COMPTE | Dominique Lin

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À propos de : Traîne-Savane
C’est toujours difficile de voter pour un titre entre 4 romans différents dans la forme comme dans le fond. Ce mois-ci, Guillaume Jean nous propose un ailleurs, pas seulement géographiquement puisque les 4 romans avaient des destinations lointaines, mais surtout dans le style et la dynamique d’écriture. Je me suis laissé embarquer dans ce roman à 2 facettes, celle de Livingstone et celle de l’auteur. Enfin un peu d’enthousiasme dans l’écriture, de positif et surtout, d’avoir envie de continuer le livre par une découverte plus profonde du sujet traité. Si on n’oublie un peu la folie que traversent certains Africains par moment, on aurait envie de prendre le premier billet d’avion pour un continent qui nous échappe souvent. Un auteur à découvrir !
En recevant les livres, aussi différents les uns des autres, je me suis demandé qui faisait le choix du mois. Il serait bon que les livres proposés aient un point commun, en genre ou en style. Or, là, un peu comme le mois passé, rien de commun. Du pavé classique au roman actuel, autant comparer des oranges et des bananes. Alors, par défaut, et par légèreté, par contemporanéité, j’ai choisi le fakir, un peu à reculon. Si la possibilité m’était offerte, j’aurais glissé un bulletin blanc dans l’urne, en espérant que cette voix soit comptée, pensant que parfois, celle-ci aurait la majorité.
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À propos de : Sombre dimanche
Voilà un roman comme je les aime, l’écriture souple, fluide et imagée, et une histoire qui nous embarque dans un nouvel univers, nous fait pénétrer l’intimité d’hommes et de femmes plongés dans la tourmente de l’histoire. D’étrangers, ils deviennent nos semblables, avec leurs peines et leurs souffrances, mais aussi leurs espoirs, leurs attentes de la vie, aussi simples soient-elles. Ce livre me rappelle « Pravda de Babouchka » de Jean Dherbey, paru chez Elan Sud, qui nous décrit la vie d’une famille ukrainienne, depuis Staline jusqu’à Tchernobyl. Ces romans nous permettent aussi de comprendre le présent de ces pays qui ont traversé les tempêtes de l’Histoire.
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À propos de : Bérénice 34-44
Certes, on apprend beaucoup de choses dans ce roman. La vie de la Comédie française pendant la guerre, l’intimité des artistes, le sort des juifs dans ce milieu… Isabelle Stibbe s’en sort bien, elle arrive à faire entrer le lecteur dans l’univers clos du « Français », elle nous propose des personnages forts, elle nous embarque dans cette tragédie dont on connaît la fin, inéluctablement. Malheureusement, ce sujet m’est assez indifférent pour ne pas dire qu’il me repousse. J’aimerais tant lire une histoire juive heureuse…
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Non, l'Australie, ce n'est pas que les grands déserts arides peuplés de serpents. Il y a l'océan, sa force, ses vagues, ses tempêtes, tous les éléments pour rappeler à l'homme qu'il est minuscule. La tempête va aussi faire rage dans le cœur de Tom et Isabel, elle va bousculer le couple, mais aussi leur amour pour un enfant. Une fresque humaine à la hauteur du cadre choisi par l'auteur. Un bémol tout de même pour la longueur de certains dialogues…
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Une histoire insipide qui se traine, se traine sans fin. Des sentiments superficiels, une histoire… quelle histoire ? Un style, quel style ? Des fautes d'orthographe, de français ! Bref, du bla-bla sans intérêt
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Le 4e mur a la qualité des romans qui me touchent. Il possède du fond et du style. Du fond pour les idées qu'il développe, offre au public, en les mettant en scène (à double titre) avec rythme et sonorité. Je me suis laissé prendre par la qualité d'écriture de l'auteur, je me suis laissé bercer par l'aspect humain de l'histoire, humain dans le sens universel, ouverture à l'autre, acceptation des différences.

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