnaire et voilà la définition donnée pour le mot CODEX : nom masculin invariable. (Pharmacologie) Répertoire de l'ensemble des médicaments, pharmacopée. Tout au long de ma lecture et jusqu'aux derniers mots, j'étais déjà dubitative. Mais là, je suis tout à fait perplexe. Nulle par n'apparaît le mot Codex dans le livre qui n'évoque nullement la pharmacopée ni de loin ni de près. Alors, certes, le mot a une sonorité curieuse et mystérieuse. Le titre serait donc une fois de plus purement marketing, ne correspondant en rien au contenu de ses pages.

    Nous avons deux jeunes, à la solde d'une Duchesse farfelue et contre l'avis de son Duc de mari, à la recherche d'un manuscrit du 14ème siècle. Ce manuscrit semble disparu et être en même temps d'une importance capitale. Néanmoins, il fait débat. Pour certains, il relèverait du mythe, pour d'autres, il serait un pseudépigraphe (faux, contrefaçon, canulars au sujet des manuscrits - définition donnée par l'auteur).

    Ce genre de livre (recherche d'un secret qui daterait de la nuit des temps) foisonne. On en lit beaucoup et de ce fait, on en attend toujours un peu plus. Pour moi, celui ci ne fait figure que de pâle copie qui veut jouer dans la cours des grands. Curieux d'ailleurs qu'il fut devenu un best seller. L'originalité n'est pas là. Le coup du couple de l'invraisemblable ultra l'initiée de 19 ans et du profane (d'une naïveté déconcertante) dans le domaine commence à me lasser. Le livre manque de rythme. On s'y ennuie, on passe des paragraphes de descriptions impossibles à se figurer dans la réalité. Les personnages sont dans le brouillard, nous dans la confusion. Il semble d'ailleurs qu'ils se mettent la pression tous seuls. En même temps, tout paraît si prévisible... Enfin, le parallèle énoncé dans la 4ème de couv' entre un jeu vidéo et la situation vécue par notre héros Edward me paraît être un faut prétexte pour ajouter des pages à un roman manquant cruellement d'argument. Peut-être l'auteur espérait il ainsi se voir rallier à sa cause les fanas des jeux en réseaux, à plusieurs niveaux et où l'on a 42 vies... C'est peut-être ainsi qu'il aurait gagné son statut de best seller ?!!

    Le seul intérêt réel que j'ai trouvé dans cette histoire ce sont les explications historiques sur l'évolution des matériaux qui constituaient les livres à l'époque médiévale, avant même l'apparition de l'imprimerie. Et une citation sensée qui m'a interpelée et amusée : " Nous oublions qu'à d'autres époques les gens n'étaient pas aussi obsédés que de nos jours par le droit de propriété...Un auteur se préoccupait uniquement de la vérité... Lorsqu'un écrivain copiait un autre, ce n'était pas considéré comme un délit, mais comme un service rendu à l'humanité" Pour conclure mon humble avis, je me demande juste si "Codex, le manuscrit oublié" ne pourrait pas être un exemple parfait pour illustrer la définition du mot pseudépigraphe donnée plus haut et reprise à l'auteur...

    Géraldine, http://cdcoeurs.over-blog.net




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