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Il reste la poussière
352
Date de parution: 
01/02/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253086055
Editeur d'origine: 
Denoël

Il reste la poussière

7,90€

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Thème 
Collection  
Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d'une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?
 
On est ici au pays du grand roman noir pour livrer un véritable western crépusculaire. Lionel Destremau, Le Matricule des anges.

Une mécanique implacable sur la cruauté et la rédemption, à l’écriture tout en sécheresse. Baptiste Liger, Lire.
 
Prix Landerneau polar 2016. 

Les coups de coeur des libraires

Coup de cœur de la librairie Murmure des mots (Brignais)

A chacun de ses romans, Sandrine Collette nous fait découvrir un nouveau territoire. Cette fois, elle nous embarque en Patagonie, celle du sud, la plus pauvre. L'immensité de ses paysages arides battus par les vents est le décor pour une fable noire, très noire. Tout y est asséché, la terre, les corps, les coeurs, et même l'écriture de Sandrine Collette, qui déroule son récit dans un scénario implacable. Vivent dans une ferme isolée une mère et ses quatre fils. Ils triment sans répit sous l'autorité maternelle, entretenant un troupeau de bétail. Une mère sans amour et aux paroles rares. "Elle les déteste tout le temps, tous." Le père a disparu, les revenus sont maigres. Les deux plus jeunes subissent les brimades et les violences des aînés. Rafael, le plus petit, l'innoncent, est leur souffre-douleur et cristallise toute leur haine. Et pourtant, c'est le seul qui sourit encore, quelquefois, recherchant du réconfort auprès de son cheval ou des chiens. Le huis-clos est oppressant. J'attendais l'étincelle qui bouleverserait ces vies de misère... et je n'ai pas été déçue du voyage.

Les derniers avis

3
Le style d'écriture colle parfaitement à la dureté du roman. Dureté de la vie qui y est décrite, dureté des personnages, dureté des paysages, ... Le sentiment de liberté et de grands espaces tranche avec le sentiment d'oppression qu'on ressent devant les événements qui se mettent en place petit à petit puis se déroulent de façon irrémédiable. Remarquable !
3
Plongée verticale dans un monde violent. Ce roman polyphonique ne cesse de nous ébranler par la simplicité de son style. Certes, la description confine parfois au cliché mais il y a comme un souffle, une intensité et une rudesse auxquels on ne peut rester insensible longtemps. A suivre...