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La Femme qui fuit
448
Date de parution: 
01/03/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253070757
Editeur d'origine: 
Marchand de Feuilles

La Femme qui fuit

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Détails
Thème 
Collection  
Elle s'appelait Suzanne Meloche. Était aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus global en 1948. Fonda une famille avec le peintre Marcel Barbeau. Abandonna très tôt ses deux enfants.
Afin de remonter le cours de la vie de sa grand-mère, qu’elle n’a pas connue, l'auteur a engagé une détective privée et écrit à partir des indices dégagés. À travers ce portrait de femme explosive, restée en marge de l'histoire, Anaïs Barbeau-Lavalette livre une réflexion sur la liberté, la filiation et la création d’une intensité rare et un texte en forme d’adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.
 
Un ouvrage incandescent de beauté. Divisé en courts chapitres comme autant de petits poèmes, polaroïds d'une époque, La Femme qui fuit raconte notre histoire à toutes. Geneviève Patterson, Châtelaine.

Un livre émouvant entre réalité historique et pure fiction. Mario Cloutier, La Presse.
 
Prix des libraires du Québec 2016. 

Les coups de coeur des libraires

Le coup de coeur de la librairie Violette and Co

"Un roman magnifique qui interroge la quête de liberté d'une femme prise dans le carcan d'une société rigide".

Christine Lemoine

Les derniers avis

3
Avec un palmarès aussi riche (Prix des libraires du Québec 2016 / Prix France-Québec / Grand Prix du livre de Montréal), ce roman à tout pour attirer les regards sur lui. Et il le mérite largement! A la fois pudique et sensible, poétique et visuel, Anais Barbeau-Lavalette nous livre un récit poignant de la vie de sa grand-mère qu'elle n'a que très peu connue, voir pas du tout. En s'appuyant sur des faits réels, historiques, elle déroule le fil d'une vie approximative avec tous les fantasmes d'une vie imaginée. Elle nous raconte et se raconte une histoire de famille pour décrire une société, le microcosme de l'art, les ambitions d'une femme, la liberté recherchée. A travers sa soif d'en découdre avec ce personnage insaisissable, l'auteure tente de la comprendre et repasse le fil des évènements qui ont jalonnés sa vie en s'adressant directement à elle, Suzanne Meloche, peintre, poète, mère, amante mais surtout femme. Comme une longue lettre adressée à sa grand-mère disparue, l'écrivain réhabilite le nom de cette femme peu connue du grand public mais surtout d'elle même.On regarde par la lucarne, en catimini, l'explosion d'émotions, de couleurs, de mots qui découlent de cette recherche de compréhension d'une femme en marge, indépendante, énigmatique. Saisissant, fait de petites touches d'émotions subtiles, elle s'évertue à nous raconter et à inventer cette femme aérienne à travers de courts chapitres avec la rapidité et la minutie d'un portraitiste.
3
Le sujet est intéressant et pose question, comment une mère peut elle abandonner ses enfants. Cette question en entraîne de suite une autre, quelles seront les conséquences dans le développement de la personnalité de ceux ci. On imagine des dégâts. Une autre question se pose alors, jusqu'à quelle génération les effets se feront ils sentir. Anaîs Barbeau-Lavalette, une des petites filles de la grand mère " abandonnante ", ( donc, si je me réfère à la phrase précédente, la troisième génération n'est pas indemne ), Anaîs Barbeau- Lavalette aborde le sujet en toute honnêteté, de parti pris, inévitablement, des réponses se laissent entrevoir, certaines plausibles d'autres non, le tout écrit avec délicatesse et poesie, pas de haine ni de jugements hâtifs , une recherche que l'on partage ainsi que de la tristesse qui s'en dégage. Beau livre, incomplet, mais la vérité humaine aura toujours cette part d'inconnu et c'est celle ci qui nous pousse à avancer encore et toujours en la recherchant.