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À propos de : La vie qui m'attendait

Romane a trente-neuf ans, elle est médecin et a toujours vécu avec son père. Un jour, une vieille dame lui dit qu’elle l’a vue sortir du service de pneumologie de Marseille. Cependant, elle trouve étrange qu’elle se soit déguisée avec une perruque rousse. Seul hic au tableau, Romane n’a jamais mis les pieds à Marseille. Mais un élément la trouble, sa couleur naturelle est le roux, couleur qu’elle déteste et cache sous une autre couleur plus neutre, le châtain. Cet élément l’intrigue au plus au point et elle se demande qui est la personne que cette vieille dame a vue à Marseille. Romane décide donc de partir à la recherche de ce double sans savoir ce qu’elle va réellement trouver. Elle découvre alors une femme, une autre elle-même, et va devoir composer avec son passé pour rééquilibrer sa vie qui vient d’être chamboulée.
Julien Sandrel a le don de nous plonger dans un univers bien particulier à la fois triste et joyeux. Ici, nous partons à la découverte d’une histoire familiale aussi troublante que jolie. Un point de départ pas très joyeux, des vies pas banales où le destin sera toujours le même quels que soient les choix faits au départ. Encore un roman plein d’espoir, d’amour et d’humanité qui ne peut pas nous laisser indifférent. Les larmes seront sans doute prêtes à couler chez certains mais c’est sans compter les sourires que ces retrouvailles vous donneront tellement leur histoire est belle. Une chose est sûre avec ce roman, vous passerez un excellent moment de lecture ! Une vraie bouffée de bonheur !

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Annie O’Neill, libraire à Manhattan, fait un jour la connaissance de Forrester, un homme qui lui dit avoir connu son père. Annie l’ayant perdu assez tôt est ravie de faire la connaissance de ce vieil homme et d’en apprendre un peu plus sur son histoire familiale. Seulement, celui-ci reste assez évasif sur le sujet mais lui confie des chapitres d’un manuscrit racontant l’histoire d’un enfant polonais rescapé de la Shoah grâce à un soldat américain. Annie est très intriguée par cette histoire et par ce vieil homme mais est tout aussi déstabilisée lorsqu’un jeune homme, David Quinn, se présente dans sa librairie. Annie va se laisser porter par cette passion, essayer de découvrir le lien entre ce manuscrit et la venue inopinée de Forrester dans sa librairie et espère bien faire la lumière sur la vie de son père avec l’aide de Sullivan, son dévoué voisin.
L’auteur nous livre ici deux histoires en une, celle d’Annie et celle du héros du manuscrit. Cependant, comme tout bon lecteur que nous sommes, nous savons que ces deux histoires sont liées, seulement, l’auteur est assez malin pour faire durer le suspense de chapitre en chapitre. Tout comme Annie, nous voulons nous aussi connaître le dénouement du manuscrit qu’on lui a donné à lire, essayer de deviner où toute cette histoire va bien pouvoir la mener. Tout se bouscule dans la vie de cette héroïne et grâce à la plume d’Ellory, nous tournons les pages avec le plus grand des plaisirs afin de découvrir le fin mot des histoires. C’est un roman noir où le passé – notamment historique très cher au cœur de cet auteur – a une influence majeure sur la vie actuelle des personnages. Une librairie, un passé assez flou et une histoire dans l’histoire, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture. Encore un très bon roman de R.J. Ellory !

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Septembre 1939, la guerre démarre en Europe. Le Clipper, le plus luxueux des hydravions de la Pan American s’apprête à effectuer son dernier vol Europe-USA. Plusieurs protagonistes vont monter à bord et vivre une des nuits les plus mémorables de leur existence. Durant les trente heures de vol, vont se côtoyer une famille mi-fascite mi-rebelle, une jeune femme et son amant, un jeune homme adorant les bijoux, une star de la télé, un mari désespéré, une sœur voulant à tout prix retrouver son frère, des individus plus ou moins dangereux, un scientifique allemand fuyant les nazis, le personnel de bord et un chef mécanicien subissant un odieux chantage. Un long vol, des conditions climatiques hasardeuses et des rencontres qui n’auraient pas dû avoir lieu, tous les ingrédients sont réunis pour que l’on passe un très bon moment de lecture.
Ken Follet a su apporter à ce roman du suspense, de l’amour et de l’humour pour le plus grand plaisir des lecteurs. Même si le début du roman est consacré à chacun des personnages afin de mieux planter le décor et nous permettre de connaître chacun d’entre eux, on arrive assez vite à l’intérieur de cet hydravion où la plus incroyable des aventures va durer pendant environ trente heures. On s’attache à chacune des petites histoires que vivent les personnages tout au long de ce vol et on attend avec impatience le dénouement principal qui touche le chef mécanicien et sa femme. L’auteur sait maitriser avec aisance le suspense et nous aiguiller vers une piste au détriment d’une autre. Un huis-clos haletant qui pourrait s’apparenter aux polars de la papesse du crime Agatha Christie. Encore un bon moment de lecture !

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Dom, tout juste quinze ans, vient de perdre son père, son dernier parent depuis que sa mère les a quittés. Il se retrouve seul, enfin presque puisqu’il vit dans le même immeuble que son oncle Gaston, et ses deux tantes, Tifenn et Désir. Il découvre qu’une femme blonde était présente lorsque son père a rendu son dernier souffle et se met en tête de découvrir l’identité de cette mystérieuse femme qui faisait le bonheur de son père. Mais un autre événement va le troubler, il reçoit un courrier de condoléances lui annonçant qu’il aurait une sœur en Argentine. Dom ne sait plus que faire et décide de partir à la recherche de cette soi-disant sœur tout en espérant retrouver sa mère par la même occasion. De Paris au Cap Horn en passant par Groix sur sa terre natale, Dom part à la conquête de sa vérité, de surprises et de paysages plus magnifiques les uns que les autres.
Un roman écrit à deux voix, celle de Dom pour qui le monde s’écroule tout à coup et cette « amoureuse » qui a promis de veiller sur cet enfant qui n’est pas le sien. Nous, lecteurs, nous nous prenons au jeu de découvrir l’identité de cette mystérieuse blonde et nous sommes d’emblée proche de cet orphelin en quête de vérité. Lorraine Fouchet décrit magnifiquement les paysages que ce soit l’île de Groix ou les glaciers bleus du Cap Horn. On se délecte de ce va-et-vient entre les deux protagonistes et on espère une seule chose, que l’histoire se termine bien pour tout le monde. La vérité n’est pas toujours agréable à entendre mais les secrets font encore plus de dégâts s’ils restent cachés. L’auteure a su mettre en lumière ce contraste et amener ses personnages à accepter que dans la vie tout ne se passe pas comme prévu mais que tout ce que qu’ils vont vivre leur apportera bien plus que ce qu’ils pensaient. Merci Lorraine Fouchet pour ce roman plein d’espoir et d’optimisme.

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À propos de : La vraie Vie

Dans ce roman on part à la rencontre d’une famille ordinaire, un père, une mère et leurs deux enfants. Ils vivent dans un pavillon qui ressemble à tous ceux de leur lotissement. Le père est un chasseur de gros gibier au comportement violent et avide de sang. La mère est effacée et soumise aux humeurs de son mari. Les enfants passent leur temps à jouer dans les carcasses des voitures de la décharge en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un incident va rompre la monotonie de leur vie et faire vaciller leur présent. La fille voit son petit frère changer et va tout faire pour revenir en arrière et effacer cet incident de leur vie.
Adeline Dieudonné par sa plume douce mais tout aussi acerbe nous livre un roman sur la vraie vie, celle que l’on voudrait retrouver lorsque le chaos s’abat, celle qu’on voudrait vivre quand rien ne va plus. On trouve dans les yeux et les actes de cette fillette de dix ans une détermination à toute épreuve pour que de nouveau le sourire illumine le visage de son petit frère, ce qui fait que ce roman est poignant et plein d’espoir. Cette fillette est une magnifique héroïne éprise de liberté et très intelligente que l’on a envie d’encourager et de protéger. Un roman cru et violent qui ne vous laissera pas indifférent !

5

Olivia de Lamberterie, dans cet essai, raconte son frère si cher à son cœur. Son frère si mal et tellement brillant qui a choisi de les quitter. Un suicide violent pour ceux qui restent notamment pour cette sœur si proche. Elle le raconte lui mais elle se raconte aussi comme une catharsis qui lui permet de vivre sans lui maintenant qu’il est parti. Celle qui manie les mots avec tant d’aisance dans ses chroniques nous parle de celui qu’elle aime tant sans fioritures. En aucun cas le récit n’est plombant, elle a su retranscrire la réalité de cette perte sans que ce récit soit larmoyant. Cet essai est à la fois triste et puissant. Triste parce qu’elle nous parle de la mort, de la vie après la perte d’un être cher mais puissant par la force des choses, par les enfants qui nous rappellent que la vie continue, que c’est peut-être mieux ainsi pour celui qui est parti. Un récit fort qui apaise la douleur sans pour autant nous faire oublier ceux qui décident de nous quitter. Ce premier essai mérite amplement son prix Renaudot et espérons qu’elle continue à écrire d’autres essais ou qu’elle s’essaie à écrire un roman.

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À propos de : Nina

Adrien a quarante ans et veut mourir. Avant son geste, il décide d’écrire une lettre à la seule femme qui n’ait jamais compté pour lui, Nina. Une simple lettre qui va déclencher moult bouleversements dans la vie de plusieurs personnages plus ou moins liés à Adrien.
Un roman écrit à quatre mains pour évoquer une histoire d’amour avortée pendant l’adolescence. Une écriture fluide où s’accordent les deux univers des auteurs. Ils nous plongent au cœur de la simplicité de l’amour et nous font vibrer quant au sort d’Adrien. Un beau roman plein d’amour et d’espoir.

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À propos de : L'Odeur du figuier

Simonetta Greggio a su captiver mon attention lors d’une rencontre avec le public. L’odeur du figuier regroupe cinq nouvelles situées au cœur de l’Italie, sa terre natale. Elles ont en commun l’odeur d’un figuier qui nous emporte dans son sillon. L’été, l’enfance et la nostalgie sont au rendez-vous de ce recueil. Des histoires singulières sur fond de bonheur et de joie.

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L’accordeuse de piano d’apparence ordinaire, Suzanne, va tomber sous le charme de Serge, la soixantaine, heureux en ménage et vice-versa. Un roman sur l’adultère qui nous montre que lutter dans certains cas ne sert à rien malgré les efforts fournis pour éviter ce genre de situation. Chacun veut fuir l’autre et fait tout pour s’éloigner le plus possible.
L’auteur révèle une histoire adultérine en vérité des plus simples. Sous des mots simples et faciles, elle transpose les questionnements de chacun et offre une possibilité de réponse à l’adultère.

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À propos de : Cet été-là

Trois couples d’amis se retrouvent, comme chaque 14 juillet, à Coutainville. Seulement, cette année, quelque chose a changé. Les couples ne sont plus ce qu’ils étaient. Un adolescent s’invite dans ce groupe et va ranimer quelques vieux souvenirs.
Véronique Olmi s’interroge ici sur le temps qui passe, sur les failles de la vie de couple causées par les mensonges et les compromis de chacun. Un roman sur la réalité de la vie après l’insouciance des jeunes années. Chacun s’identifiera ou non à un des personnages tout en réalisant que les doutes laissent maintenant place à une lucidité à laquelle tout adulte doit faire face.

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