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Le Problème Spinoza
552
Date de parution: 
29/01/2014
EAN : 
9782253168683
Editeur d'origine: 
Le Livre de Poche

Le Problème Spinoza

Sylvette Gleize (Traductrice)

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Détails

Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.

Le rythme soutenu du récit, la vivacité des dialogues, l’érudition d’Irvin Yalom, la plongée dans la société néerlandaise du XVIIe siècle et les grands bouleversements de l’Europe du XXe font de cet ouvrage un véritable régal. Marie Auffret-Pericone, La Croix.

Prix des lecteurs du Livre de Poche
2014

Les derniers avis

3
Sans problème, de toutes les œuvres que j'ai lues, c'est ce roman que j'ai préféré. Pour moi, il a répondu à tout ce que j'attends de la lecture: originalité du sujet et de la construction de l’œuvre, découverte d'une époque, d'un philosophe dont je connaissais le nom mais peu la pensée, roman dense et riche favorisant la réflexion.
3
L’auteur fait, pour ceux qui ne les connaissent pas ou ne les connaissent que peu, une présentation intéressante et accessible des questions qui fondent la philosophie de Spinoza et ses réflexion sur la religion, la liberté, la communauté… Il distille au fil des pages l’envie quasi-irrépressible de se plonger dans l’ouvre du philosophe mais aussi dans celles de ceux qui l’ont influencé, à l’exemple d’Epicure. L’ambiance du XVII siècle au sein de la communauté juive d’Amsterdam, à la fois repliée sur elle-même et sur ses traditions et ouverte à l’accueil de ses coreligionnaires opprimés, inaccessible à la critique et à la raison, ressort bien des chapitres consacrés à Spinoza qui laissent deviner une atmosphère austère et pesante marquée par des intrigues de pouvoir et d’argent. De la même façon, le climat qui entoure le milieu national socialiste en Allemagne dans les années 20 et 30 semble bien rendu dans les chapitres consacrés à Alfred Rosenberg. Je suis en revanche beaucoup plus réservé sur la démarche consistant à brosser, par la fiction, un portrait psychologique, même profondément névrosé, d’un des principaux théoriciens de la doctrine antisémite nazie, laissant ainsi imaginer que le philosophe et son œuvre auraient pu contribuer à ébranler ses odieuses certitudes. L’auteur prend certes et fort heureusement - même si ce n’est qu’à posteriori – le soin d’informer le lecteur sur la frontière entre son roman et la vérité historique. Le risque est néanmoins réel que ces avertissements ne résistent que peu à l’empreinte qu’aura laissé la puissance indéniable du texte. Il n’en reste pas moins que, au moins pour les lecteurs avertis et critiques, ce roman est certainement de ceux qui restent en mémoire.

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