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Debout-payé
216
Date de parution: 
28/10/2015
EAN : 
9782253185550
Editeur d'origine: 
Anne Carrière

Debout-payé

6,60€

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Détails
Collection  
Debout-payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papiers à Paris en 1990. C’est un chant en l’honneur d’une famille, d’une mère et de la communauté africaine avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est l’histoire politique d’un immigré et de son regard sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile, de la Françafrique jusqu’à l’après 11-Septembre. C’est enfin le recueil des choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées.
Une satire à la fibre sociale et au regard aigu sur les dérives du monde marchand contemporain.
 
Debout-payé est une de ces imprévisibles pépites que chacun voudrait être le premier à découvrir.
Marguerite Baux, Elle.
Une écriture nouvelle et audacieuse, à la fois abrupte et ciselée, acerbe et chaleureuse.
Christine Legrand, La Croix.

Les coups de coeur des libraires

Le Choix de Jean-Baptiste Hamelin, de la librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Qui sont-ils ces debout-payé, ces hommes de l'ombre en costume, debout, droits, immobiles, concentrés, aux portes des grands magasins, aux seuils des touriquets d'accès à des lieux dont l'entrée leur est strictement interdit.

Ils sont nos yeux et nos oreilles, ils montent la garde, ils sont vigiles, ils sont tous noirs, tous porteurs d'une histoire personnelle ancrée dans la peur, la fuite d'un payx maternel pour un pays sans papiers.

Ce roman est la voix de Gauz, vigile et brillant observateur de notre consumériste société dans les quartiers de la Bastille et des Champs Elysées. Privé de tout, il porte un regard sans haine sur ce qui l'entoure.

Là demeure la force essentielle de ce roman documùentaire, de ne jamais se compromettre dans un rejet massif et caricatural, et de pouvoir, ainsi, s'exprimer en toute liberté.

A lire pour se rire de nous, e vous, et mieux respecter ceux qui, invisibles, gagnent leur maigre croûte en surveillant des allées surchargées de denrées.

Les derniers avis

3
Anecdotes vécues par un vigile qui fait réfléchir sur son métier, la vision que l'on en a et sur la société. L'auteur utilise un style direct avec une bonne dose d'humour noir.
3
Blogueur

La construction du livre de Gauz, très directement liée de ses expériences professionnelles est pour moitié un roman, pour l’autre moitié un recueil d'aphorismes  plus légers mais souvent  bien mordant et acides, constitués par la liste d’anecdotes et de remarques observées puis consignées par le vigile sur son métier, et sur les clients des magasins ( Sephora des Champs Elysées ou Camaieu Bastille notamment) où l'auteur a travaillé.

Incontestablement, le meilleur du roman de Gauz réside dans ces  réflexions cinglantes, pleine d'autodérision,  et percutantes ( « Grosses. Souvent, les femmes grosses commencent d’abord par essayer des habits plus petits… avant de disparaître discrètement avec la bonne taille dans les cabines d’essayage. ») qui confèrent une valeur cathartique pour qui souhaite prendre du recul sur notre société de consommation  qu'on subit un peu trop souvent.

Ces beau coups d'oeil qui frappent par leur vivacité et leur humour indéniable  forment ainsi  un laboratoire d’analyse particulièrement juste et savoureux des comportements humains et qui nous force désormais à voir les vigiles que l'on croise tous les jours ou presque d'un autre oeil.

Dommage que Le reste du livre, où l'auteur entreprend de raconter l’immigration africaine en France à travers trois histoires étalées de 1960 à nos jours, possède une vraie ambition, celle d'éclairer les motivations des Africains venant tenter leur chance dans l’Hexagone, mais reste un peu trop confus et plat pour tenir la comparaison avec les autres parties du livre qu'on attend du coup avec une vraie impatience et qui prouve que Gauz, qui arrive sur la scène littéraire à 40 ans passés,  est un auteur dont il faudra suivre les prochains écrits.