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Les Fidélités successives
768
Date de parution: 
09/04/2014
EAN : 
9782253194842
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Les Fidélités successives

8,70€

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« Champion du double jeu, je ne sais plus ni qui je suis, ni quelle vie est véritablement la mienne. » Anglais et Français, résistant et collaborateur, lâche et héros, Guillaume Berkeley oscille, dans le Paris de l'Occupation, entre mensonge et vérité. Amoureux, tout comme Victor, son frère aîné, de Pauline, leur demi-sœur, il vit au rythme de ses « fidélités successives ». Cette fresque romanesque explore, avec sensibilité et lucidité, les ambiguïtés amoureuses et les engagements politiques d'un personnage complexe, tantôt ombre tantôt lumière, victime de ses démons intérieurs et confronté à des circonstances qui le dépassent.

Tout à la fois peinture de mœurs, fresque historique, psychologie des profondeurs, le roman de Nicolas d’Estienne d’Orves, servi par une écriture efficace, fluide, et une connaissance impressionnante de son sujet, entraîne le lecteur jusqu’à l’issue fatale… Paulin Césari, Le Figaro magazine.

Prix Cazes-Brasserie Lipp
2012

Les derniers avis

3
J'opterai finalement pour "Les fidélités successives". Alliant avec brio réalité et fiction, l'auteur nous fait revivre à travers une écriture limpide la folie du Paris de l'Occupation, entre fastes et misère. Chronique historique, étude de moeurs et polar des années sombres tout à la fois, un roman parfaitement équilibré, extrêmement documenté, qui nous fait pénétrer dans les méandres de l'âme humaine.
3
Dans Les fidélités successives, Nicolas D’Estienne D’Orves écrit avec un style poétique et un langage cultivé les aventures d’un homme dépassé par les événements de l’Histoire et par la complexité des rapports humains. Guillaume Berkeley est le personnage principal de ce livre passionnant qui nous piège tout comme lui-même est piégé par le système louche de la fausse Résistance. Convaincu de bien faire en s’engageant comme résistant afin de se débarrasser de son « moi » collaborateur il se laisse berner par des personnages extravagants et malins, notamment par l’amour de sa vie, qui l’entraînent malgré lui dans sa chute. Issu de l’île Anglo-Normande de Malderney (clin d’œil de l’auteur à Hitchcock ? pensons aux paysages et au manoir maldernais de Rebecca...), île où le protagoniste est resté cloîtré jusqu'à ses 18 ans, Guillaume se retrouve perdu dans un Paris de la Seconde Guerre Mondiale où son innocence est définitivement terminée. Nous assistons alors, sans pouvoir laisser de côté le roman une seule seconde, à la descente aux enfers de ce jeune qui voulait connaître le monde et qui rêvait d’être un artiste aux côtés de Cocteau, Aragon et Picasso. Nous souffrirons avec lui la déchirure qui le séparera à jamais de Pauline, la femme qu’il aime le plus au monde, menteuse éhontée ; nous vivrons avec rage la rupture totale avec son frère aîné, Victor, personnage double et mesquin qui le détruira.