COMPTE | Olivier BIHL

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Un petit régal de lecture avec l'exotisme en plus... A la lecture de la quatrième de couverture, on pourrait craindre une gentille bluette amoureuse sous les cieux indochinois mais en fait on en est très loin. A la lecture de ce livre, on reconnaît dans le détail, les descriptions que François Lelord a parfaitement intégré la culture indochinoise, sa vie, depuis un certain nombre d'années, en Thaïlande et son séjour au Vietnam. Difficile de résumer ou de situer son livre dans un registre particulier, on y retrouve le parfum du Vietnam et de ses cités (Hanoï et Saigon) avec une richesse de paysages et une véritable complexité dans la civilisation et la culture. Même à l'aube des années 2000, Julien, fils d'un père avec énormément de principes moraux et d'une mère trop tôt disparue, a par intégrité, volontairement transigé avec sa volonté de faire carrière dans la recherche médicale pour la médecine classique et découvre, comme ses lecteurs, combien le Vietnam est à la fois beau et complexe. Alors qu'il pense n'avoir jamais été amoureux d'une femme en particulier et qu'il savoure une fonction symbolique auprès de l'ambassade de France au Vietnam, une épidémie éclate avec en première victime une religieuse française, l'amenant alors à se lancer dans la recherche de foyers endémiques dans le nord du pays avec Cléa, brillante scientifique anglaise spécialiste de l'Institut Pasteur, par ailleurs une de ses anciennes maîtresses, et découvrir qu'une jeune vietnamienne, Lumière d'Automne, semble l'attirer comme jamais. Entouré de Brunet, ancien militaire attaché à l'ambassade de France, du professeur Dang, chef de clinique et ancien héros militaire, Julien, un peu trop naïf, va être mêlé à une sombre histoire d'espionnage et surtout va apprendre à avancer avec les lourdeurs de l'histoire du pays, des rivalités entre régions, des tourments des rivalités politiques et administratives et tenter de discerner ce qu'il peut ou veut faire de sa vie personnelle. Peut t'on faire la part des choses entre sa culture occidentale et la culture ou les mœurs vietnamiens, éviter les clichés, rendre heureuse une vietnamienne alors que le poids policier et politique sont prompts à condamner et sévir ? Découverte culturelle, historique sans excès, sociologique, galerie de portraits de toutes celles et ceux, qui à un moment, pour des raisons bonnes ou mauvaises, ont cédé à l'appel du Vietnam nouveau, fruit de deux conflits majeurs et où les valeurs ancestrales et familiales sont si écrasantes. Très belle plume aux frontières d'un certain esthétisme, François Lelord nous évite heureusement les fins trop classiques ou sirupeuses, fait jouer un certain suspense dans une œuvre sensible de qualité.
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À propos de : Le Joli mois de mai
Voilà un petit bijou d'humour noir renouant avec une certaine jubilation avec les policiers à l'Agatha Christie. L'ombre de "Dix Petits Nègres" et "Le Crime de l'Orient Express" planent. Prenez une fine équipe d'héritiers putatifs si attirés par le gain qu'ils répondent positivement à une invitation accompagnée d'un supposé testament, sans vraiment se poser de questions. D'ailleurs que craindre d'un duo d'hommes à tout faire, un peu benêt à l'élocution et au vocabulaire limité en charge de leur accueil. C'est donc Aimé, le principal homme à tout faire de la maison de campagne de feu Monsieur Louis Yoke (sucidé) qui va durant deux jours prendre en charge ses hôtes aussi différents les uns et les autres et dont on aurait bien du mal à trouver des points communs. Entre le couple Truchon, le commandant Lyon-Saëck, le tenancier de bordel homosexuel Sacha Milou, peu de choses en commun si ce n'est un passage lors d'une invitation à la chasse où les habitudes grivoises de celui qui fut le propriétaire des lieux. Ils ne se sont jamais rencontrés, se découvrent dans ce huis clos et se mesurent, craignant que l'un ou l'autre des héritiers ne soient plus privilégiés qu'eux - même. Peu de choses les unissent, peu diserts à l'excès, les masques de cupidité crade tombent bien vite et les anecdotes croustillantes fleurissent comme les morts brusques. Ce cher Aimé se fait chroniqueur de la vie des uns et des autres et seul les instants d'égarement de Martial, handicapé taré qu'il couve comme un grand frère et le souvenir d'une certaine Lucette autre fantôme de la maison de Monsieur Louis vont perturber le déroulement de ces deux journées et des incidents les émaillant. De l'humour, du burlesque, une certaine tendresse que le lecteur peut ressentir à l'égard d'Aimé, tant il est jugé comme quantité négligeable par nos visiteurs relativement antipathiques et un certain rythme dans les révélations d'une histoire familiale tragique et de l'imputation de chacun des personnages de cette sorte de pièce en un acte, c'est une lecture savoureuse à laquelle je me suis livrée.
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Avis et commentaires : Bonne surprise dans la sélection du mois d'avril des Editions du Livre de Poche puisque c'est un retour sur mes racines lorraines et alsaciennes qui constituent le fond de ce roman de Nathalie Hug. Récit et chroniques d'une région, l'Alsace - Moselle, déchirée depuis 1870 entre d'abord la Prusse puis l'Allemagne et la France. La scission a toujours été forte et c'est l'exacte illustration des ces haines que nous vivons ici avec le regard de la jeune Rosy, qui coincée, sous les décombres d'un bombardement américain et dans l'attente de sa délivrance, va se replonger dans ses souvenirs plus ou moins heureux. Une jeunesse partagée entre une mère exclusive foncièrement allemande, profondément anti cléricale et nazie, un père absent, une grand mère acariâtre, la terrible Oma Chouchou dont les préférences vont à son autre petite fille préférée, Anne - mie et heureusement un oncle Edy,bon mais hélas trop tôt disparu. Terrible enfance où avant la guerre et à l'heure de la défaite, la population locale et ses camarades de classe lui feront payer le prix fort de ses racine allemandes et une parenthèse, hélas, trop courte, où sous le joug des occupants, elle va connaître une amitié profonde avec Andy, lui aussi, esseulé et se venger à sa manière de ses anciens persécuteurs. Les aller retours avec son passé se multiplient comme autant de pièces d'un puzzle d'une famille, celle de la narratrice, où la violence est chose commune et les secrets bien lourds, entre un père musicien ayant fui avec sa maîtresse et dont la mère de Rosy, Mutti, ainsi trahie, nourrit à son égard une profonde rancœur et une certaine haine envers le monde entier, et l'obligation de quitter l'Allemagne, faute de moyens, pour une ville française frontalière et une grand mère virulente. Une plongée dans la violence d'un conflit latent et larvé entre l'Alsace - Moselle et l'Allemagne. Un récit d'enfance sombre, partagée entre deux cultures et une région où les conflits se sont bousculés au XX ème siècle avec tant de victimes et de rancœurs. Une note sensible, un récit éclairant, un roman court de qualité.
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À propos de : Le Problème Spinoza
Et bien voilà un roman qui va dater dans mes lectures. A la fois roman, outil de vulgarisation du philosophe Spinoza, de simplification de la religion juive et de ses débats, de lecture des travers des dignitaires nazis les plus idéologiques et de l'Histoire du Monde au 17 ème et lors de la seconde guerre mondiale. Dans un tête à tête très érudit, le lecteurs se retrouve au coeur de deux histoires avec des personnages réels totalement différents et séparés par plusieurs siècles. D'un côté Baruch / Bento Spinoza, mis en procès directement et indirectement par la communauté juive dont il est issu. Philosophe, érudit, prônant une lecture directe des textes sacrés pour en déterminer les contradictions et par ailleurs, élève de Van Den Enden, il mène un double parcours d'apprentissage des philosophes grecs et de remise en cause des détournements des rabbins des textes sacrés à leur convenance. De l'autre le parcours d'un des idéologues les plus durs du nazisme et théoriciens de la race aryenne ; Alfred Rosenberg. Remarqué par ses professeurs dès le lycée pour ses propos antisémites et son aveuglement sur la pureté de la race aryenne et son amour inconsidéré de Goethe dont il ne peut comprendre la fascination de Spinoza. C'est tout au long de sa vie qu'il va continuer à s'interroger sur le bien fondé ou non de cette attirance en pensant en saisir les nuances avec la bibliothèque de Spinoza. C'est avec un certain brio qu'Irvin Yalom parvient à lier les destins contrariés et contraires des deux hommes représentant l'un et l'autre les faces les plus opposées de l'être humain et des interrogations existentielles et spirituelles. Un essai aussi ambitieux sur un thème récurant mais passionnant, la face du monde aurait-elle changée si Rosenberg avait été plus clairvoyant et séduit par l'approche du philosophe ? C'est aussi deux histoires familiales et de lourdes interrogations sur ses racines que nous suivons ici. A lire absolument.
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À propos de : Partages
Thématique assez intéressante que celle suivie par Gwenaëlle Aubry dans ce récit croisé de Sarah et Leila, toute deux vivant originellement dans des mondes différents qui à la fleur de l'adolescence, vont se retrouver tragiquement et intimement liées. Issue d'une famille juive polonaise dont les grands - parents maternels ont connu le ghetto de Varsovie et les camps d'extermination, Sarah vivait insouciante et en totale méconnaissance de l'importance de l'héritage tragique de ses racines juives et du poids de la mémoire de ses ancètres au coeur d'un monde et d'un continent nord américain bien éloigné des tragédies de la Palestine et des conflits qui l'anime. De ses parents divorcés, seule la mère conserve un semblant de pratiques religieuses et ploie sous le poids de la l'holocauste et de la crainte d'une nouvelle atteinte au peuple juif. Née à New York, Sarah est décidément bien loin des préoccupations maternelles, soutenue par son père et se sent particulièrement en sécurité. Ce sont les attentats du 11 Septembre qui vont entraîner la décision quasi instantanée de sa mère à partir avec Sarah, rejoindre son fils et sa femme pour s'installer définitivement là où, selon elle, la sécurité est totale : Israël. Une décision unilatérale bien lourde en conséquences pour Sarah. Pour Leïla la violence, la misère, les attentats et la ségrégation entrenue par Israël sur la Palestine sont son quotidien depuis la naissance. Des frères torturés, des intifadas renouvelés, la haine, les rivalités tout cela ne peut que créer et renforcer un seul souhait chez elles ; celui de s'instruire et d'émigrer vers l'Occident. Au moment où le destin de nos deux héroïnes les font se rencontrer à Jérusalem, Leïla a obtenu de son père qu'il souscrive à ses voeux et ne suive pas la tradition du mariage jeune et arrangé. C'est à Jérusalem que ces deux jeunes femmes vont jouer leur partition et leur ultime confrontation involontaire. Sarah s'appropriant enfin en Israël l'histoire du peuple juif et son historique familial personnel, Leila, pourtant sur le point de fuir le destin d'une palestinienne mariée tôt, sans autre perspective que d'enfanter et de pleurer, à l'opposé devient la victime expiatoire des haines entre juifs et palestiniens et s'orientant vers le destin d'une kamikaze. On ne peut que saluer la performance de nous rendre les pensées de l'une et l'autre des ces deux adolescentes prises dans la tourmente mais aussi du quotidien des juifs en Israël et des réfugiés palestiniens. Livre étonnant par son mode d'écriture qui m'a parfois paru un peu déroutant quand des paragraphes s'entrecoupent au milieu de phrases pour les monologues intérieurs de Sarah et Leïla. Livre pragmatique où l'auteure rend parfaitement compte de la construction des deux entités diamétralement opposées, des excès des deux parties et de la lente évolution de ses deux héroïnes.
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À propos de : L'Unité
La Suède offre décidément bien des facettes dans le domaine littéraire, elles avait déjà un beau palmarès en littérature noire, en classique et en polar mais elle semble exceller aussi dans le domaine de l'anticipation et de la fiction avec ce premier livre de Ninni Holmqvist, un OVNI littéraire pour moi. Dans la droite ligne d'Orwell et Bradbury, nous voici projeté dans une Suède (dont le modèle sociétal est si souvent donné en exemple) bien sombre où tout adulte de plus de 50 ans sans enfant, ni talent particulier, est basculé dans la catégorie des "superflus", immense réserve de cobayes humains versé dans l'expérimentation médicale et scientifique et le réservoir le donatrices et donateurs d'organes à la tranche de population la plus utile et rentable ; les "nécessaires". Pire encore cela se fait dans la plus grande quiétude et connaissance de toutes et tous, c'est devenu un modèle normal de société. Les "nécessaires" consomment tout ou partie des "superflus" selon leur besoin et état de santé. C'est ainsi que nous allons suivre Dorrit, célibataire sans enfant, de son entrée à sa fin plus ou moins programmée. Tout est fait pour que la communauté de ces "superflus" se sente choyée, elle est pris totalement en charge (hébergement, nourriture, loisirs, sports) et se constitue une sorte de vie sociétale sur la durée de leur séjour (qui n'excède rarement pas plus de 3 ans) entre examens, essais, expériences, prélèvements d'organes (on les découpe ainsi par morceaux) et vie en communauté. Ces "superflus" deviennent des invisibles et sont proprement effacés du monde réel et des leurs. Enfermée (certes dans de grandes zones pavillonnaires toutes proprettes et arborées) et coupée de tout lien familial, sociétal classique comme de tout repère chronologique, cette petite communauté se construit et Dorrit va même parvenir à se constituer un petit monde d'amis et d'affections qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Des liens se créent (amicaux, amoureux sans tabou particulier) le temps de cette détention volontaire et par leur puissance et le peu de temps de vie restant, prennent des proportions qui risquent bien de mettre à mal ce petit modèle qui tournait jusque là. Restent aussi les souvenirs d'avant, le lecteur va ainsi découvrir l'histoire personnelle de Dorrit avec ses failles (un avortement, un amant) et ses échecs. Entre ses amies, Elsa, Petra, Alice, Majken et son amant / grand amour Johannes, les liens se tissent, fragiles, provisoires et l'échéance finale , joliment re baptisé "le don final", se précise pour chacune d'entre elles. L'improbable aussi se produit avec la grossesse de Dorrit et bouleverse son destin, sa perception par les scientifiques et infirmiers l'encadrant comme ses amitiés et son amour. Alors qu'elle voit dans la perspective de l'enfant et de son couple, une porte de sortie à son destin de "superflu", c'est tout le cynisme et la vacuité de "l'Unité" qui se dressent face à elle. Le lecteur voudrait tant croire à cette résurrection et la voir être ré introduite dans la communauté des hommes.... Fragilité des êtres, portraits de cette petite communauté si résignée à son sort, de sa vie quotidienne, des failles et des morceaux de vie de chacune, c'est un portrait toute en sensibilité avec une certaine notion de suspense que Ninni Holmqvist nous dresse. Mais aussi un réquisitoire contre une telle évolution de nos sociétés si attentives à ses conditions hygiénistes et aux progrès de la science pour la survie de ses composantes humaines.
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À propos de : Les Revenants
Un OVNI, c'est le sentiment qui prédomine à la clotûre de ce livre. Enquête, essai, polar sur la vie des campus américains entre sororité, difficile d'attribuer un thème précis à ce récit choral entre Craig, étudiant perturbé depuis le décès accidentel de sa petite amie, Nicole, qu'on lui a attribué à la recherche de la vérité, son co-locataire Perry à la recherche d'une explication sur les apparitions post mortem de Nicole, du professeur Mira Polson détentrice d'une chaire autour de la mort et de ses suites et Shelly, première témoin de cet accident dont les circonstances et le déroulement ne l'ont jamais convaincu. Chacun apporte sa pierre à l'édifice, pris entre ses contradictions, ses doutes et les problèmes familiaux ou professionnels et reconstitutions des jours qui ont précédé et suivi l'accident. Chronique des défauts et du conditionnement catastrophique des sorités étudiantes des campus universitaires américains où l'hypocrisie sur la sexualité, les relations entre garçons et filles, entre membres de ces sororités ou ses fraternités et les autres restent énigmatiques et sectaires. Portraits aboutis, maintien d'un certain suspens et récits de vie variés et intéressants. Machination, montage et cela porte le livre et son lecteur. Une seule réserve ; le titre du livre qui pourrait orienter le public à s'en écarter ou à l'adopter sur de fausses pistes. Une belle lecture d'une auteure que je ne connaissais pas jusque là.
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À propos de : Le Silence de minuit
L'Ecosse, j'ignorai combien ce pays pouvait être intriguant. C'est le pays d'origine de Denise Mina qui à travers ce neuvième livre nous invite à un voyage fort sombre au sein de la communauté pakistanaise au sein de laquelle, apparemment la famille Anwar a pu réussir une certaine intégration entre traditions et fortes personnalités parfois opposées dans leur mode de vie et de pratique religieuse. Cela jusqu'au soir où un trio de grand-guignolesque et de délinquants, plutôt maladroit, fait irruption pour un coup commandé qui semblait sur le papier à portée de main. Il vient là pour réclamer une forte somme (2 millions) à un certain Bob ou Rob, selon les versions de chacune des parties en présence, faisant chou blanc, la tension monte, la jeune rebelle de la famille est blessée et les malfaiteurs sont obligés de fuir avec en otage le patriarche de la famille. C'est la brigade où évolue l'inspectrice Alex Morrow, dont la personnalité, les origines, son sexe et un profil instable sont autant de freins subjectifs pour que ses supérieurs masculins lui confient l'enquête. Elle va se retrouver seconde d'un co-équipier arriviste et peu doué mais sachant fort bien tirer la couverture à lui. Le quartier où vit la famille Anwar est pourtant celui qui l'a vu grandir dans des circonstances et une famille des plus difficiles mais on ne lui accorde aucune confiance pour la conduite de cette affaire. Fine connaisseuse de la face obscure et violente des affaires et gangs locaux, redoutable enquêtrice et dotée d'une réelle intuition, son combat pour se faire reconnaître comme telle dans un commissariat très mâle est parfaitement rendu. Se multiplient alors, au fil du dénouement et des rebondissements de cette enquête, les portraits croisés et les éléments de l'histoire de vie de l'otage, Aamir et la tragédie de sa mère comme la gestion de sa famille et de ses affaires, des malfaiteurs Eddy et Pat (sorte d'anti héros) téléguidés par un donneur d'ordre bien mystérieux avec une idylle rêvée de Pat pour la jeune fille qu'il a blessée et d'Alex Morrow à l'histoire familiale bousculé comme l'est sa vie personnelle. Fulgurance des traits, des histoires, des rebondissements, sombre évocation d'une société écossaise assez violente où machisme, crise économique, gangs, racisme se mêlent. Difficultés relationnelles pour chaque partie et finalement un suspense bien tenu de bout en bout où la montagne peut accoucher d'une souris ou pas .... Une belle traduction et le personnage d'Alex Morrow est certainement le plus attachant de ce polar efficace.

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Portrait de Olivier BIHL