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Les autos tamponneuses
216
Date de parution: 
29/05/2013
EAN : 
9782253176411
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Les autos tamponneuses

6,60€

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«Le mariage a toujours ressemblé à un tour en autos tamponneuses : c'est inconfortable, on prend des coups, on en donne, on tourne en rond, on ne va nulle part mais, au moins, on n'est pas seul.»
 
Lorsque Pierre veut prendre sa retraite pour passer le reste de sa vie auprès de sa femme dans leur belle maison du golfe du Morbihan, Hélène ne l'accepte pas. Elle ne tient pas à découvrir un vieux mari en l'homme qu'elle aime depuis toujours. Une nouvelle vie commence. Tout est à réinventer. Après Château Bougon (prix Nimier 1991), Stéphane Hoffmann poursuit avec brio la plus pessimiste et la plus gaie des œuvres romanesques, en observateur toujours inattendu, féroce et bienveillant, de nos mœurs contemporaines.
 
Chez Hoffmann, l’ironie et la satire (servies par un style d’épéiste) sont une manière de ne pas céder à l’émotion. Aussi iodé qu’alcoolisé, ce roman très drôle serre le cœur. Jérôme Garcin, Le Nouvel observateur.

Les derniers avis

3
Il aura fallut à Pierre et à Hélène attendre l'anniversaire de leur 40 ans de mariage pour enfin faire communément le deuil de l'un de leur fils, décédé par noyade au pied de leur propriété de Vannes lors au cours de ses 16 ans. Certes il y a bien deux autres enfants, mais si l'on en croit l'un et l'autre, ni le père, ni la mère ne s'en sont vraiment occupés. En positionnant Pierre en narrateur, avec un joli clin d'oeil proustien, Stéphane Hoffmann s'offre également un très joli rôle, car il y a bien de lui dans ce personnage qu'un Pierre... Arditi aurait certainement grand plaisir à interpréter. Du cynisme sans méchanceté, de l'intelligence et des références sans saupoudrage, mais lorsqu'il faut casser, Stéphane Hoffmann, casse, sorte de Brice the Nice littéraire ;))) En très fin observateur des moeurs, alors que venant de quitter son poste de PDG de la grande entreprise héritée de feu son beau-père, notre héros prend le temps de vivre, de lire, de contempler, d'analyser en quittant la capitale pour regagner leurs terres, et, à son insu, de faire enfin le deuil de cet enfant aimé. Tandis qu'elle demeure dans leur résidence secondaire et qu'on la croyait assez froide et hautaine, nous découvrirons qu'Hélène n'avait pu se résigner à quitter le lieu du drame pour veiller. La vie passe, coule, court dans chaque ligne, et l'on sent bien cet amour indéfectible que ce couple a, à sa façon a pour l'un et l'autre et surtout celui que notre auteur lui porte avec une infinie tendresse et un immense humour. Bien joué Monsieur Hoffmann, votre homonyme glorifie votre "aïlleul". Excellent cru pour cette dernière étape du Prix des Lecteurs. Bravo.
3
Pierre vit par et pour son travail: c'est un modèle de réussite professionnelle. Il travaille a Paris. Sa vie est rythmée par les rendez-vous d'affaire, les décisions stratégiques, ses maitresses et les allers retours toutes les fins de semaine en Bretagne pour rejoindre sa femme. Arrive l'heure de la retraite. Il s’inquiète, craint la nouvelle proximité avec sa femme, Hélène, restée en Bretagne, qu'il juge froide et distante, surtout vis-a vis de ses 2 enfants, dont il n'a, au passage, aucune nouvelle depuis bien longtemps. Stéphane Hoffman décrit avec finesse et intelligence une belle leçon de vie: est-ce Hélène ou Pierre qui est le plus en marge? Est-ce que Pierre n'aurait finalement pas été tellement happé par son travail qu'il en aurait oublié sa famille? Est-ce qu’Hélène, afin de protéger Pierre et de lui permettre de se réaliser professionnellement, n'aurait pas négliger de partager sa vie? Le poids du passé et la mort d'un de leurs enfants n'auraient-ils pas affecté Hélène plus qu'il n'y parait?