COMPTE | Livresse

3
À propos de : Rosy & John
J'ai un autre roman de Pierre Lemaitre dans ma PAL, Robe de Marié, que je n'ai pas encore lu, le découvrant donc avec ce très court récit du nom de Rosy & John, du même nom que la chanson de Gilbert Bécaud. Jean s'est rendu à la police après que sa bombe ait explosé... il veut conclure un marché: qu'ils soient libérés lui et sa mère, sans quoi il ne leur indiquera pas où sont disposées les autres bombes... chaque jour, une d'entre elles sautera. Malgré le peu de pages que comporte ce livre, rien ne manque au récit, nous ne restons pas sur une impression de manque d'informations, de manque de suspens, l'auteur a su doser son texte avec brio. Tout comme Camille Verhoeven, nous avons du mal à cerner ce jeune homme, à comprendre pourquoi celui-ci est prêt à faire plusieurs morts pour sauver cette mère horrible, cette mère malsaine et complètement folle. Mais avec eux, nous allons vivre ces moments d'angoisse de savoir où et quand la prochaine bombe explosera, ces moments où l'on se demande si nous devons répondre ou non à la requête de cet être qui nous remplit de pitié, pour éviter un drame énorme... La fin du récit nous révèle que derrière cet homme sans allure se cache un être d'une grande intelligence, qui a tout calculé, tout prévu, qui savait exactement tiré les ficelles pour arriver à ses fins, il n'a laissé aucune place au hasard, restant indifférent face à l'attente, la fatigue, la violence et les menaces. Si nous sommes surpris par cette fin inattendue, c'est sans nul doute pour nous laisser un sentiment d'admiration... J'ai passé un excellent un moment et n'hésiterai donc pas à découvrir les autres oeuvres de cet auteur qui a retenu mon attention.
3
Nous avons beaucoup entendu parler de la célèbre trilogie de Katherine Pancol, appréciée par beaucoup de lecteurs, où l’on se retrouve plongé dans le quotidien d’une famille dans une période charnière de la vie : un couple qui bat de l’aile, des enfants qui se transforment en adolescent, une prise de conscience sur la vie passée… Je me suis donc à mon tour laissée emporter par Les Yeux Jaunes des Crocodiles. Si les toutes premières pages peuvent nous paraitre étranges, très vite tout devient clair. Nous plaçons les personnages et commençons à se laisser aller, à nous immerger dans leur vie. Nous comprenons que nous nous trouvons à une étape fatidique de la vie du couple d’Antoine et Joséphine… A partir de leur séparation, tout va s’enchaîner et nous allons voir nos deux personnages évoluer chacun à leur manière. Antoine doit trouver un travail digne de lui rapidement, pour impressionner sa nouvelle compagne ; Joséphine, jusque là très effacée et dépendante de son mari concernant les papiers, les déplacements…, doit se reprendre en main, devenir forte pour subvenir aux besoins de leurs deux filles. Les changements de nos deux héros vont alors influencer toutes les personnes de leur entourage, et nous offre alors de beaux rebondissements, de belles morales. Pour ma part, je me suis très vite attachée à Joséphine, cette femme que tout le monde rabaisse, qui paraît faible, et qui pourtant est le pilier de leur vie. A mes yeux, c’est LE personnage le plus fort de ce roman, celle qui va faire tourner le manège. Une fleur fanée qui va éclore et asperger tout son petit monde de sa force et sa beauté. Je me retrouve en elle, dans sa manière de penser, ses doutes, ses faiblesses, sa façon de se relever. Nous avons également Antoine, personnage qui m’a inspiré de la pitié. Il aime se croire supérieur, il a beaucoup de fierté et de dignité, mais au final, il n’est pas grand-chose. Il ne réussit pas à faire ses preuves. Il s’emballe rapidement, part dans de grands projets, de belles choses, mais oublie le petit détail qui peut tout changer. Il n’est pas méchant, mais c’est un faible. Ensuite, nous avons Hortense et Zoé, leurs filles. Une est hautaine, sûre d’elle, pense que le bonheur ne s’atteint que par l’argent. Elle est intelligente et très manipulatrice ; elle sait toujours quoi faire pour obtenir ce qu’elle veut… et surtout elle méprise sa mère au plus au point. Puis nous avons la deuxième, toute mignonne, innocente, encore dans son petit monde ; elle me rappelle fortement Joséphine. Viennent Iris la magnifique, sœur de Joséphine. Toujours admirée, elle sait comment aborder sa sœur pour obtenir ce qu’elle veut d’elle ; pour elle, l’apparence et la renommée sont tous ce qui compte. Et Philippe, son mari, quelqu’un tenu en haute estime dans la société grâce à son physique et à sa réussite. Ayant d’abord eu beaucoup de mal avec lui, le pensant aussi superficiel qu’Iris, il devient par la suite un de mes personnages favoris. Leur fils, Alexandre, essayera de trouver sa place au milieu de ces parents pour le moins peu attentifs. Evidemment, Marcel et Henriette, les grands-parents, sont aussi de la partie… Et nous nous demandons comment ils peuvent se supporter, quand tout les oppose ! Henriette est une femme à donner des boutons ; méprisante, sèche, sans aucune émotion, elle est tout ce que je déteste. Elle dirige la vie de Marcel, qui marche au pas n’osant pas affronter cette mégère ! D’autres personnages interviendront au fil de l’histoire, tous ayant un rôle important ; aucun n’est laissé au hasard, chacun a un caractère propre à lui. Vous me direz ? Ok, très bien, mais pourquoi ce titre ? Aucun rapport ! Et bien, figurez-vous que si, je n’ai jamais vu le mot crocodile placé avec autant d’adresse tout au long d’un roman… et c’est un animal qui va avoir une grande importance dans cette histoire ! Ce livre est tout simplement envoûtant, prenant… Il était pour moi impossible de le lâcher, j’aimais m’évader avec eux, vivre avec eux… Il est très dur de se séparer de ce livre, c’est donc pour cela que je vais me plonger immédiatement au cœur du second tome La Valse Lente des Tortues.
3
Après avoir eu un coup de cœur pour Les Yeux Jaunes des Crocodiles, de Katherine Pancol... j'ai enchainé avec le deuxième tome La Valse Lente des Tortues où nous retrouvons tous nos petits personnages! Autant l'avouer... J'ai trouvé ce tome trop lent, frôlant la limite du lourd sur les 3/4 du roman. Heureusement que j'adore les personnages, mais j'ai trouvé le déroulement assez tiré par les cheveux, il y en avait trop sur tous les personnages, la légèreté du premier tome s'est envolée... Par exemple, pour ceux qui l'ont lu, concernant Junior, je trouve que l'auteur est allée un peu trop loin, sortant du contemporain... Si le reste de l'histoire, même alambiquée, reste réaliste, et rentre donc dans le cadre du genre, j'ai trouvé le personnage de Junior vraiment trop exagéré, et assez irréaliste, ce qui a enlevé cette petite étincelle qui me plaisait dans ce roman... Joséphine, personnage en qui je me retrouvai énormément dans le premier tome, me déçoit assez dans celui-ci, nous sentons qu'elle est en évolution, en plein changement, qu'elle se cherche... mais j'ai beaucoup de mal avec sa manière de faire. Josiane et Marcel, petit couple très attachant devient ici assez déprimant, les passages sur eux sont assez chargés de noirceur, enlèvent le sourire... Cependant, Hortense prend une teinte d'humanité, qui jusque là n'était clairement pas visible et qui est donc très appréciable. Malgré le fait que j'ai apprécié, je désespérai de rester sur cette note moyenne alors que j'avais adoré le premier tome... Et là, au 3/4 du roman, L'EVENEMENT!! Jusque là très prévisible, une petite surprise m'attendait, pas une surprise sur l’événement lui-même, mais dans la manière dont celui se déroule... Quoique j'avais un petit doute sur le fait que Katherine Pancol aille aussi loin... L'auteur termine donc ce deuxième opus en beauté, qui remonte considérablement l'avis général du livre. Je frôle le coup de cœur étant donné que la fin m'a tout de même beaucoup remué, mais les quelques petits défauts sont quand même là.
3
À propos de : Biographie de la faim
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas relu un livre d'Amélie Nothomb, pourtant j'avais aimé Stupeur et Tremblements et adoré Acide Sulfurique. Cette fois, j'ai été intrigué par le titre de ce livre Biographie de la faim. Comment cette auteur si particulière va-t-elle aborder le sujet? D'ailleurs, comment écrire un livre sur ce thème? En lisant les premières pages, je dois avouer que j'ai eu très très peur, je me suis dis que je commençai un roman plutôt barbant, exploitant le mot faim dans toutes ses définitions possibles... Et puis petit à petit, nous sommes entrés dans la vie d'Amélie et là j'ai commencé à apprécier la lecture, dès son plus jeune âge, nous sentons une jeune fille qui croque la vie à pleine dent, qui a besoin d'assouvir sa faim de savoir, qu'elle engloutit tout ce qu'elle peut, au sens propre avec ses sucreries, comme au sens figuré avec les livres... Son père étant muté d'un pays à l'autre, nous suivons la petite Amélie au fil de ses déménagements, la difficulté à s'adapter à ces différents pays et ses cultures... Mais également dans les différentes étapes de l'enfance, jusqu'à l'adolescence: l'évolution de la curiosité, des intérêts, de la vision du monde mais aussi du corps. Nous passons de la jeune fille pleine de vie, avide de connaissances, espiègle, souriante à une adolescente mal dans sa peau, cherchant à s'évader dans un autre monde, nostalgique de son passé... Pour conclure, un livre qui se sert de la faim comme fil conducteur d'un récit très humain, très réaliste
3
J'aime beaucoup lire ce genre de roman, qui relate des phénomènes peu communs, mais ayant réellement existé... et je dois l'avouer, j'aime lire des romans où l'auteur a approché un serial-killer, violeur... ou autres types du genre pour comprendre et raconter les raisons de tels actes, avoir l'envers du décor que nous avons rarement, étant logiquement souvent du côté des victimes... et même si nous remarquons souvent qu'ils passent à l'acte suite à des violences subies dans l'enfance, nous avons tout de même beaucoup de mal à leur "pardonner" leurs actes... Cependant, ce roman m'a remué au plus profond, puisque justement, l'auteur arrive à nous faire oublier complètement les victimes de Billy Milligan, puisqu'il est entièrement focalisé sur celui-ci. Au cours de la lecture, il a été impossible pour moi de haïr cet homme, m'attachant à la plupart de ses personnalités (même si quelques unes sont impossible à aimer). J'ai été absorbée et complètement fascinée par l'histoire de ce violeur... et même quand on arrive au passage où il raconte en détail les circonstances du viol de ses victimes... je ne suis pas arriver à le haïr. C'est énormément déroutant de vouloir défendre le "méchant". Effectivement, au fil des pages nous avons envie de le protéger, de l'aider, de le soigner; car, à n'en pas douter, ce pauvre homme est victime de lui-même... Nous sentons qu'il ne demande qu'à être "normal", qu'il ne souhaite qu'être aimer, il cherche de l'aide tel un enfant perdu, il a besoin de faire confiance pour évoluer... Ce roman nous fait comprendre que malgré quelques personnes bienveillantes, il est rarement laissé une seconde chance... Ce criminel, également victime, va subir l'injustice humaine... Notre haine envers le mal va l'empêcher de s'en sortir, de survivre... L'obligeant à vivre lui-même avec un traumatisme tel qu'il l'a fait subir à ses victimes.. Un livre qui m'a absorbé, qui m'a entrainé avec lui, qui m'a complètement retourné, et que je ne risque pas d'oublier de ci-tôt...
3
J'aime beaucoup lire ce genre de roman, qui relate des phénomènes peu communs, mais ayant réellement existé... et je dois l'avouer, j'aime lire des romans où l'auteur a approché un serial-killer, violeur... ou autres types du genre pour comprendre et raconter les raisons de tels actes, avoir l'envers du décor que nous avons rarement, étant logiquement souvent du côté des victimes... et même si nous remarquons souvent qu'ils passent à l'acte suite à des violences subies dans l'enfance, nous avons tout de même beaucoup de mal à leur "pardonner" leurs actes... Cependant, ce roman m'a remué au plus profond, puisque justement, l'auteur arrive à nous faire oublier complètement les victimes de Billy Milligan, puisqu'il est entièrement focalisé sur celui-ci. Au cours de la lecture, il a été impossible pour moi de haïr cet homme, m'attachant à la plupart de ses personnalités (même si quelques unes sont impossible à aimer). J'ai été absorbée et complètement fascinée par l'histoire de ce violeur... et même quand on arrive au passage où il raconte en détail les circonstances du viol de ses victimes... je ne suis pas arriver à le haïr. C'est énormément déroutant de vouloir défendre le "méchant". Effectivement, au fil des pages nous avons envie de le protéger, de l'aider, de le soigner; car, à n'en pas douter, ce pauvre homme est victime de lui-même... Nous sentons qu'il ne demande qu'à être "normal", qu'il ne souhaite qu'être aimer, il cherche de l'aide tel un enfant perdu, il a besoin de faire confiance pour évoluer... Ce roman nous fait comprendre que malgré quelques personnes bienveillantes, il est rarement laissé une seconde chance... Ce criminel, également victime, va subir l'injustice humaine... Notre haine envers le mal va l'empêcher de s'en sortir, de survivre... L'obligeant à vivre lui-même avec un traumatisme tel qu'il l'a fait subir à ses victimes.. Un livre qui m'a absorbé, qui m'a entrainé avec lui, qui m'a complètement retourné, et que je ne risque pas d'oublier de ci-tôt...

Vous n’avez pas encore sélectionné de livres à lire.

Rendez-vous sur la page de vos livres préférés pour les ajouter à votre Pile à lire !

Portrait de Livresse