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Élémentaire, ma chère Sarah ! Élémentaire, ma chère Sarah !

Élémentaire, ma chère Sarah !

Jô Soares
Collection : Policier / Thriller
choix du libraire
Prix TTC :
6,95 €

448 pages
Date de parution : 14.05.2008

EAN / ISBN : 9782253125068
Code Hachette : 3125069
 
résumé

Rio de Janeiro, 1886 Holmes, mandaté par Sarah Bernhardt en tournée au Brésil, est chargé de retrouver le Stradivarius offert par l’empereur Pedro II à l’une de ses maîtresses. Pendant ce temps, un tueur en série assassine des femmes. Holmes, après avoir découvert les joies de Rio, rentre bredouille à Londres, ramenant dans le même bateau l’assassin qu’il n’a pas su découvrir, et qui se fera bientôt connaître sous le nom de Jack l’Eventreur… Un roman placé sous le signe de l’humour, dans un style très fluide, fantaisiste et enlevé, dont le personnage principal est le Brésil ! Le choc des cultures (l’Angleterre collet monté de Holmes et la spontanéité brésilienne) ouvre grand la porte au comique de situation : parmi les anecdotes savoureuses dont regroge le roman, on retiendra celle de Sherlock, inventant la caïpirinha !!

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    Ce roman est une farce burlesque.

    J'ai passé un agréable moment à lire ce roman ! L'humour est omni présent, et nous fait découvrir un Sherlock Holmes totalement différent de celui qu'on connait sous la plume de Conan Doyle ! Sa visite au Brésil va lui faire découvrir des plaisirs jusqu'alors insoupçonnés (Cannabis, plats exotiques, et il va [presque] découvrir les plaisirs de la chair xD) Ce roman est donc une farce burlesque, une sorte de parodie de ce détective Anglais, et de son cher Watson. Le docteur Watson apparait ici comme un vrai sot: il ne comprend rien au portugais, et tout au long de l'histoire ne comprend pas grand chose aux événements qui se passent sous ses yeux. Sherlock Holmes doit résoudre une affaire vraiment sordide: un "serial killer" (il invente ce terme!) tue sauvagement des jeunes filles.

    Ce qui m'a un peu dérangé, ce sont les détails vraiment gore. Sa m'a vraiment dégouté par moment, et je regrette que l'auteur n'ai pas fait plus soft! Sinon la fin du roman m'a bien fait rire, notre cher détective est passé devant bien des choses! Le plus de ce livre est qu'on trouve des reproductions de journaux relayant les faits divers! C'est donc vraiment amusant, certaines répliques sont à mourir de rire, et ça se lit très rapidement !

    Alicia, http://that-makes-wonders.hautetfort.com

    **

    De quoi passer un bon moment distrayant.

    Rio de Janeiro 1886. Un crime crapuleux vient d'être commis sur une prostituée. Ce sera le premier d'une série. (Et l'occasion pour Holmes d'inventer le mot serial killer). Au même moment, dans cette même ville, Sarah Bernhardt fait un véritable triomphe sur scène. Cette dernière lorsqu'elle apprend qu'un Stradivarius vient d'être volé à une personnalité locale, émet l'idée de faire venir d' Angleterre le plus célèbre des détectives Sherlock Holmes pour tenter de retrouver le célèbre violon mais aussi, pourquoi pas, aider la police brésilienne dans sa quête de l'assassin.Peu après Holmes et son acolyte Watson débarquent à Rio.

    C'est original, plein d’humour, avec des personnages pittoresques et un bon suspense. J'ai aimé cette lecture que j'ai trouvé très plaisante. Une comédie policière qui mêle agréablement l'enquête criminelle avec des situations cocasses car il n'est pas courant de voir un Holmes maladroit et un Watson qui ne saisit pas un mot de tout ce qui se dit et sans oublier bien sur la grande Sarah Bernhardt dont chaque apparition est très remarquée et qui s'exprime la plupart du temps en vers. Ajoutons à cela la surprise avec une fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Bref de quoi passer un bon moment distrayant.

    Aline, http://adeline66.canalblog.com

    **

    A la fois érudit et cocasse.

    C'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis plongée dans ce polar qui avait le grand mérite de faire de Sherlock Holmes l'un des principaux protagonistes de cette enquête. L'action se situe en 1886 au Brésil. Le grand détective a été sollicité par son amie, l'illustre actrice française Sarah Bernhardt, en tournée dans ce pays, afin de résoudre une enquête délicate : le vol d'un coûteux Stradivarius qui embarrasse Dom Pedro, le souverain du Brésil. Mais voilà, sitôt débarqué à Rio de Janeiro en compagnie de l'inséparable docteur Watson, Holmes devra également aider le commissaire de police Mello Pimenta, lequel est chargé d'enquêter sur une série de crimes particulièrement crapuleux.

    Outre la présence de mon détective favori, le roman a beaucoup d'atouts. Il permet d'abord au lecteur de faire connaissance avec le Brésil de cette époque, et Rio en particulier. Fort belle ville où se mêlent joyeusement l'aristocratie dans les splendides quartiers, la population la plus pauvre, les Indiens et les esclaves. Autour du souverain et de Sarah Bernhardt gravitent nobles et intellectuels fort épris de culture française. Très vite, Sherlock Holmes établit la relation entre le vol du Stradivarius et la série de crimes commis sur des femmes... A la fois érudit et cocasse, ce polar est très bien réussi au niveau de l'intrigue. Grâce à quelques chapitres judicieusement insérés, le lecteur peut entrer dans les pensées du mystérieux meurtier qui se joue de Sherlock et de la police locale. La fin est très surprenante, et de nombreux clins d'oeil parsèment le roman, dont l'un au plus terrifiant des serials killers de notre époque.

    Le digne Sherlok Holmes est passablement tourné en ridicule. Intelligent certes, parlant couramment le portuguais et doté d'une culture impressionnante, mais dont les célèbres déductions se retrouvent presque toujours fausses. Ce qui ne l'empêche pas d'être extrêmement suffisant et sûr de lui. A ses côtés, Joares dépeint un Watson ronchon et guère aventureux, qui ne comprend strictement rien à ce qui se passe et qui regrette fort d'avoir quitté le brouillard Londonien. Holmes en revanche découvre les joies du cannabis et succombe aux charmes d"une jolie métisse. J'avoue avoir beaucoup ri. Holmes et Watson enchaînent les répliques tordantes et les gaffes, L'immense Sarah s'exprime le plus souvent en alexandrins, et certaines situations sont vraiment désopilantes. C'est bien justement pour ça que cette bonne humeur ne colle pas vraiment avec la nature des crimes.

    En fait, deux choses m'ont gênée dans le roman. Les crimes sont particulièrement sordides. Fallait-il pour autant surenchérir dans les détails immondes ? Les actes du tueur sont un peu trop "glauques" pour moi. On peut très bien terroriser le lecteur d'un polar sans accumuler les détails sur les perversités d'un tueur... Deuxième point, le rapport de Sherlock aux femmes. Je trouve très amusant que des pastiches se moquent de l'illustre détective en accentuant tel trait de son caractère ou même en le ridiculisant un peu. Et tout a été dit ou suggéré sur l'absence d'histoire entre Holmes et une femme. Il eût été plus élégant et plus drôle de nous épargner les détails salaces.

    Mais il est vrai que de nos jours un écrivain, et qu'importe la nationalité, se doit d'inclure dans un roman (et quel que soit le sujet) un peu de sordide, de sexe et de détails scatologiques. J'imagine que c'est la recette idéale pour plaire aux éditeurs et aux lecteurs. L'auteur prouve ainsi qu'il est moderne, bien ancré dans la réalité et sans tabou, décomplexé quoi... Au risque de paraître vieux jeu, je dirai que ce manque d'élégance m'agace. Heureusement que tous les écrivains ne cèdent pas à ces facilités... Quoi qu'il en soit, et malgré ces quelques reproches, je conserve globalement une très bonne opinion de ce roman qui m'a fait passer un excellent moment.

    Folfaerie, http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com


  • choix du libraire

L'avis du libraire
Cette fantaisie comico-policière débridée est un pur régal. Un livre savoureux très habilement construit qui va vous procurer une distraction de qualité, ni mièvre ni insipide. Jubilatoire!



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