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Chaos calme Chaos calme

Chaos calme

Sandro Veronesi
Collection : Littérature & Documents
- Prix Fémina étranger-2008 choix du libraire
Prix TTC :
7,50 €

Date de parution : 03.02.2010

Éditeur d’origine : Grasset
Langue : Français
EAN / ISBN : 9782253127451
Code Hachette : 3127453
 
résumé

Pietro Paladini est immobile. Dans l’oeil du cyclone. Il ne sort plus de sa voiture, garée au bas de l’école de sa fille, à Milan. Ce quadragénaire séduisant que la vie avait épargné vient de perdre sa femme, Lara. Il attend de souffrir, mais ce n’est pas si facile de ressentir la perte. Les amis et les anonymes viennent lui parler, l’étreindre, partager ce temps suspendu, ce « chaos calme» où il se réfugie désormais. Les collègues de travail à la veille d’une fusion financière sans précédent, un frère fumeur d’opium, une belle-soeur qui se dénude en pleine crise de nerfs, tous à un moment laissent tomber leurs masques. Tous renoncent à la comédie sociale. Sur cette situation digne de Beckett, Sandro Veronesi construit un roman émouvant, ample, magistralement tissé : le mélange de l’intime dans ce qu’il a de plus vibrant et du réel dans ce qu’il a de plus dérangeant.

Dans le sillage d’un héros qui n’a rien d’héroïque, éminemment contemporain et furieusement attachant. Jeanne de Ménibus, Madame Figaro.

  • Bonus
  • Interviews

  • Ce qu'ils en pensent

    Savamment construit et servi par une écriture lumineuse (rendons grâce à Dominique Vittoz pour la traduction française), Chaos calme est un extraordinaire hymne à la vie. Un homme ordinaire est bousculé par la mort prématurée de sa femme et attend, en vain, que se manifeste la douleur. Planté devant l’école de sa fille, il va, au fil des semaines, s’ouvrir à la souffrance des autres, et, par-là même, fabriquer sa reconstruction. Sandro Veronesi est assurément l’une des plus brillantes plumes de la littérature italienne contemporaine.
    Nathalie, Toulouse (31)

    Le roman de Veronesi comporte de nombreux personnages attachants et décalés, aux comportements souvent bizarres et dans des situations inattendues. Le narrateur Pietro fait le deuil de la mort brutale de sa femme en s'installant toute la journée devant l'école de sa petite fille sur laquelle il porte toute son affection et sa raison d'être. Il s'étonne de ne pas souffrir davantage et transmet à son enfant qui joue le jeu une forme de sérénité. Il renonce à une vie professionnelle brillante, la jugeant dérisoire. Par les confidences de ses collègues, il est le témoin des angoisses et perturbations qu'entraine une fusion d'entreprises. Dans ce monde chaotique, c'est l'enfant qui incarne la sagesse. C'est avec humour et justesse et dans un style alerte que l'auteur décrit le désarroi et l'ambigüité des sentiments ainsi que les travers de la société.
    Anne, Trégastel (22)

    Alors que Pietro est occupé à sauver une inconnue, sa femme meurt. Il se retrouve seul avec Claudia, sa fille de 10 ans. Culpabilisé par la mort de se femme et terrifié à l’idée que sa fille ait du chagrin, il décide de passer ses journées devant l’école de sa fille. Et là commence une nouvelle vie à observer ce qui se passe autour de lui et à accueillir les personnes qui viennent à lui et qui se tracassent de sa capacité à surmonter ce drame. Ce roman bien écrit, au concept un peu loufoque et insolite, est un roman rempli de réalisme. Le regard porté sur la société actuelle est cynique et juste. L’auteur a un recul terriblement juste et pragmatique sur de nombreux phénomènes actuels de notre société. Sandro Veronesi manie l’art d’exprimer l’universel à travers des cas particuliers. Il en résulte une chronique sociale piquante et pleine d’humour. C’est tout simplement drôle, émouvant et touchant.
    Charles, Jalhay (Belgique)

    Un homme sauve une femme inconnue de la noyade sur une côte italienne. En rentrant, il découvre que, pendant qu'il jouait les héros malgré lui, sa femme est morte, le laissant seul avec leur petite fille, seul avec la vie qui continue... S'ensuit, pour le narrateur, une longue parenthèse, suspendue dans le temps et dans l'espace, "chaos calme" dans l'attente, peut-être, de la tempête. Période enchantée, aussi, où souvenirs et présent et futur se réinventent. Sandro Veronesi signe là un beau roman sur le deuil, qui sonne juste ; mais c'est aussi un hymne à la vie et à l'amour, plein de délicatesse et de soleil.
    Fabienne, Douarnenez (29)
    Je n'avais pas eu envie de lire ce roman lorsqu'il était sorti en grand format. Je ne regrette pas de l'avoir fait lors de sa parution en poche. L'originalité du fond et de la forme m'a enthousiasmée. Tous ces personnages qui se succèdent auprès du héros nous apportent un éclairage particulier sur l'un des aspects de leur vie et de la nôtre. D'une certaine manière, ils maintiennent le héros en vie ainsi qu'eux mêmes, et enfin, le lecteur ! Malgré le postulat de départ, c'est un roman optimiste qui redonne foi en la vie et prouve qu'en chacun de nous subsiste, quoi qu'il advienne, une envie de vivre dont nous n'avons même pas conscience parfois. Merci pour cette découverte !
    Gaëlle, Dijon (21)

    Très intéressant et prenant !
    Un livre passionnant, tant par le sujet que par l'écriture, mais difficile à résumer et à commenter. J'ai beaucoup aimé l'histoire de cet homme qui ne souffre pas de la mort de sa femme (ne veut pas souffrir ?) et qui, par son attitude, recueille les angoisses, les souvenirs, les détresses de tous ceux qui croisent sa route. Le malheur attire le malheur et il devient sans le vouloir le réceptacle des peines des autres, il écoute beaucoup, commente peu, conseille parfois, mais jamais ne juge. Le deuil qui le frappe semble attirer autour de lui les confidences, on vient lui apporter, comme en offrande, ces moments de chaos calme que chacun peut vivre dans sa propre vie, on vient se décharger sur ses épaules de ses propres malheurs, et il écoute, tel un confesseur des temps modernes. Malgré quelques longueurs vers la fin, on se prend à suivre les vies de chacun des protagonistes de cette histoire assez abracadabrante, on a envie de savoir comment Pietro va réussir à se sortir de cette situation d'immobilisme, quel sera le déclic qui le fera avancer à nouveau, vivre sa vie au lieu de partager celles de ces interlocuteurs. Très intéressant et prenant !
    http://liliba.canalblog.com/  

    Un vrai coup de cœur pour un roman à la fois drôle, émouvant et profondément humain.
    Un homme, Pietro Palladini, sauve une femme de la noyade alors que sa propre femme meurt brutalement sous les yeux de leur fille… De retour de vacances, Pietro se retrouve seul avec l’enfant, attendant de s’effondrer. Mais il est comme anesthésié. Le jour de la rentrée des classes, il décide de rester jusqu’au soir en face de l’école de la petite, se sentant incapable de reprendre le cours normal de sa vie. Les jours suivants, il fait de même. La société dans laquelle il travaille est en pleine fusion financière. Compte tenu de sa situation personnelle, sa hiérarchie accepte cette lubie. Pietro gère toutefois les affaires courantes, recevant dans sa voiture les appels téléphoniques et visites de ses collègues.
    Au fur et à mesure de cette expérience insolite, Pietro découvre sous un autre angle les gens qu’il fréquentait auparavant (collègues, connaissances, membres de sa famille…). Ses visiteurs s’autorisent même à lui faire des confidences. Après ce qu’il a vécu, il peut sans doute tout comprendre ?
    Pietro écoute et analyse. Son empathie pousse les gens à revenir. Mais le temps passant, l’entourage s’inquiète de son inertie, l'imaginant muré dans la douleur. Que se passe-t’il réellement dans la tête de Pietro et comment il se sortira-t’il de là ? Les dernières pages, très émouvantes, nous apportent la réponse.
    J’ai adoré ce livre, que l’on pourrait imaginer triste mais qui ne l’est pas vraiment. Plusieurs scènes tragi-comiques sont même particulièrement savoureuses (Pour ceux qui ont lu le livre, je pense au sauvetage de la femme ou à la scène dans le jardin…). Le contexte d’une fusion entre sociétés me parle, vivant actuellement dans ma propre entreprise une mutation similaire. Pietro est un homme vrai et attachant, très humain. Nous vivons avec lui le « chaos calme » qu’il traverse, tentant de comprendre pourquoi la douleur attendue ne se manifeste pas. En second plan, il y a cette petite fille, qui fait face à la perte de sa maman. Est-ce par mimétisme ou pour protéger son papa ? Un vrai coup de cœur pour un roman à la fois drôle, émouvant et profondément humain.
    http://sylire.over-blog.com/  

    Drôle, loufoque, attendrissant, attachant, doux.
    Pietro et son frère Carlo sauvent la vie de deux jeunes femmes. Ils ont plongé sans hésiter, ramené les jeunes femmes sur la plage. Pietro est un héros ? Oui, peut-être. Personne ne le remercie. Pietro s’en va et Pietro rentre chez lui, pour apprendre que Lara, sa femme, est décédée d’une brutale rupture d’anévrisme pendant qu’il jouait les sauveurs.
    Incapable de s’effondrer, incapable de ressentir ou d’exprimer son chagrin, anesthésié, Pietro passe ses journées dans sa voiture, devant l’école de Claudia. Pietro vit dans sa voiture, Pietro travaille dans sa voiture, Pietro reçoit dans sa voiture. Une, deux, trois visites, puis quatre, puis cinq. Le dernier salon où l’on cause, c’est chez Pietro. Comprenez dans sa voiture.
    C’est un roman que j’aurai du mal à définir. Savoureux, ennuyeux ? En fait un peu le deux. L’incessant va et vient des amis, famille, voisins, connaissances de Pietro qui défilent dans sa voiture, qui pour s’épancher, qui pour s’inquiéter, qui pour « voir », est un régal. Chacun appréhende le deuil à sa façon, l’absence d’effondrement de Pietro, ou son absence de manifestation apparente de désespoir provoque peu à peu les confessions, les petites histoires et les grands rêves confiés. Que de sourires dans cette lecture ! Mais d’un autre coté, le livre est long, traîne un peu en longueurs par moments.
    Mais il n’en reste pas moins un bon roman sur le temps qui passe, les rapports humains, les petites tendresses et les grands dégoûts. Parce que la vie, c’est justement ça, ces petits trucs qui font qu’elle a du goût, de la saveur, et que même sous l’insipidité de certains jours, elle est remplie de petits bonheurs. Il suffit d’ouvrir les yeux.
    C’est souvent drôle, loufoque, attendrissant. Attachant, doux. Un roman sur nos vies et nos choix, parsemé de désirs et de regrets. Un roman à lire avec plaisir, malgré les longueurs.
    http://www.amandameyre.com/  


    Un excellent moment de lecture.
    Une histoire à dormir debout, prétexte à une description joyeusement féroce des rapports humains, en particulier au travail. Un excellent moment de lecture, pour remonter le moral et oublier les grèves de la RATP, la religion du CO² et autres c...
    Un homme jeune et beau perd sa femme (jeune et belle) et en ressent un peu de gêne, sans plus. Donc il s'installe toute la journée dans sa voiture, devant l'école de sa fille, où il vaque à ses affaires. Naturel, n'est-ce pas ? N'eussiez-vous point aussi fait de même ?
    Ce lieu privilégié devient alors, au sein du chaos personnel du héros (mais si !), un confessionnal inattendu, pathétique et réjouissant. Collègues, anciennes et futures maitresses, petits employés et grands patrons, avec ou sans chiens de compagnie, tous vont défiler, étaler leurs turpitudes et leurs analyses et recevoir sinon l'absolution, du moins quelques soulagements de leurs états, à vrai dire, pas très brillants.
    Ce brassage chaotique d'intimités reste calme, léger et jubilatoire, jusques et y compris, dans la pénétration paroxystique du fondement d'Eleonora. Pour conclure qu'on connait bien mal ceux qui nous sont les plus proches, pour ne rien dire des autres.
    Le style est au diapason, avec des dialogues courts et souvent pleins d'humour, comme l'est tout ce roman qui ne se prend jamais au sérieux. Bravo.
    http://www.livres-et-lectures.net/  


    Un roman inventif, distancié, drôle, cynique et virtuose.
    L’intrigue de Chaos calme, d’après ce qu’on en lit en quatrième de couverture, a de quoi faire peur. Un quadragénaire, Pietro Palladini, perd subitement sa femme et se retrouve seul avec sa fille de dix ans, Claudia. On pense immédiatement qu’on va avoir affaire à un énième roman larmoyant sur le "travail de deuil", façon franchouillard nombriliste, comme on en a lu des dizaines.
    Rien de tout ça pourtant dans ce roman inventif, distancié, drôle, cynique et virtuose. Le premier chapitre d’ailleurs, tel un morceau de bravoure, annonce la couleur puisqu’il met en scène le sauvetage d’une noyade aussi rocambolesque, dilaté et décalé qu’érotique et épique. Ce foisonnement dans le presque rien, cet étirement du temps et de l’espace à travers la conscience de Pietro Paladini, restera durant plus de 400 pages la marque de fabrique de Chaos calme, un roman qui ne lasse jamais et parvient, malgré des fils a priori ténus, à tenir toutes ses promesses et garder un rythme très enlevé.
    Lara, la femme de Pietro, meurt brutalement dès les premières pages du roman alors que son mari sauvait une jeune femme de la noyade (ce qui lui avait occasionné une trique monumentale). Suite à ce choc, Pietro attend la souffrance, le deuil dans ce qu’il a de plus douloureux et cruel, mais ça ne vient pas… Il décide alors de déporter son bureau dans sa voiture, dans laquelle il squatte du matin au soir (devant l’école de sa fille). Ça tombe bien, une énormissime fusion est en train de restructurer totalement son entreprise, il préfère donc voir ça de biais plutôt qu’être dans l’œil du cyclone. Son statut de "jeune veuf" le lui permet.
    Sur cette situation de départ, Chaos calme va longuement se déployer : tout est vu à travers la conscience de Pietro (la narration utilise le "je") qui relate ses discussions avec sa belle-sœur, son frère, ses collègues de travail, ses supérieurs, ou tout simplement des gens qu’il croise en restant tous les jours dans sa voiture devant l’école de sa fille. Tout ce petit monde avec ses problèmes, graves ou anecdotiques, importants ou ridicules, se met à s’agiter, tournoyer autour de lui, le rendant non seulement témoin et spectateur mais parfois aussi confident, conseiller, avec toujours un sens de la distance, du relativisme, parfois de l’ironie et de la cruauté, qui font le sel de ce roman.
    Bien sûr certains passages du livre flirtent avec l’absurde, Sandro Veronesi choisit d’ailleurs de placer en exergue de son roman une phrase de Beckett : "Je ne peux pas continuer. Je vais continuer". Mais que ceux qui n’aiment pas beaucoup ce genre littéraire (ce qui est plutôt mon cas) ne passent pas leur chemin car au fond Chaos calme n’est jamais un roman absurde ou un roman de l’absurde. Il pointe plutôt les absurdités et les contradictions inhérentes à chacun, la vanité humaine, ce qui n’est pas du tout la même chose.
    La vraie réussite de Chaos calme est d’être porté par un ton, un souffle, un art du roman qui n’a rien de statique ni d’intimiste, un style souvent prolifique et foisonnant, polyphonique et digressif, qui sied parfois davantage au roman d’aventures ou en tous cas aux épopées, alors qu’ici à proprement parler il ne se passe rien, il n’y a pas d’action, mais le résultat est un récit où l’on ne s’ennuie jamais, qui rebondit sans cesse, qui tient en haleine, bref qui divertit au bon sens du terme. En subvertissant le genre du "roman de deuil", Sandro Veronesi réussit un tour de force qui restera longtemps dans la mémoire du lecteur.
    En plus d’un titre magnifique et tout en oxymore (Chaos calme), en plus de cette facilité (apparente) à captiver le lecteur, Sandro Veronesi aborde dans son récit une foule de sujets essentiels : la mort, le sexe, l’amour, le monde de l’entreprise et l’économie contemporaine. Il amène également à s’interroger sur des questions profondes telles que : qu’est-ce qu’une vie réussie ? A quoi le succès (affectif, professionnel) se mesure-t-il ? N’accordons-nous pas un peu trop d’importance à notre petite personne et à la comédie humaine ?
    Tous ces sujets essentiels, toutes ces questions profondes, sont traités avec un ton juste, sans pathos, sans lourdeur, avec la dose de dérision et de second degré qui sied à notre "postmodernité", mais surtout avec cet art du "soupçon" qui finalement ne quitte jamais la conscience du lecteur : car après tout cette voix qui nous parle, qui nous dit qu’elle n’est pas en train de nous mener en bateau, nous raconter n’importe quoi ou simplement nous cacher ce qu’elle n’a pas envie de nous dévoiler, qui nous dit qu’elle est saine d’esprit et digne de confiance, qui nous dit qu’elle n’essaye pas de re-agencer artificiellement et avec mauvaise foi le chaos dont elle est issue et vers lequel elle retournera ?
    http://arebours.blogspirit.com/


    Un livre très captivant, un vrai chef d'œuvre, un grand coup de cœur.
    Le livre commence par une scène pleine de suspense mais aussi d'humour. Carlos et Pietro, deux hommes, deux frères d'une quarantaine d'années sont à la plage pour surfer. Quand ils sortent de l'eau ils entendent du tumulte un peu plus loin. Ils vont voir se qui se passe et ils voient deux femmes en train de se noyer. Personne ne bouge pour les sauver. Les deux frères se regardent, se jettent dans l'eau pour porter secours. Ce qui ne parait pas si facile : la femme en danger que Pietro veut sauver se débat, essaie de le prendre avec elle. Après une lutte difficile Pietro réussit à la sortir de l'eau, Carlo aussi sauve sa victime. Mais quand les spectateurs portent les femmes sur la plage Carlo et Pietro sont vite oubliés et d'autres personnes se vantent de l'exploit. Carlo et Pietro s'en moquent un peu quand ils rentrent chez eux.
    Là, les attend un autre événement choquant. Pendant qu'il était en train de jouer les héros en sauvant une femme, la compagne de Pietro, Lara, est décédée d'une morte brutale. Pietro reste seul avec sa fille de 10 ans. Il ne sent rien, aucun chagrin. Chez sa fille non plus il ne sent aucun changement. Le temps passe, les vacances sont finies, l'école et le travail vont recommencer et toujours rien, il ne sent rien et il se demande quand commencera le deuil.
    Quand il emmène sa fille à l'école le jour de la rentrée il décide de rester là, devant l'école. La deuxième journée aussi. Il se sent bien là, il n'a pas envie d'aller au bureau, il peut bien travailler dans sa voiture. Les amis, les collègues le comprennent ; c'est normal, il lui est arrivé un grand malheur, il lui faut donner le temps. Pendant qu'il est là devant l'école de sa fille à regarder se dérouler le calme chaos de la vie quotidienne, ses collègues qui souffrent à cause de la fusion à venir, ses amis, ses connaissances, son frère, des inconnus, tous viennent le voir et tous vont lui raconter leurs problèmes comme s'il était un psychologue en consultation. Ainsi le temps passe et toujours il ne souffre pas de la mort de Lara. Après tant de semaines d'autoréflexion il commence à se comprendre et à comprendre les gens autour de lui... du moins c'est ce qu'il croit. Jusqu'au jour où toutes ces nouvelles notions ne paraissent plus si évidentes que ça et c'est à ce moment là, qu'il comprend qu'on ne peut jamais être sûr de ce que pensent les autres.
    Avec "Chaos Calme" Sandro Veronesi a écrit un livre génial. D'une façon émouvante, drôle, réaliste et satirique il montre ce que sont les vraies motivations de nos actes. C'est un livre très captivant, un vrai chef d'œuvre. Un grand coup de cœur.
    http://chatsdebiblio.blogspot.com/  


    Un roman infiniment sympathique.
    Chaos calme est un roman infiniment sympathique, qui commence dès le premier chapitre sur un tempo soutenu, suivant le récit du sauvetage périlleux d'une inconnue (remarquablement conté), qui augure le meilleur pour les pages suivantes. Et en effet, voici un roman moderne au scénario original et aux personnages attachants et complets. Pietro Paladini attire dans sa voiture une foule de personnalités hétéroclites que nous suivons avec intérêt et curiosité.
    De plus, quelle idée attendrissante que de positionner un père, cadre d'entreprise, au pied d'une école de quartier !! Malheureusement, le rythme du récit, entre excitations et longues plages atones, m'a parfois déçu et laissé sur le carreau. Quelques "trouvailles" m'ont également semblées bien anecdotiques et ont gâchées mon plaisir de lecture : le long mail d'un auteur ami de Lara aux prises avec un chien noir terrifiant, et cette histoire de portable, par exemple, avec porte-canettes intégré qui s'avère être un lecteur de CD/DVD (blague très connue des internautes)... Bien entendu, ce roman est un mélange d'humour et de romanesque assez réussi mais il m'a semblé que le ramage ne s'accordait pas avec le contenu, ce qui est un peu dommage...
    http://antigonehc.canalblog.com/  



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L'avis d'Emmanuel Delhomme, de la librairie le Livre Sterling (Paris 8ème)
Je suis allé jusqu'à jouer ma réputation de libraire sur ce livre. Vous êtes formidablement bien dans ce livre, ça fonctionne tout seul, c'est intelligent, c'est parfaitement construit. Sandro Veronesi réussit un livre parfait à mon sens, un livre qui est le livre de l'année 2009/2010.

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