COMPTE | loudiebouhlis

5
À propos de : Dolores Claiborne

Je crois que je peux dire que j'aime particulièrement quand Stephen King sort de sa zone de confort. Je n'ai jamais encore eu l'opportunité de me pencher sur l'un des romans horrifique de King, cependant j'ai tendance à être irrémédiablement attiré par les "ovnis" de sa bibliographie. 
J'ai découvert Stephen King il y a plusieurs années maintenant, avec « La petite fille qui aimait Tom Gordon », d'ailleurs je peux dire que c'est l'un des plus vieux livres de ma bibliothèque. Enfin tout ça pour dire que j'avais littéralement adoré ! Je m'étais prise dans cette tension, dans ce besoin urgent qu'un dénouement positif exulte du roman. 
Avec Dolores Claiborne, c'est pareil. Dès la première page, j'ai su que ce livre serait différent. J'ai su que ce serait un des petits bijoux de ma bibliothèque et quand j'y pense, j'ai une sensation de bien-être qui prend possession de moi. Bien que l'histoire ne soit pas très réjouissante. 
On suit Dolores Claiborne qui subit un interrogatoire, et plutôt que de laisser la police l'interroger, elle décide de déballer son histoire. Sans rien omettre. Trente ans après l'accident fatal de son mari, Dolores décide enfin d'avoir la vérité alors qu'elle est accusée du meurtre de sa patronne. 
C'est instantané et même si l'on n'a jamais vécu ce que vit Dolores, que l'on soit mère ou non, on est forcément happé par cette femme, par ses mots si simples mais qui en dévoilent tellement. Dolores vit sur l'ile de Little Tall depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvient, elle y vit avec son époux et ses trois enfants. Dolores est une mère aimant alors que son époux est un homme violent. Oui, ce livre aborde la violence faite aux femmes dans les années 60. Une époque où le seul recours était de subir et de se taire car tous ceux qui savent, tourne la tête. 
Le personnage de Dolores est parfaitement façonné, dès les premières pages on se prend d'une affection sans failles pour cette femme. Elle est à la fois forte et si fragile, si combative et en même temps, lâche pour ses enfants. C'est le personnage central et quasi unique de cette histoire. Elle utilise des mots simples et faciles a comprendre, ne passe par quatre chemins et ne nous berce pas d'illusions. Dolores nous livre son histoire comme elle l'a vécu, avec simplicité et cruauté à la fois.
Pas de chapitre dans ce roman, et je dois dire que ça effraie. Je suis de ces gens qui ont besoin de souffler durant leur lecture, de pause pour pouvoir assimiler toutes les infos difficiles qu'on nous balance. Cependant l'envie irrépressible que Dolores finisse de tout nous dire et beaucoup plus importante que le besoin de souffler. 
Qu'on se le dise, j'ai pleuré quand Dolores pleurait, j'ai souri quand elle souriait et frissonnait quand elle vivait des situations angoissantes. 
Au final, c'est un coup de coeur incroyable, probablement le premier de 2020. 
Et grâce à ma curiosité mal placée, j'ai découvert qu'un film était sortie en 1995 avec Kathy Bates, une actrice qu'on retrouve souvent dans les adaptations de King.


5

Emma est une femme d'une quarantaine d'année, épouse depuis près de 18 ans de Olivier, mère de Manon, Louis et Lèa. Emma est heureuse. Elle s'épanouit dans sa vie de femme, de mère, d'épouse. Malgré les années, elle aime toujours sincèrement Olivier, et l'aimera toujours. Mais il manque quelque chose à Emma. Quelque chose qu'elle trouve un jour, au détour d'une brasserie. De la brasserie André. Au détour d'un regard, de celui d'Alexandre.

Grégoire Delacourt décrit en quelques pages la beauté d'une renaissance. Une femme fanée qui revit dans le regard d'un inconnu, qui s'épanouit dans un regard instantanément . Elle quitte tout et l'on a du mal à le comprendre. Comme tout a chacun, on la juge, la critique mais ça ne dure pas. Car qui sommes-nous pour faire cela ? Qui ? Personne. Rien. C'est ce que l'auteur cherche à nous faire comprendre, encore une fois, la compréhension est le maître mot de cette histoire. Puis la beauté. La beauté de l'amour, du pardon, de la compréhension, de l'être humain.

C'est à si méprendre, à plusieurs reprises j'ai stoppé ma lecture pour me dire "Mince, c'est un homme qui écrit". C'est assez surprenant car Grégoire Delacourt vit son personnage, il l'habite complètement. Et surtout à la perfection. Utilisant les mots justes, adaptés à ce type de récit. Différentes émotions sont utilisées idéalement, la peine, la douleur, le déchirement des séparations. C'est beau. Presque poétique. Une ode à l'amour selon moi. A la vie.

Le destin bouleversé par une rencontre, par une pulsion, une attirance. L'aventure poignante d'une femme qui décide de prendre le petit plus qui manque tant à son bonheur. Ce livre entre dans mon top 10 des livres favoris, bien évidement. Une de mes plus belles lectures à n'en pas douté. Une lecture que j'ai eu mal de terminée. Il m'a été difficile de quitter Emma, qui m'a pris au coeur par son authenticité, son entièreté. 

Gregoire Delacourt a ajouté un petit plus qui a sublimé ma lecture. Des passages, une référence à "La chèvre de Monsieur Seguin" d'Alphonse Daudet. Sûrement mon livre préféré qu'en je n'étais qu'une fillette. Voila comment on signe un magnifique coup de coeur.

3
À propos de : Comme d'habitude

Comme d'habitude est le récit de Cécile, mère d'Antoine précisément. Antoine qui est autiste. Dans son livre, Cécile nous décrit son combat du quotidien depuis la naissance de son fils, le 10 mai 1994. Un combat qu'elle a d'abord mené à l'aveuglette puisque les signes autistiques d'Antoine ne sont décelés qu'à ces quatre ans. Elle parle de ses échecs en tant que mère, de ses choix pour offrir à ses enfants une vie normale malgré le handicap de son fils. Cécile est une femme forte, mais dans ce roman, elle délivre ses faiblesses. Et l'on peut que ressentir un profond sentiment d'admiration pour cette femme. Mais avant tout, elle n'en parle pas simplement à nous, lecteurs mais avant tout, à Antoine. Car plus qu'un témoignage, c'est une magnifique déclaration d'amour d'une mère à son enfant.

Cécile Pivot est entière dans ce livre, elle ne dissimule rien de ses choix parfois mauvais. Elle est en totale transparence envers son fils, envers sa famille, et envers nous. A certains passages du livre, j'ai été un peu surprise par ses choix, mais qui suis-je pour porter un jugement ?! Personne ! Et ça m'a fait réfléchir, m'a poussé à remballer mes préjugés à deux francs car je n'ai aucun bagages pour me permettre de juger cette femme. C'est sûrement ce que j'ai le plus aimé dans ma lecture, la remise en question qu'elle a causé en moi. Merci à elle pour ça. Merci aussi pour ce magnifique témoignage d'amour. De multiples anecdotes viennent étayer ses propos, ce qui pousse le lecteur à se sentir en totale immersion dans la vie de ces deux êtres.

Je terminerais par dire que c'est un magnifique récit sur l'amour d'une mère, bien plus qu'un simple témoignage sur l'autisme. Une belle lettre d'amour et de force.

4
À propos de : Horrora Borealis

On m'avait beaucoup parlé de Nicolas Feuz et des écrits. Alors quand l'opportunité d'en lire enfin un s'est présenté à moi, je n'ai pas refusé. Et au début, c'était très mal engagé. A tel point que je n'étais pas sûre de pouvoir continuer ma lecture. Dans un premier temps, la période choisit pour le lire n'était pas très adaptée, ensuite j'étais beaucoup trop fatigué pour me concentrer réellement dans cette lecture. Mais j'ai persévéré et je n'en suis pas déçu.

Avant toute chose si vous souhaitez lire ce livre, préparez-vous à des longueurs piquantes. Car il faut le dire, Nicolas Feuz prends son temps pour installer l'univers, pour que toutes les pièces se mettent en place tout en vous balançant quelques phrases intrigantes par-ci, par là. Pour être tout à fait honnête, je n'aime pas qu'on tourne autour du pot et c'est clairement ce qu'a fait l'auteur et ce qui m'a le plus agacé. Pourtant quand enfin toutes les pièces du puzzle ont eu finis de s'emboîter les unes aux autres, tout est devenu clair. 

Nicolas Feux alterne deux phases de la vie de son personnage principal dans l'histoire, une zone de son passé (l'histoire en Laponie) et son présent (la prise d'otage). Un chapitre après l'autre. Je dois dire que par moment, cela m'a perdu. J'avais quelque peu de mal à me concentrer pendant plus d'un chapitre (la fatigue ne me permettait pas de discerner les chapitres...).

Malgré tout, je reconnais le talent de l'auteur, une plume incisive qui nous fait ressentir la violence du froid de Laponie, et captivante surtout car en dépit de tout ce qui me pousser à ne pas persévérer dans ma lecture, j'avais ce besoin d'en connaître la finalité. 

Cependant aux trois quarts du livre, l'auteur ne nous laisse plus aucun répit. Les révélations se succèdent, certaines incroyablement surprenantes, d'autres bien plus prévisibles. L'histoire se révélait de plus en plus sombre, malsaine, et aussi glaçante que la Laponie, elle-même. Et surtout, il m'a induite en erreur en ce qui concerne l'identité de son personnage principale, c'est d'ailleurs ce qui m'a le plus agréablement surprise venant de l'auteur. Ce retournement de situation complètement inattendu. 

2
À propos de : Norma

Dans son roman, Sofi Oksanen nous emmène dans le monde du cheveu. Norma est dotée de cheveux qui poussent à une vitesse impressionnante et qui sont doués de sensibilité. Grâce à ses cheveux, elle peut déceler la maladie dont sont atteints les gens qui l'approchent. Capacité qui lui provient d'une de ses ancêtres. Sans que Norma ne le sache, sa mère se fait embaucher dans un salon de coiffure et se lance dans le trafic de cheveux... Cependant derrière ce trafic de cheveux, autre chose se trame... Et la mère de Norma fini par mettre fin à ses jours... Mais est-ce vraiment un suicide ?

Norma est un roman un peu particulier. Je m'attendais à une enquête policière, quelque chose de basique probablement. Mais je n'avais pas envisagé le côté complètement surnaturel du livre et je n'ai malheureusement pas réussi à m'en imprégner. Le sujet du trafic de cheveux qui dissimule le trafic de bébés. C'était trop pour moi. Beaucoup tiré par les cheveux (sans mauvais jeu de mot). Pourtant j'étais curieuse et impatiente de découvrir l'univers de Sofi Oksanen. Finalement, je me rends compte que ça n'est pas un univers qui me correspond réellement.

Comme je le disais, je n'ai pas réussi à rentrer dans ce livre. J'ai été dérouté par la multitude d'intrigue qu'on trouve dans ce livre. Je n'ai pas trouvé de réel fil conducteur, m'embrouillant l'esprit au fil de ma lecture. La cohérence m'a clairement manquée. J'ai dû me forcer à continuer de lire ce livre, et ce fût très difficile. J'ai eu envie d'abandonner à de nombreuses reprises. J'avais envie de connaître l'auteur après avoir entendu parler de Purge, et j'aurai probablement dû commencer par ce livre avant de lire Norma. 

2
À propos de : Norma

Dans son roman, Sofi Oksanen nous emmène dans le monde du cheveu. Norma est dotée de cheveux qui poussent à une vitesse impressionnante et qui sont doués de sensibilité. Grâce à ses cheveux, elle peut déceler la maladie dont sont atteints les gens qui l'approchent. Capacité qui lui provient d'une de ses ancêtres. Sans que Norma ne le sache, sa mère se fait embaucher dans un salon de coiffure et se lance dans le trafic de cheveux... Cependant derrière ce trafic de cheveux, autre chose se trame... Et la mère de Norma fini par mettre fin à ses jours... Mais est-ce vraiment un suicide ?

Norma est un roman un peu particulier. Je m'attendais à une enquête policière, quelque chose de basique probablement. Mais je n'avais pas envisagé le côté complètement surnaturel du livre et je n'ai malheureusement pas réussi à m'en imprégner. Le sujet du trafic de cheveux qui dissimule le trafic de bébés. C'était trop pour moi. Beaucoup tiré par les cheveux (sans mauvais jeu de mot). Pourtant j'étais curieuse et impatiente de découvrir l'univers de Sofi Oksanen. Finalement, je me rends compte que ça n'est pas un univers qui me correspond réellement.

Comme je le disais, je n'ai pas réussi à rentrer dans ce livre. J'ai été dérouté par la multitude d'intrigue qu'on trouve dans ce livre. Je n'ai pas trouvé de réel fil conducteur, m'embrouillant l'esprit au fil de ma lecture. La cohérence m'a clairement manquée. J'ai dû me forcer à continuer de lire ce livre, et ce fût très difficile. J'ai eu envie d'abandonner à de nombreuses reprises. J'avais envie de connaître l'auteur après avoir entendu parler de Purge, et j'aurai probablement dû commencer par ce livre avant de lire Norma. 

Portrait de loudiebouhlis