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De pierre et de cendre De pierre et de cendre

De pierre et de cendre

Linda NEWBERY
Collection : Littérature & Documents
Prix TTC :
6,95 €

384 pages
Date de parution : 29.04.2009

Éditeur d’origine : Phébus
EAN / ISBN : 9782253126423
Code Hachette : 3126422
 
résumé

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l’art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d’un passé scandaleux…

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    Les pages se tournent toutes seules…Nous sommes en 1898. Un jeune professeur de dessin est embauché dans une superbe propriété de la campagne anglaise pour y enseigner la pratique de son art à deux jeunes filles de bonne famille : Juliana et Marianne Farrow. Très vite il est alerté par le comportement étrange de la plus jeune des sœurs, Marianne. Cette dernière est obnubilée par une série de sculptures réalisées par un artiste qui a quitté précipitamment la demeure, laissant son travail inachevé. Il faudra peu de temps à Samuel pour comprendre que la maison dans laquelle il a mis les pieds recèle des secrets bien cachés par ses habitants. L’histoire est racontée alternativement par le peintre et par la gouvernante des jeunes filles, Charlotte.
    Ecrit par une romancière contemporaine dans la tradition des romans victoriens, ce livre est une très agréable détente. En toile de fond, une superbe campagne anglaise que l’on découvre à toutes les saisons. Les secrets révélés sont lourds et assez surprenants, je ne m’attendais pas à cela. Les pages se tournent toutes seules. On suit avec grand intérêt les enquêtes parallèles de Charlotte et Samuel qui dévoilent peu à peu la nature du scandale et son initiateur. Un épilogue nous projette 20 ans plus tard, les personnages ont fait du chemin et nous découvrons avec plaisir ce qu’ils sont devenus. A noter que le début du roman ressemble étrangement à la dame en blanc de Wilkie Collins.
    Sylire, http://sylire.over-blog.com/  


    La structure de ce roman est bien ficelée, c'est un roman bien sympathique !L'histoire se déroule en Angleterre à la fin du XIXème siècle, en 1898, pleine époque Victorienne. Samuel Godwin, un jeune peintre, a été engagé par Mr Farrow pour enseigner l'art du dessin à ses filles, Juliana et Marianne. Les narrateurs sont à la fois Samuel ou Charlotte, la gouvernante, en alternance, donc la structure du roman est à deux voix, cela m’a un peu surpris au début puis à la longue on s'y fait. Puis changement de typographie (style manuscrite) concernant la correspondance.
    Un mystère, un secret de famille plane et l'intrigue se met vite en place. Samuel grâce à Charlotte la gouvernante, apprend a mieux connaître les deux filles et son maître Mr Farrow. Marianne est atteinte de folie et Juliana se remet d'une maladie nerveuse. Elles sont très affectées par le décès de leur mère, et plus particulièrement Julianna, l'aînée. La propriété est magnifique, Fourwinds est une demeure magnifique gothique, fascinante, Samuel est émerveillé et l’intrigué par trois sculptures … mais où est passée la quatrième ? Dans ce roman victorien, l'art en particulier la sculpture tient d'une grande place. La main du sculpteur Gideon Waring tient une place importante.
    Samuel Goldwin, jeune peintre, fut influencé par le grand peintre de son époque Rosseti : " À Londres, où j'avais hanté les galeries et les expositions, je n'étais intéressé de près à l'œuvre de Dante Gabriel Rosseti et mon professeur à la Slade School m'était Littéralement tombé dessus à bras raccourcis le jour où j'avais mentionné le nom de cet artiste !"
    La structure de ce roman est bien ficelée, il contient tous les ingrédients du roman victorien agrémenté de rebondissement. La référence en forme de clin d'œil à Jane Eyre en ce qui concerne le personnage de Charlotte Agnew, la scène de spiritisme, etc.
    " Si je ne l'avais vue approcher, elle n'aurait poussé contre le mur sans doute. Dans la confusion qui suivit, l'idée me traversa qu'il pouvait s'agir d'une présence surnaturel- ce décor, cette clarté sinistre, ces brumes émanées de la terre, cet être qui semblait se déplacer sans toucher le sol : tout contribuait à déchaîner l'imagination."
    Voilà, c'est un roman bien sympathique, lecture agréable, rien d'exceptionnelle, le style est simple si on peut le nommer ainsi. Une lecture sans prise de tête c'est comme cela que je perçois ce roman.
    Alice, http://livresdemalice.blogspot.com/  


    L'histoire est très entraînante, bondissante…Fourwinds, Sussex, 1898. Samuel Godwin, jeune artiste fraîchement orphelin promis à un brillant avenir, quitte son Londres natal pour devenir précepteur des deux filles de Monsieur Farrow. Marianne et Juliana, dûment chaperonnées par l'intransigeante Charlotte, sont toutes deux charmantes, bien que fort différentes. La première est exubérante, gaie, quoiqu'un peu névrosée. La seconde est discrète, posée et triste. Dans cette magnifique maison à la pointe de la modernité, tout devrait respirer l'harmonie. Mais que couve ce calme apparent ? Pourquoi Marianne est-elle sujette à de violentes crises d'angoisse ? Quels événements ont provoqué le licenciement de la précédente gouvernante et de Gideon Waring qui laisse son œuvre inachevée ? Qui est réellement le trop parfait Monsieur Farrow (comment ça, j'ai l'esprit tordu ?) ? De quelle maladie Juliana est-elle convalescente ? Et que penser de la mort si suspecte de Madame Farrow ? (car vous imaginez bien que tous ces événements ont un lien entre eux... Non, non, vous n'en saurez pas plus... inutile de négocier ! ).
    Voici un beau roman, qui n'est pas sans rappelé Rebecca de Daphné du Maurier (un des livres fétiches de mes 14 ans... qui a dit que l'on en avait rien à faire ? oui, c'est pas faux, retournons à nos moutons...) ou Le Tour d'écrou d'Henri James (le fantastique en moins), par son atmosphère pesante et énigmatique. Le style est agréable (bien que le changement de narrateur soit assez déroutant... mais c'est ce qui fait son charme...) et nous plonge d'emblée dans la campagne anglaise victorienne si typique, si enchanteresse et en même temps si dangereuse et mystérieuse avec ses lacs aux sombres profondeurs. L'histoire est très entraînante, bondissante (je dirai même plus rebondissante). J’ai adoré le côté clair-obscur de la maison qui est le reflet exact de ceux qui y vivent. Un seul petit bémol formel : l'identité du narrateur en tête de chapitre se confond facilement avec le titre du livre, d'où un instant d'égarement au début du deuxième chapitre (oui, mea culpa, je ne suis pas douée !). Par contre, je trouve que la couverture du livre donne bien le ton du roman.
    Assurément un livre à lire si vous aimez le XIXe siècle anglais avec ses belles maisons, ses jolies robes, ses secrets et le début de l'émancipation des dames !
    Arsène Lupin, http://laiguillecreuse.hautetfort.com/  


    Un roman à l’ancienne, un de ces romans forts en émotions.Je ne sais pas vous, mais moi, certains jours, j’aimerais pouvoir remonter le temps avec une machine, le débarrasser de tout ce qui nous encombre parfois, tout ce qui est bruyant, urgent, stressant : les voitures, les avions, les horaires, les factures, les supermarchés et les embouteillages. D’un coup de baguette magique, je ferais aussi disparaître ce réverbère électrique braqué vers la fenêtre de ma chambre, cet avion qui décolle chaque nuit à 00h32, la télévision qui ne se tait jamais, la radio du voisin, celle de mon fils et, tant que j’y suis, le journal télévisé qui nous rappelle chaque jour à quel point la vie s’agite, tourbillonne et se meurt autour de nous sans que l’on ne puisse rien y faire.
    Là où ma machine m’aurait déposée, les nouvelles arriveraient par voie postale ou par le biais d’un charmant cavalier arrivé au grand galop. Il aurait un message écrit pour moi dans sa main gantée, attendrait ma réponse et s’en repartirait en martelant la cour de coups de sabots. Les avions n’auraient pas encore été inventés, ni la télévision. Bien sûr, des calamités auraient lieu mais tellement loin du domaine où je me serais installée que j’en garderais une certaine indifférence. Seul mon petit univers m’intéresserait. La vie serait plus facile, sûrement…
    Mais tout cela n’est pas possible, je le sais bien… sauf avec un livre sous les yeux. Avec les yeux dans un livre, tout est permis ; tout le monde sait ça. Mais… puisque le temps, je ne peux pas le remonter, il me reste les livres et leurs pages à tourner. Juste lire et se dire, pendant quelques centaines de pages, que rien de tout ce qui nous malmène et nous oppresse n’existe, que les seuls bruits perceptibles sont ceux de l’eau qui s’agite sur le lac ou les murmures des vents quand ils se rencontrent. Des vents, il y en aurait forcément. Ma maison s’appellerait Fourwinds, les Quatre vents. Ses proportions seraient remarquables et sa décoration incroyablement belle. Fascinante, ma maison, elle le serait et mes visiteurs ne tariraient pas d’éloge. Pour dire la vérité, ce ne serait pas vraiment ma maison, mais celle d’un riche propriétaire qui m’aurait choisie comme gouvernante pour ses deux filles, deux demoiselles très bien de leur personne à qui j’enseignerais des notions de français et de maintien.
    Que la vie serait belle, là-bas, dans les campagnes anglaises du XIXe siècle sans toutes les agressions de notre existence moderne. Les soirées seraient douces et égayées de rayons de lune, on ferait des promenades à cheval, on s’accorderait de longs bavardages à l’ombre d’un if et autour d’un cake. L’épouse de mon employeur disparue tragiquement quelques temps plus tôt, j’aurais à charge de faire tourner la maison et me réjouirais d’accueillir ce jeune artiste peintre engagé pour distraire mes protégées. Il serait très curieux, moi très secrète, au début....
    À nous deux, on en aurait des choses à se raconter ! Nos deux natures curieuses ne pourraient s’empêcher de fouiller dans le passé de cette famille respectable. Que pourrions-nous faire d’autre, si loin du reste du monde ? Notre monde, ce serait Fourwinds et ses trois statues dressées aux quatre coins de la maison. Trois statues. Trois vents. Il en manquerait une. Un mystère à élucider : un sculpteur évanoui dans la nature avec le vent d’Ouest, une des filles revenue d’une longue convalescence, l’autre souffrant de somnambulisme, des domestiques trop bavards, une ancienne gouvernante affublée d’un enfant qui ressemblerait étrangement à…
    Bref, il s’en passerait des choses… assez pour écrire un roman à l’ancienne, un de ces romans forts en émotions. On y mettrait de l’obsession aussi, de la trahison, l’ombre d’un doute et celle d’un interdit transgressé et le vent, sans cesse, soufflerait pour balayer les cendres à défaut de pouvoir emporter la pierre. Inspiré d’un grand classique oui mais qu’importe si la machine à remonter le temps fonctionne ! Au XIXe siècle, dans le Sussex, on y est et on veut savoir. On devine mais on veut être sûrs.
    Maddy Duchesne, http://deslivresetdesanges.blogspot.com/  




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