COMPTE | mielmur21

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Ce très beau roman de Duong Thy HUONG, raconte l'histoire de Thanh, un jeune vietnamien homosexuel. Nous découvrons Thanh en prison, confronté à la dureté de ce système, aux relations avec les gardiens et les autres détenus. En prison, pour un motif que nous découvrons au fur et à mesure qu'avance l'histoire. Avec des flash-back, nous visitons petit bout par petit bout le passé de ce personnage, que l'on découvre sensible et cultivé, un garçon sans histoire et très bon élève. Terrifié à l'idée d'être rejeté ou de voir sa famille mise au ban de la société, Thanh va s'enfuir en compagnie de son amant, un mauvais garçon de son village. Cette histoire est touchante et passionnante malgré quelques passages un peu longs en histoires trop fournies de détails et qui font un peu perdre le fil de l’histoire principale c'est-à-dire le thème de l’homosexualité évidemment très mal acceptée au Vietnam. Par contre une magnifique description des paysages qui donne envie de partir sur le champ et visiter ce beau pays, les nuances de vert profond et de bleu intense jusqu'à la teinte du jade et au dessus des nuages une forme de voile en fine dentelle aux motifs sans cesse changeants en fonction de l'intensité lumineuse du crépuscule, c’est à couper le souffle… Enfin tout au long de ce pavé, l’auteure nous parle de son Vietnam dont elle n'est plus citoyenne parce qu'opposante, ses livres y sont d’ailleurs interdits.
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Un livre assez étrange, divisé en quatre parties, chacune correspondant à une saison, et le tout représentant la dernière année avant la fin du monde. Ce court roman dont la narratrice est une enfant de 13 ans qui nous raconte ses croyances et sa vie, des idées un peu particulières puisqu'elle fait partie d'une famille et d'une congrégation qui attendent et se préparent avec enthousiasme à la fin des temps. Je n’ai pas aimé la construction, les phrases, c’est assez dérangeant, cela m’a gênée quelque part ! Je me suis cependant posée une question sur cette adolescente et son quotidien, ses interdits, toutes les questions qu'elle se pose sans y trouver de réelles réponses ou même rassurantes, j’ai tout de suite pensé à une enfance volée, une vie traumatisante. Et pourtant, jamais je ne me suis sentie émue mais plutôt agacée et pas vraiment touchée, il manque quelque chose dans ce récit, c’est bizarre !
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Encore des femmes qui souffrent et des hommes aussi, mais dans ce roman on parle beaucoup des femmes, des femmes enfermées derrière les murs de briques de prisons infâmes, des femmes qui se retrouvent derrière les barreaux pour avoir osé défendre leurs idées de liberté. Nous sommes en Iran à Téhéran en 1983, le roman commence dans l’horreur sous le régime des Mollahs, ils frappent fort ces gens là pour élimer « les déchets de l’humanité » ! Tout commence dans la prison, d'Evin, une jeune femme Azar est "trimbalée" d'hôpital en hôpital sur le point d'accoucher. La première partie du texte raconte l'arrivée de sa petite fille et sa vie avec elle en prison, puis l'histoire continue avec les enfants de l'une de ses co-détenues et ainsi de suite, retraçant le portrait de trois générations. Ce livre nous offre des histoires injustes mais aussi un tableau précis de ce que pouvait et peut être la vie en Iran pour les femmes, grand-mère, mère ou fille. Ce récit court est toujours tissé sur les liens de la parenté et de l’amitié et heureusement, il se termine sur une touche d’espoir alors imaginons une belle allée colorée par de superbes arbres mauves « les Jacarandas ».
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À propos de : Les Dieux sont vaches
Découverte d’une auteure G. HAMON et j’ai aimé. Comment trouver la force d’accompagner une personne que l’on aime et qui est en fin de vie, même si cette personne n’a pas toujours été «à la hauteur ». Zélie aime sa maman plus que tout et Caroline aime sa fille même si cette mère est très spéciale et fantasque ; Dans sa 58ème années, Caroline repousse la connaissance de sa maladie, ignorant ou feignant de savoir que ce qu'elle a, est réellement grave ! Ce récit m’a tout de suite émue par la manière de raconter, un je-ne sais quoi de ‘Rien ne s’oppose à la nuit » mais pas tout à fait dans la même ambiance, pas appréhender et écrit dans le même ordre et de la même façon. Zélie dès le début du roman, parle de sa maman malade, de sa déchéance, même si cette mère a mené une vie dissolue entre mari et amants, c’est sa maman, elle l’aime, elle lui pardonne, elle ne l’abandonnera pas dans les derniers jours de sa vie, elle sait qu’elle va mourir et elle lui donne le meilleur d’elle-même, elle la soutient et l'entoure surtout jusqu’au bout. Un témoignage bouleversant d’une vie bien remplie, un récit poignant mais surtout très triste.
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À propos de : L'Aquarelliste
Bianca, une jeune femme indépendante venant d’Angleterre rêve de vivre de son art et, pour cela, accepter la proposition d'un célèbre poète de venir travailler chez lui au recensement d'un nombre important de végétaux. Botaniste et peintre, Bianca va faire preuve de son talent. L’histoire se déroule en Italie XIXe siècle, les autrichiens y avaient une grande place dans cette région de Milan. On y croise des discussions secrètes dans les jardins. Bianca se questionne sur les origines de cette Pia, domestique privilégiée par la famille et on se questionne aussi sur elle en tant qu'étrangère car elle a un don, elle possède des doigts de fée… Les phrases sont longues, suaves, les mots chantent à nos oreilles, nous sommes projetés au coeur du jardin de Brusuglio, abrités de la chaleur à l'ombre des arbres fruitiers. C'est un roman très féminin par son apparence et par son contenu. Les femmes y prennent beaucoup de place même si on sait très bien qu'elles avaient très peu d'influence à cette époque ! Une époque sévère où chacun doit tenir sa place et lutter contre les élans du coeur pour sauver les apparences. C’est un roman qui se savoure très lentement.
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À propos de : L'Ombre douce
Comme j’ai aimé ce court roman, nous sommes en Indochine en 1954 dans un hôpital militaire de Hanoï, Mai jeune infirmière va rencontrer son prince charmant Yann, un jeune soldat blessé qu’elle va soigner avec dévotion, (mais hélas elle est promise, tradition oblige). C’est captivant, bien écrit, poétique ; une histoire bien marquée par la guerre et tout ce qui gravitent autour conflits, traditions, traumatismes, alors il n'y aura pas d'amour heureux entre le jeune breton de Belle Ile et la jolie Annamite et c'est dans le drame que se termine ce roman mais j’ai pourtant pris un réel plaisir à le lire car c’est émouvant. « L’ombre douce », est un livre triste mais qui apaise à la fois.
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À propos de : Traîne-Savane
Ce n’est pas le genre de lecture qui aurait pu m’attirer et pourtant l’écriture de Guillaume Jan rend cette aventure tellement vivante, très instructive par son constat de la vie au Congo. Des chapitres forts intéressants qui alternent le voyage de Livingstone et sa compagne Belange, nos deux baroudeurs et de vrais aventuriers. Ce périple nous fait découvrir les longues marches à la rencontre de Pygmées, on s’enfonce la jungle, escorté par des bruits bizarres, des odeurs mêlées de pluie. On s'imagine également aux côtés de Livingstone, ce Mundélé (blanc en Lingala) aux nombreux défauts mais aussi touchant par son amour sincère qu'il porte à l'Afrique, traversant les lacs, les affluents, les cascades, les plateaux, les savanes, les marécages, les mangroves et les lagunes de l'Afrique australe. Dans ce récit, on est bien loin de la vie en Europe, je ne pouvais jamais imaginer une vie pareille sur la planète car franchement dans ce livre on y est, on vit chaque instant en compagnie de nos deux héros, quelle belle épopée et une sacrée histoire à raconter, la preuve, je reste fascinée car ce périple est passionnant et touchant. Et puis on imagine, toute la splendeur des paysages qui doivent être d’une beauté indescriptible. Partez pour ce voyage, vous ne serez pas déçus.
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À propos de : L'Éternel
Même si dans ce livre il y a une imagination débordante de la part de l’auteur, je me suis ennuyée dans cette lecture qui passe trop souvent du coq à l’âne, l’histoire est décousue et franchement cette narration m’a pesée, je ne suis pas allée au bout, j’avais l’impression souvent de perdre le fil, je laisse donc volontiers ce livre aux amateurs de vampires, une sorte de sauce Twilight, de trop nombreuses scènes choquantes de sexe ou autres et trop de sang déversé, beurk… Au départ déjà pas attirée pour ce genre de lecture et j’ai pourtant essayé de m’y intéressé par curiosité mais non pas possible, je n’accroche pas du tout, le texte ne me parle pas, les personnages encore moins, notamment leurs comportements, leurs réactions, bref, grosse déception et pour l’Eternel, honnêtement aucun intérêt. Enfin ce n'est que mon avis.
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La ballade d’Hester Day raconte les péripéties de cette jeune fille Hester, 18 ans, gamine un peu paumée, incomprise par son entourage, asociale sans être véritablement rebelle, juste incapable de projeter sur son avenir. A la veille de rentrer à l'université, elle va, sur un coup de tête, se marier avec un apprenti poète qu'elle connait à peine puis embarquer avec lui pour un road-trip en camping car en emmenant dans ses bagages son petit cousin de dix ans. On ne peut pas dire que je sois rentrée dans son histoire, une ado qui se cherche, des dialogues pas très percutants, la manière de raconter ne m’a pas emballée, des expressions qui se répètent et ne sont pas très élégantes, des grossièretés dont on a pas besoin. La personnalité de cette fille n'a soulevé chez moi aucune sympathie, empathie, compréhension ou regard attendrissant, non franchement pas grand-chose pour cette lecture, même avec le petit garçon qu’elle décide d’emmener, rien ne se passe, l’histoire est plate, ce récit n’apporte rien, si peut être le mal être de cette jeune fille mais je n’ai pas accroché.
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Une lecture dont les pages se tournent seules parce que la magie opère, une écriture fluide, légère comme un papillon parce que les sentiments emportent. Un magnifique roman d'amour empreint de sensibilité, de délicatesse. Une bouleversante histoire d'amour mise à l'épreuve par bien des obstacles. C'est l'histoire de Tin Win de sa naissance en Birmanie à sa vie d'homme, avocat New Yorkais. Toute son histoire est contée à sa fille Julia car Tin Win a disparu depuis quatre ans. Pourquoi ? Il vous suffit d'écouter U Ba et vous partirez pour Kalaw, petite ville tranquille dans les montagnes birmanes, afin d'y découvrir une autre culture, une philosophie de vie, des personnages capables d'écouter, d'une richesse intérieure et de spiritualité. J’ai été obligée à verser quelques larmes, mais se seront des larmes de joie et comme le dis si bien Bookaure « lisez le et … parlez en !!! », c'est un roman magnifique, il faut le lire ! Une véritable leçon d’humanité mais aussi un voyage fantastique sur les terres birmanes dans les airs aux parfums enivrants. Une bien douce et attendrissante histoire, j’ai adoré, et croyez moi, je vais le recommander celui-ci.

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Portrait de mielmur21