COMPTE | Olivier BIHL

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À propos de : Le journal de Myriam

Vérité, crudité, combien de conflits encore vont emmener de tels traumatismes et générations perdues ? Il faut le lire et le relire, le transmettre le plus possible tant sa simplicité et sa relative innocence sont pures.

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Sur le papier l'originalité de l'expérience et les animaux choisis semblaient augurer d'un récit hors - norme... Hélas je suis passé complètement à côté, trop long, pas si drôle que cela, seuls les amateurs du genre pourront s'y retrouver.

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À propos de : Le Son du silence

A réception de ce livre, mon premier ressenti fut plutôt une certaine réticence. Une pianiste géniale au parcours particuilier, ok mais quoi d'autre. Grave premier sentiment, c'est un livre que j'ai lu d'une traite tant la matière traitée, celle d'un parcours hors - norme certes mais surtout un partage et un ressenti de la musique et de son sens, par l'écrit auprès d'un lecteur , comme moi, dépourvu de réelle culture musicale... est de grande qualité.

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À propos de : Objectif soleil

Comme des millions de personnes, j'ai suivi cette aventure même si ce fut sans une passion extrême, en lire le, récit, les détails, espoirs, réalisations, exploits et parfois déception, c'est lire le roman moderne d'un Jules Verne, mais ici à deux voix.

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Un livre simple, court, de bons principes avec des exercices pratiques, cela n'a pas produit chez moi des effets révolutionnaires mais une méthodologie simple et assez ludique qu'il faudra surement répéter et re tester ...

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À propos de : Colette et les siennes

Femmes à l'assaut d'un monde en guerre, d'un monde d'hommes, aux destins privés et professionnels mais ébauche du féminisme. Ce livre, parfois tros riche en détails, se lit avec intérêt. Une pierre de plus dans la connaissance de la France lors de la première Guerre Mondiale. Un monde de sororité de plumes et de passions diverses et parfois opposées.

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Une entrée en matières en tant que jury du Prix des lecteurs Documents Essais 2018 de grande qualité. Qualité du récit, originalité de la grille de lecture simple et de vrais éléments de compréhension.

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À propos de : Le Problème Spinoza
Et bien voilà un roman qui va dater dans mes lectures. A la fois roman, outil de vulgarisation du philosophe Spinoza, de simplification de la religion juive et de ses débats, de lecture des travers des dignitaires nazis les plus idéologiques et de l'Histoire du Monde au 17 ème et lors de la seconde guerre mondiale. Dans un tête à tête très érudit, le lecteurs se retrouve au coeur de deux histoires avec des personnages réels totalement différents et séparés par plusieurs siècles. D'un côté Baruch / Bento Spinoza, mis en procés directement et indirectement par la communauté juive dont il est issu. Philosophe, érudit, pronant une lecture directe des textes sacrés pour en déterminer les contradictions et par ailleurs, élève de Van Den Enden, il mène un double parcours d'apprentissage des philosophes grecs et de remise en cause des détournements des rabbins des textes sacrés à leur convenance. De l'autre le parcours d'un des idéologues les plus durs du nazisme et théoriciens de la race aryenne ; Alfred Rosenberg. Remarqué par ses professeurs dès le lycée pour ses propos antisémites et son aveuglement sur la pureté de la race aryenne et son amour inconsidéré de Goethe dont il ne peut comprendre la fascination de Spinoza. C'est tout au long de sa vie qu'il va continuer à s'interroger sur le bien fondé ou non de cette attirance en pensant en saisir les nuances avec la bibliothèque de Spinoza. C'est avec un certain brio qu'Irvin Yalom parvient à lier les destins contrariés et contraires des deux hommes représentant l'un et l'autre les faces les plus opposées de l'être humain et des interrogations existentielles et spirituelles. Un essai aussi ambitieux sur un théme récurant mais passionnant, la face du monde aurait-elle changée si Rosenberg avait été plus clairvoyant et séduit par l'approche du philiospohe ? C'est aussi deux histoires familiales et de lourdes interrogations sur ses racines que nous suivons ici. A lire absolument
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À propos de : Le Jeu des ombres
Résumer l'attrait de ce roman à une énième histoire difficile d'un couple en conflit serait une erreur. C'est une plongée dans un livre qui vous tient en haleine de bout en bout, par son style impeccable de précision, de concision et d'étude psychologique dans une famille de 5 personnes (adulte et enfants), profondément marquée par la culture, la dépendance amoureuse, la violence et l’emprise psychologique, l’alcoolisme, les traditions amérindiennes, la peinture, l'histoire d'un peuple et les problèmes d'identités. Problème d’identité pour les enfants et plus particulièrement pour Riel, adolescente en quête de ses racines indiennes, de l’impression de ne pas avoir su trouver sa place, doutant même de l’importance de son existence aux yeux de ses parents. Persuadée de l’imminence d’une catastrophe de fin du monde, elle construit, avec la complicité de son frère, Florian, une sorte de bulle de sauvegarde contre la violence des actes, propos et attitudes de son père comme de sa mère. Problème d’identité ensuite pour le père de famille, Gil, classifié et reconnu comme n’étant qu’un peintre amérindien, marqué par l’ombre tutélaire de Rembrandt, et à une moindre pureté de ses racines indiennes que ne l’est Irène. Violent, à ses heures, contre lui mais aussi contre les siens, désespérément amoureux de sa femme, ne sachant comment se comporter dans son rôle de père, Gil a construit toute son œuvre sur les portraits d’Irène, à chaque phase de sa vie, ne doutant pas que seul l’amour que lui inspire sa femme lui a donné le génie pictural et une certaine célébrité et n’ayant comme seule crainte que la passion amoureuse qui les unit se délite, marquant ainsi sa perte. C’est d’ailleurs cette crainte de l’infidélité possible d’Irène qui lui fait commettre l’erreur fatale de lire le carnet intime de cette dernière et qu’elle le découvre, au hasard d’une discussion. Pour Irène, cette découverte équivaut à une trahison et aussi constitue l’occasion, probablement attendue de mettre un terme à son couple et de lui donner l’élan nécessaire pour se sortir d’une relation où violence, alcoolisme, usure du sentiment amoureux constituent un quotidien où elle s’est perdue et coupée de tous. A l’heure où elle se découvre une demie – sœur, se veut libérée d’une relation si toxique qu’elle risque d’être un danger pour ses enfants, la tentation de prendre Gil à son jeu par l’entretien de fausses confidences, voir de confirmer des soupçons d’infidélité qu’il lui prête, à tort, est trop forte pour ne pas y céder et provoquer alors une issue qu’elle ne pouvait imaginer. Un jeu de miroirs, tout en finesse, d’une précision chirurgicale et à l’efficacité redoutable le tout doté d’une véritable sensibilité, voilà les atouts de ce livre.
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À propos de : Il était une rivière
De loin, un dépaysement total avec ce portrait sensible de la"Calamity Jane" ; Margo Crane au parcours si douloureux vers un bonheur simple de communion avec la nature, de chasse et aux rencontres masculines si peu fiables.. Se sortir d'un cercle famillial si crasseux, en rupture de mère et dans l'amour d'un grand -père et d'un père si brutalement disparus. De la bétise crasse à la violence masculine tout au long d'un parcours quasi initiatique, quelques moments de sérénité avec la chère rivière source de sérénité, Margo arrivera t'elle à trouver son ilôt de tendresse et de comprendre la désertion si trouble de sa mère ? Et auprès de qui? Portrait terriblement attachant, sur le fond d'une nature forte, belle d'une revanche sur un début de vie si heurté

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Portrait de Olivier BIHL