Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 1930,
entreprend d’écrire ses mémoires.
Il revient sur l’affaire John Caffey
– ce grand Noir au regard absent,
condamné à mort pour le viol
et le meurtre de deux fillettes –
qui défraya la chronique en 1932.
La Ligne verte décrit un univers
étouffant et brutal, où la défiance
est la règle. Personne ne sort indemne
de ce bâtiment coupé du monde,
où cohabitent une étrange souris
apprivoisée par un Cajun pyromane,
le sadique Percy Wetmore, et Caffey,
prisonnier sans problème. Assez
rapidement convaincu de l’innocence
de cet homme doté de pouvoirs
surnaturels, Paul fera tout pour
le sauver de la chaise électrique.
Aux frontières du roman noir
et du fantastique, ce récit est aussi
une brillante réflexion sur la peine
de mort. Un livre de Stephen King
très différent de ses habituelles incursions dans l’horreur, terriblement efficace
et dérangeant.