COMPTE | Les Lectures de Cheesy

4

Autant vous avertir, c’est une belle brique ce livre et au vu de l’histoire, pas le genre de livre dont je peux livre 3-4 pages sur un coin de table, non, j’ai pris mon temps pour tout saisir, pour m’imprégner à chaque fois.

Lara Mendès, jeune journaliste, se lance sur une enquête qui remonte à 10 ans, le meurtre de l’avocat Moreau. L’homme fréquentait des soirées très spéciales, sexes, drogues… Mais la journaliste va se retrouver enfermée dans un bunker à la merci de son ravisseur pervers. On se retrouve à ses cotés, à tenter de s’en sortir, mais plus le temps passe et plus elle semble sombrer, que ce soit psychologiquement que physiquement.

Sookie Castel, flic black, va découvrir malgré elle une famille pendue. La jeune femme ne croit pas à la thèse du suicide. A trop creuser, elle va être suspendue et contrainte de se tourner vers son père pour trouver de l’aide. Le retour à la maison de famille ne sera pas simple. La découverte d’une lettre dans le bureau de sa mère, mènera Sookie en hôpital psy, en tant que patiente.

Ces 2 femmes nous plonge dans un monde répugnant dont elles vont être prisonnières, la question est de savoir si elles réussiront à se libérer de leurs entraves.

J’ai adoré la palette de personnages proposées par les auteurs mais aussi la malversation du journalisme qui manipule l’information avant de la restituer aux citoyens.

5
À propos de : Horrora Borealis

J’ai pris une de ces claques ! Cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait un tel effet. Ce n’est pas un coup de cœur, non, non, c’est bien plus fort !

Walker se trouve en plein milieu d’un festival musical, il se sent épié, suivi. Quand ses impressions vont se révéler exactes tout va basculer. Une petite tuerie autour de lui va avoir lieu, durant laquelle Walker va tenter de se remémorer les dernières vacances passées avec sa famille en Laponie. Quelque chose de grave, d’important c’est certain, sinon il ne serait pas là, avec un mort tué d’une balle dans la tête à ses pieds et cette question « Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ?« .

Dans le livre on alterne les chapitres passé/présent, c’est très bien réalisé, Nicolas Feuz nous tient en haleine tout au long du livre.

Je me suis fais happer complètement par l’histoire, je n’ai rien vu venir et comme le dit si bien Séverine (ilestbiencelivre) le twist final m’a laissé sans voix. Je ne suis pas prête d’oublier cette lecture, tellement ce fut bon !

Je ne peux que vous conseiller de vous procurer Horrora Borealis

5
À propos de : Le Fléau (Tome 2)

Dans le premier tome l’aspect de la maladie était au tout premier plan, cette super grippe crée une angoisse au lecteur au point que nous ne pouvions nous empêcher de trouver suspicieux le moindre petit éternuement autour de nous. Un climat très anxiogène, pour vous faire une idée c’est comme quand tout tes collègues de boulot on la gastro et que toi tu l’as toujours pas attrapé…
Nous laissions nos « héros » sur la route, prêts à rejoindre mère Abigaël avec l’espoir qu’elle détienne les réponses à leurs questions.

Ça y est, les marcheurs ce sont réunis dans une ville, Boulder, et il va falloir très rapidement s’organiser, puisque de plus en plus de personnes rejoignent la communauté. Que chacun puisse trouver sa place et apporter ce qu’il peut à l’autre. Sauf qu’il y a toujours des brebis galeuses, des Hommes qui n’hésitent pas remettre en cause le délicat système mis en place, ou bien à être faux, comme on dit chez moi « les caressent de chiens donnent des puces… »

Dans ce tome c’est l’Homme qui m’a le plus fait peur, au delà de toute l’horreur qu’a engendrés cette « super grippe », l’homme révèle sa vraie nature tôt au tard et quand le monde est dévasté, les masquent tombent. Des « zéros » peuvent devenir des héros et inversement. La véritable question est, l’Homme peut-ils tirer des leçons du passé ou bien est-ce que l’histoire se répète à jamais.

C’est du grand Stephen King, il nous fait trembler, espérer, détester, rire et pleurer. Sans même nous en rendre compte il nous fait réfléchir (qu’est-ce que j’aurai fais ? L’Ouest ou bien l’Est ?), une chose est certaine de mon point de vue :

L’homme est un loup pour l’Homme…

4

Un tout petit Stephen King, tout juste 150 pages. C’est simple, rapide, efficace. Pour ceux qui souhaitent connaitre le style de King sans oser lire ses romans, cette nouvelle est idéal. L’atmosphère nous enveloppe dès les premières lignes.

Alors oui, pour les férus de Stephen King on peut trouver ce livre trop léger, manquant de profondeurs au niveau des personnages, étant habitués des descriptions du maître de l’horreur on peut le regretter. Mais il s’agit ici d’une nouvelle, donc c’est plus léger, on va à l’essentiel si je puis dire.

Je ne sais pas comment à été rédigée cette nouvelle mais je n’ai pas ressenti lors de la lecture le fait qu’elle fut écrite à quatre mains car ne l’oublions pas, Richard Chizmar l’a co-écrit avec Stephen King.

Gwendy est attachante, je me suis rapidement identifiée à cette jeune fille que l’on découvre enfant juste avant de rentrée au collège. Jeune adolescente un poil boulotte, complexée elle va devenir la propriétaire d’une mystérieuse boite composée de boutons et distribuant quotidiennement un chocolat succulent… Mais rien n’est jamais gratuit dans la vie et Gwendy va se questionner sur le rôle que jour cette boîte dans sa vie. Son évolution est-elle due à cette dernière ou bien est-ce un effet placebo…

3

J’ai découvert Donato Carrisi avec Le Chuchoteur puis L’Écorchée, deux lectures que j’avais adoré dont un énorme coup de cœur avec Le Chuchoteur. C’est donc toute confiante que je suis partie dans la lecture de La femme aux fleurs de papier.

Il s’agit ici d’un récit à tiroirs, c’est relativement bien écrit, même si je dois admettre qu’il m’est arrivé de m’emmêler un peu les pinceaux par moment. Nous découvrons l’histoire d’un homme lui même raconteur d’histoire, et l’histoire de cet homme est raconté par un soldat italien.

Cela peut paraître flou vu comme ça, mais c’est très bien fait, je me suis prise au jeu de découvrir l’histoire de cette homme vu pour la dernière fois sur le pont du Titanic, au moment où ce dernier sombrait. La lecture se fait rapidement, c’est fluide et un poil intriguant.

Mais – car oui il y a un « mais » – je n’attendais pas ce genre d’histoire avec du Donato Carrisi. Si vous voulez retrouver l’ambiance thriller, passez votre chemin, ce livre ne répond pas à votre attente. En revanche, si vous êtes curieux de découvrir l’auteur dans un autre registre, cela peut vous convenir.

5
À propos de : Les Chiens de détroit

Immédiatement, l’atmosphère m’a séduite, Détroit sombre, humide, une ville en pleine désolation. Tout de suite on plonge tête baissée avec notre duo de flics qui semblent avoir autant souffert que leur ville. Et bon sang ce que c’est bon d’avoir ce sentiment très rapidement, celui de les accompagner sous cette pluie battant le pavé à la poursuite d’une légende, celle du Géant de brume.

On pourrait craindre de tomber dans le cliché des flics que l’on croise sans cesse dans bon nombre de thriller, mais ici l’auteur parvient à créer un savant mélange enivrant du début à la fin. Sarah entend une voix depuis des années et autant vous dire que ce ‘est pas le genre de chose qui vous rend toujours crédible dans le monde des flics. Puis son co-équipier s’est noyé dans le whisky depuis que le Géant de brume lui a échappé quelques années plus tôt, jetant sur lui la réputation d’un flic ayant échoué à sauver la vies de ces enfants de Détroit qui ce sont fait happer par la brume de la ville.

Une ville fantôme, des flics rincés et quelques part peut-être, des enfants qui espèrent retrouver les lueurs du jours.

Jérôme Loubry frappe fort avec ce thriller, il ne m’a pas laissé indemne, ses protagonistes tout comme la ville m’ont marqués tout du long et même une fois le roman fermé.

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