COMPTE | Nadge YouCanRead

5

Attention livre touchant.

J’ai choisi ce livre car j’adore la plume de l’auteur, pour avoir déjà lu deux de ses romans et j’avais vraiment envie de prendre une bouffée d'air frais (en ce temps de canicule). Et je ne suis pas déçue.

L'histoire est très simple : un beau jour Marie, jeune épouse au foyer, quitte son mari pour aller vivre à Paris, elle laisse son fils Jean, petit bonhomme de 6 ans, chez sa mère Lucette (appelée mémé Lucette, adepte du tricotage). Jean va donc vivre avec sa grand-mère, dans des conditions assez modestes, dans l’attente du retour de sa mère. Leur quotidien est rythmé par la messe, le cimetière pour rendre visite au grand-père et à l’oncle, le jardin et la découverte pour ce petit garçon des légumes, les commerçants du quartier, les cousins et les copains…et bien entendu l’école.

Jean est tellement attachant, posant sans cesse des questions sur la vie et gardant sa valise à proximité. Mais il va perdre son innocence au fil des pages/des années et de l’absence prolongée de sa mère, et ce malgré les subterfuges de sa grand-mère pour essayer de lui redonner le moral.

Lucette à sa façon est également très attachante, malgré ce petit côté distant qu’avait cette génération, en ne montrant pas ses sentiments malgré un très grand cœur.

Je ne vais pas vous dévoiler la suite de l’histoire, ni la fin. Il faut vraiment lire ce roman. La dédicace de fin est particulièrement poignante, et nous rappelle que nous avons de la chance d’être des femmes aujourd’hui et que certaines ont dû se battre (contre leurs familles, contre la bonne pensée et les mœurs…) pour en arriver là.

Ce roman est très drôle, rempli de tendresse et poignant, rempli comme toujours d’émotions. C’est un hommage à l’amour et à la famille, des liens très forts, invisibles qui peuvent nous unir. Je ne vous cache pas que j’ai également pleuré sur certains passages, tellement les émotions sont fortes et rappellent forcément des tranches de vie. Il se lit très rapidement et ne laisse pas indemne.

Un merci tout particulier à l’auteur, grâce à qui j’ai beaucoup repensé à ma grand-mère (les légumes dans le jardin, j’aurai pu faire la même).

Avis blog :
https://sawisa.wixsite.com/youcanread/post/2019/07/13/au-petit-bonheur-l...

4
À propos de : Minute, papillon !

Je poursuis mes lectures feel-good de l’été avec ma valeur sûre, Aurelie Valognes, dans Minute Papillon.

Rose, 36 ans, une vie terriblement banale, apprend que Baptiste, son fils de 18 ans, va quitter la maison pour vivre avec sa petite amie et là, son monde s’écroule. Il la défie de lui révéler un lourd secret de famille, sinon elle ne le reverra plus…dure dilemme, elle qui a gardé ce secret depuis si longtemps.

Elle perd dans la foulée son travail de nounou avec le déménagement des parents d’un charmant petit bout de chou.

C’est alors qu’elle va faire la rencontre de Colette une vieille dame, qui va la stimuler et la révéler. Elle ne va plus être seulement une maman un peu fade, qui n’assume pas ses envies, elle va, au travers de Colette, devenir celle qu’elle veut être.

Ce roman est une bonne dose de douceur et de bonheur, sur les liens intergénérationnels, entre enfants (de tout âge) et parents, entre voisins, entre amis, entre anciens amours…une vision également assez critique de certains travers de notre société actuelle, présentés avec humour !

Deux petit regrets cependant : le côté « Happy End » de l’histoire (comme souvent/toujours avec cette auteur), mais je trouve que dans ce roman, le trait est un peu forcé.et des personnages un peu caricaturaux (les gentils bien trop gentils, les bourgeois trop bourgeois…). Mais les personnages restent attachants et très touchants.

En résumé, c’est émouvant et assez drôle ! Vous adorerez suivre l’évolution de Rose…

Et comme toujours, mention spécial aux titres des chapitres, tous aussi imaginatifs que drôles.

Avis blog : https://sawisa.wixsite.com/youcanread/post/2019/07/28/minute-papillon-au...

4

J'aime beaucoup la plume d'Aurélie Valognes et c'est donc avec impatience que j'attend la sortie d'un nouvel opus en poche (et dernier achat en direct dans ma librairie avant le confinement!).

Un roman en deux temps : le 1er sur la retraite et les impacts sur le couple, et un 2ème sur l'environnement.

Autant, d'après le résumé du roman, je m'attendais à la 1ère partie du roman, sur le "passage" à la retraite, mais bien moins à la 2ème partie, amenée en douceur.

Un fil rouge, le lien et la transmission.

Bernard, tout jeune retraité, voit sa vie bousculée, lui qui a tout donné pour sa carrière professionnelle, qui a fait passer son travail avant sa famille. Brigitte, déjà retraitée mais très active entre ses amis, ses visites à la maison de retraite..., attend ce moment avec impatience, pour pouvoir faire tout ce qu'il n'avait pas pu faire avant, mais avec une pointe de peur quant à la réaction de son mari. Il lui faut appréhender les nouveaux aspects de sa nouvelle vie, lutter contre ce sentiment de "ne plus servir à rien". Les retrouvailles tant attendues ne vont pas se passer exactement comme prévues. Le couple va vivre des turbulences, il n'est pas facile de vivre ensemble 24/24 quand on n'a fait que se croiser pendant plus de 35 ans. Ajoutez à cela les conseils ou les "blabla" de la voisine, alias Einstein, et la mayonnaise va monter!!

Sur les conseils (les ordres) de sa femme, il va passer du temps avec ses petit-enfants, rattraper ce qu'il n'a pas pu faire avec son fils. Et une autre question en parallèle : Bernard est accro à son travail, il se sur-investit... mais qu'en est-il de son fils? reproduit-il les mêmes actions que son père? Certains gènes sont-ils transmis entre les générations (comme la collection des petites cuillères)?

Et c'est dans ce cadre là que l'on va entrer dans le 2ème temps du roman. Bernard va aider, pendant les vacances, son petit-fils Paul sur son exposé, le 7ème continent. Une claque ou une révélation : il faut protéger la nature, petits gestes par petits gestes, actions au quotidien. Il va se doter d'une conscience verte très poussée, voir jusqu'à l'extrême dans son zéro déchets, ce qui va là aussi mettre en difficulté son couple.

En petit bémol, la belle-fille très (trop) cliché à mon sens, idem pour les voisins. Les répliques de la petite-fille un peu trop forcées, pas de son âge (par moment, on frise la caricature de la madame je sais tout).

On retrouve bien entendu la tendresse, les personnages attachants, les histoires et les tracasseries du quotidien, thèmes récurrents dans les romans d'Aurélie Valognes. Et elle le fait bien, c'est frais, c'est léger et le tout avec une grosse dose d'humour. Au final, je retiens l'importance de la transmission : la transmission des savoirs (savoir être, savoir faire, connaissances) et celle plus large de la nature.

L'envie d'être des passeurs (et pas des saccageurs) et savoir apprendre de ses erreurs.

A la fin du roman, l'auteur nous explique l'origine de ce roman, le pourquoi, la genèse. J'aime beaucoup ces quelques pages où elle se livre à ses lecteurs.

En résumé, contrairement à certains autres romans, comme Au petit bonheur la chance qui a été un de mes coups de cœur 2019, j'ai eu un peu plus de mal à entrer dans cette histoire, surtout dans la 1ère partie.

J'ai un peu plus adhéré à la 2ème moitié du roman. La famille reste attachante. J'aime beaucoup la grand-mère, qui a toujours le bon mot et qui m'a rappelé ma propre grand-mère.

Des sujets dans l'air du temps (retraite, protection de l'environnement), une approche tout en légèreté, en humour, l'écriture reste fluide et les chapitres courts. Mais je suis un peu moins convaincue que les 1ers romans, même si cela reste une lecture agréable.

Petit plus : comme toujours, les titres des chapitres, toujours aussi drôles!!

3

Pour être honnête, j'appréhendais un peu un roman sur une interne en médecine. Peur qu'il soit trop technique (l'auteur étant elle-même médecin), mais, même si les scènes de l’hôpital semblent bien réelles, les termes médicaux sont compréhensibles même pour des néophytes.

On y découvre d'un côté la vie de l'hôpital côté coulisse (loin des stéréotype des séries télé US) et le quotidien de Marie-Lou entre ses gardes, ses collègues et la maladie bien présente de ses patients et d'un autre côté sa colloc et le cousin de celle-ci (sans oublier Écume, le fidèle chien).

Alerte spoil : avant de commencer ce roman, je me demandais pourquoi ce titre? Cela renvoie aux yeux de Mathieu, le doux rêveur. Je trouve la comparaison très poétique et touchante.

A plusieurs endroits du roman, l'auteur y fait référence, et je trouve cela très beau. Je m’imagine du coup très bien ce personnage.

Un 1er roman (d'une série de trois romans) assez agréable, qui se lit très facilement. C'est bien écrit, avec de l'humour. On s'attache à Marie-Lou, on a envie d'en savoir plus sur Mathieu, et on veut voir comment elle va poursuivre sa carrière...qui débute plutôt bien.

Quelques clichés sur la Bretagne, entre la météo, le ciré jaune, le cidre et les crêpes, mais c'est bien amené et l'auteur ne se moque pas de cette région, elle la met plutôt en avant.

Mari-Lou est un personnage touchant, qui évolue au fil des pages, qui mûri et grandi.

Elle est pleine d'ambition (dans le bon sens du terme), elle aime son métier qui est en "perpétuelle évolution et qu'elle trouve passionnant". Elle est pétillante, a de inquiétudes, des coups de cœur et des rêves, bref une jeune femme moderne, même si un peu naïve.

Entre amour et amitié, un beau roman agréable sur la transition vers l'âge adulte où on quitte le nid. Il n'y a pas vraiment de suspense (quoi que un petit rebondissement en fin de roman), mais ça reste léger.

Je pense que je lirais le 2ème tome.

5
À propos de : Lumière noire

J'ai été conseillé pour ce roman par Zaz, que je remercie pour cette découverte. (Elle m'avait aussi prévenue que le début était un peu hard).

On suit Flora, victime d'un kidnapping pour devenir esclave sexuelle.

Elle a été secouru près d'un an après...et son ravisseur tué sur le coup lors de l'assaut.

On est dans sa tête, presque à ces côtés, c'est assez perturbant par moment d'ailleurs. L'aspect psychologique de ce roman est d'ailleurs très intéressant, l'auteur explique ses sentiments, son ressenti, sans faux semblant.

L'usure psychologique de la victime (logée dans un cercueil en pin, ce qui est quand même effroyable), la pression et les menaces du kidnappeur, l'ascendant qui est pris, le côté malsain de la relation victime/bourreau qui s'installe... ces aspects sont très bien décrits, et semblent tellement réels. J'imagine que l'auteur a du faire un gros travail de recherche sur les enlèvements, les témoignages des victimes et des proches. Le reconstruction après, tant pour la victime que pour ses proches, les non-dits, les gestes les regards. L'étude des comportements est vraiment un des gros points forts de ce roman.

Flora va donc lutter contre ses démons en mettant à profit son "expérience", le tout dans un esprit de vengeance et/ou d'absolution.

Et va se retrouver dans une nouvelle situation de captivité... avec un certain esprit de répétition et des coïncidences assez troublantes (même est-ce bien des coïncidences??).

La fin est plutôt logique (et prévisible, avec des indices semés au fil des pages) mais bien amenée par l'auteur, avec un suspense qui monte crescendo et une confrontation finale assez forte et intense.

En plus de Flora, on suit aussi l'enquête côté police, avec l'inspectrice DD Warren. C'est aussi instructif de voir les interrogations de la police, le cheminement et le stress de ne pas voir l'enquête avancée. On travaille à leurs côtés, pour tenter de découvrir le fin mot de l'histoire. Il y a aussi Samuel, qui accompagne les victimes. Les moments de doutes, les interrogations...montrent la force et la faiblesse des enquêteurs.

Les personnages dans leur ensemble sont plutôt complexes et j'ai aimé ce point (chacun a un côté clair et un côté plus sombre).

On alterne donc au fil des chapitres entre la Flora du passé, la Flora actuelle, la survivante, en "chasse" puis prisonnière, et la police. Ce rythme est très prenant au final et addictif, avec des rebondissements.

Léger bémol avec un petit passage au milieu un peu plus long peut être.

Roman sombre, certes, mais palpitant, au rythme très soutenu, bien écrit. Prenant et glaçant du début à la fin, et touchant (pour ne pas dire émouvant) et un hommage à l'instinct de survie qui nous habite.

Idéal pour l'été!

5

Avec Paulette, c'est un peu les montagnes russes : on se dit que c'est une petite vieille dame un peu aigrie, qui aime jouer des tours à ses proches, mais on sait bien qu'elle se sert de cette façade pour se protéger.

Au fil des pages, on découvre la vraie Paulette, on s'attache à elle et on se rend compte que sous cette force à toute épreuve, elle est toujours une petite fille si fragile.

Je ne vais pas résumer le livre, seulement dire qu'il y a de belles surprises, et qu'il est très agréable à lire. Une touche d'humour et une plume légère, qui en font un bon feel-good.

Le mot principal de ce roman est pour moi : sensibilité.

Quand Georges casse les oreilles des petits Lu pour les mettre dans un bocal, pour "quelqu'un qui les aime plus que lui", quand Juliette protège à travers son petit cahier son prince charmant imaginaire, quand Nour prépare des bons repas si copieux, quand Hippolyte invente un parcours pour que les limaces ne ravagent pas le potager...

La sensibilité se cache dans tous ces petits gestes, peut être que l'on ne s'en rend pas compte au final, mais quand on y regarde de plus près, c'est une évidence.

C'est également ces personnages, tous différents, si attachants, qui fait que l'on se projette en eux, on connait tous une grand-mère un peu "bique" ou une cuisinière au grand cœur.

Ce roman est aussi un beau voyage à New York. Comme le dit Paulette "la promesse d'un voyage est déjà un voyage".

J'ai redécouvert la ville qui ne dort pas, sous le regard et dans les souvenirs de Georges. La balade au bord de l'Hudson, une escale vers la statue de la Liberté, un cupcake à Magnolia Bakery (pour les fans de Sex and the City, c'est un petit clin d’œil, et pour les gourmands, une adresse que je conseille ++).

Un roman qui interroge sur l'avancée en âge (pour ne pas dire la vieillesse) : au début du roman, Paulette se sent abandonnée par sa famille, perdue dans un monde qui n'est pas le sien.

C'est avec tendresse que l'on a envie de l'aider, de faire ouvrir les yeux de son fils (mention spéciale à la belle fille, idéale et parfaite dans le cliché du dragon) et de croire aux 2ème chances.

On découvre son secret, bien enfouie. Le passage de l'hôpital m'a remué : on voit à travers le regard de Paulette la vie d'un malade, qui compte les jours, et qui se bat contre un ennemi invisible. Cette volonté de rester forte devant les autres, le regard des autres, des proches, justement qui pèse tout autant que la maladie. Cela m'a beaucoup fait réfléchir, je l'admet.

J'ai un moment hésité à lire le dernier chapitre, j'appréhendais une certaine réalité, je me suis lancé et j'ai terminé avec les larmes aux yeux... et oui, ce dernier chapitre apporte avec lui une bonne nouvelle, comme un renouveau et est terriblement émouvant et surprenant. Enfin la fin laisse la porte ouverte à notre imagination. J'ai écrit dans ma tête un chapitre 46, où Mr Georges faisait visiter New York à toute l'équipe de l'auberge, où le petit Paul ferait ses 1ers pas sur la 5ème avenue, sous le regard rieur de Mme Paulette.

Mention spéciale pour la "bande son" du roman, là aussi, elle est pleine de vie et donne envie de swinguer et de chanter à tue tête!

En résumé, une très belle rencontre avec la fine équipe de l'Auberge de Mr Yvon, où règne une réelle générosité et une simplicité toute "bête" mais qui réchauffe le cœur. Une belle découverte avec cette auteur pleine de peps et de fraîcheur.

Un sujet lourd à aborder, mais si bien amené et traité avec délicatesse.

C'est pétillant et pleins d'amour, à recommander.

5
À propos de : Mamie Luger

Attention coup de pelles en vue et surtout un énorme coup de cœur!!!

Berthe a 102 ans, toute sa tête et encore de très bons réflexes, elle semble si fragile mais ne vous fiez pas aux apparences. Elle a vécu à sa façon deux guerres, l'occupation nazie (d'où le surnom de mamie Luger, pistolet utilisé par les nazis qu'elle a dérobé à un jeune nazi un peu trop "assaillant"), la vie à la campagne avec les regards de travers et les racontars... elle va aider un jeune couple de tourtereaux (un peu meurtrier, mais l'amour n'est-il pas plus fort que tout??) à s'enfuir, et pour retarder la police, elle va passer à table... et raconter quelques assassinats (plus ou moins justifiés, à vous de vous faire une idée, aucun jugement dans ce roman, juste des faits).

Je ne donnerais pas plus de détails de l'histoire, chaque petit élément a son importance et je préfère vous laisser la découvrir et vous faire surprendre comme j'ai pu l'être. Et c'est donc placée en garde à vue avec Ventura qu'elle va tout raconter, sans omettre aucun détails! Voilà l'histoire d'un roman très original, qui tord le coup au cliché des vielles dames!

Très peu de temps mort, tant cette grand-mère a de la ressource et une répartie à toutes épreuves! Et des épreuves et des drames, on peut dire qu'elle en a vécue quelques-uns. Avec son franc-parler et son vocabulaire bien à elle et imagé, elle touche en plein cœur (et pas en pleine tête, ça, elle le fait avec sa pelle!).

On alterne cependant entre humour, passage plus noir, l'amour et le suspense... on est captivé par cette plume!

J'ai adoré les histoires de couples de Melle Gavignol et son histoire d'amour avec Luther...mais elles cachent aussi une existence difficile, voir brutale, des choses cruelles qui ne sortent pas des murs des maisons! Un témoignage poignant.

D'une certaine façon, c'est aussi un roman de femmes (sa grand-mère Nana qui fabrique de l'eau de vie et qui donne de précieux conseils, sa mère, elle et quelques personnages féminins qui croisent les lignes de ce roman), un hommage à celles qui se sont battues et qui se battent encore aujourd'hui pour leurs droits et/ou pour leur vie. Elles peuvent être sauvages, un peu rudes, mais aussi sensibles, fragiles et fortes à la fois.

Un texte terriblement féministe, qui amène à réfléchir sur la place de la femme dans la société.

Petit plus (pour certains, ça n'aura pas d'importance, mais pour moi, si) : ce roman se passe dans le Cantal. Berthe habite une maison auvergnate, de famille. Quand elle descend à la cave, je revois ma grand-mère descendre dans la sienne... sa cave avait un plafond un peu bas et la sol était aussi en terre... mais je ne préfère pas savoir quel(s) secret(s) elle renferme!! La gnôle chez nous était dans des vieilles bouteilles de Perrier en verre, avec une étiquette indiquant plus ou moins la contenance et elle était aussi plutôt forte!

Comme je le disais un gros coup de cœur, pour ce drôle de binôme, une mamie déjantée et un inspecteur (Lino ou Lionel, on ne sait plus trop) qui va devoir la faire parler (et l'écouter).

C'est décalé et sacrément original, il m'a fait rire bien sur mais il m'a aussi touché, tout un paradoxe!! L'auteur utilise l'humour pour évoquer des sujets graves et encore très (trop) contemporains tel que le viol, le racisme, la rancune , l'émancipation des femmes et la vengeance...

Je recommande ce roman plein d'humanité, de tendresse et d'émotions avec une serialkilleuse Cantalou. Berthe, une femme libre (jusqu'au bout)!!

Portrait de Nadge YouCanRead