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Blue Jay Way
552
Date de parution: 
27/02/2013
EAN : 
9782253168799
Editeur d'origine: 
Sonatine

Blue Jay Way

7,90€

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Thème 
Collection  
Julien, un jeune Franco-Américain, devient le précepteur de Ryan, fils de la romancière Carolyn Gerritsen et de son ex-mari, le producteur Larry Gordon. À Blue Jay Way, villa somptueuse qui domine Los Angeles, Julien est confronté aux frasques du maître des lieux et à une jeunesse dorée qui a fait de son désoeuvrement un art de vivre. Séduit par ce mode de vie délétère, il noue une relation amoureuse avec l’épouse de Larry, Ashley. Lorsque celle-ci disparaît mystérieusement, c’est le début d’un terrible cauchemar : morts violentes, mensonges, trahisons et manipulations se succèdent. Fabrice Colin nous offre un roman profondément contemporain, qui dresse le portrait d’une époque où réalité et fiction ont irrémédiablement partie liée. Los Angeles est le cadre idéal de cette palpitante descente aux enfers.
Être envoûté, n’est-ce pas ce qu’on espère en ouvrant un roman ? Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

Les derniers avis

3
Blue Jay Way est le nom d’une villa cossue de la jungle huppée de Los Angeles. C’est là que se passe l’essentiel du roman, c’est là que l’auteur nous enferme afin de mieux nous aliéner. Julien, un français tourmenté par ses démons, est embauché pour « chaperonner » le fils en perdition d’une auteure dépassée. Julien va être happé dans le monde schizophrène et branché du tout Los Angeles, la cité des Anges, où rêve et réalité se mêlent, où rêve et réalité s’imbriquent insidieusement. Très vite, l’auteur nous immerge dans un monde glauque où l’alcool, la drogue et l’argent sont les maîtres. Très vite, on ressent un malaise à être dans cette villa avec des personnages déconnectés, désœuvrés, débauchés. Impossible de ne pas penser à Bret Easton Ellis et son « Moins que zéro ». Impossible de ne pas comparer le regard de Julien sur cette vie si dénuée de sens à celui, tourmenté, de Clay, personnage décadent et décalé de l’auteur américain. Le cadre est posé, admirablement posé. On y est dans cette villa. On ressent le pouvoir malsain de ses habitants, on ressent le mal-être dans ces vies si pleines de vide. Le pouvoir de L.A. « La nuit arrivée, je suis sorti sur la terrasse. Le ciel infini de la ville n'était jamais si beau qu'une heure après le crépuscule, lorsqu'une vibration plus vieille que le monde commençait à sourdre de ses entrailles, que des avenues achevaient de se fondre en un tapis d'or et que l'océan retournait à ses songes. L.A me tenait, bien sûr, comme une petite amie psychotique mais magiquement attractive dont on ne s'imagine pas se séparer un jour, et peu importaient mes larmes. » C’est dans ce climat de tensions malsaines que tout bascule. Enlèvement, mensonge, manipulation, meurtre, peur, folie. Le récit est narré par Julien, ce qui peut être rassurant pour le lecteur quand on sait qu’il est le seul personnage à peu près lucide dans ce cauchemar. Mais voilà, Fabrice Colin ne veut pas nous laisser l’esprit tranquillisé. Il éclipse alors Julien pour une narration à la troisième personne, des interruptions redoutables où des personnages angoissants s’installent, évoluent, inquiètent. La tension monte. Les liens se tissent. Les pièces du puzzle se mettent en place, doucement, sinistrement. « Tu n’existes pas à Hollywood tant que personne ne souhaite ta mort. » « … Scott Edmundson. Lorsqu’il contemple la nasse tentaculaire qui s’étend à ses pieds, il comprend que tout peut s’y déployer : la vacuité du cadre est ce qui fait son intérêt et sa beauté, elle garantit la noirceur de la tragédie. » Arrive la fin, arrive le dénouement mais voilà, je me suis perdue. Je suis certainement aussi perdue que le narrateur lui-même. Même si l’auteur nous donne des réponses, je reste sur ma faim… entre réalité et folie. Une écriture forte. J'ai été scotchée par la puissance des mots et emportée par la qualité des textes. A lire absolument !
3
Une belle surprise avec ce polar qui a des relents d'ELLROY. Très construit, parfois lent mais alambiqué comme on peut le souhaiter lorsqu'on aime les polars. Enfin, une histoire qui sort des sentiers...