COMPTE | sergine54

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Ce livre est un véritable appel au voyage, au transport, à la découverte. Nous voici plongés sur l'île de Bruny en Tasmanie dans ce mystérieux phare. Le décor est tout simplement envoûtant, sa description nous emporte. A la lecture, le vent semble caresser notre visage, nous entendons la mer, nous voilà au milieu de la nature et de ses éléments. Le récit est saisissant, enivrant : cette femme nous relate ses souvenirs, retourne sur les traces de son passé pour trouver la quiétude, réparer ses erreurs pour trouver la paix avant de mourir. C'est sans compter ce lourd secret qui menace tout un équilibre. Ce roman nous embarque, nous séduit. Un pur moment de bonheur..
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À propos de : Je suis là
Un livre fin et délicat. Le décor : la montagne, une chambre d'hôpital... Les personnages : Elsa et Thibault, 2 écorchés de la vie chacun à leur façon. L'histoire : suite à un accident, Elsa fonceuse qui repousse sans cesse les limites est plongée dans le coma et se retrouve pris au piège de son propre corps. Thibault, renfermé sur lui-même suite à une rupture amoureuse douloureuse, se trompe et se retrouve par hasard dans la chambre d'Elsa. Se passe alors une inversion des rôles, des sentiments. Chacun s'ouvre à l'autre. Seul le lecteur, confident privilégié d'Elsa peut entendre ses pensées. Le ressenti : une formidable lecture, un moment doux, agréable. On assiste à l'apprivoisement réciproque de ces 2 personnes avec beaucoup d'émotion. Un instant d'évasion trop court ! ! !
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À propos de : L'Homme qui ment
J'aimais déjà beaucoup la sensibilité de Marc Lavoine, un véritable artiste. Mais cette autobiographie (romancée?) confirme mon sentiment à son égard. Chateaubriand disait que la vérité poétique et la cohérence du récit doivent l'emporter sur la véracité des faits dans une autobiographie. Et qu'à ce titre, la vérité pouvait parfois être travestie. Ici, Marc Lavoine, place le lecteur dans cette situation, on ne sait jamais où se trouve la frontière entre le roman avec ses personnages et le récit autobiographique. Ses sentiments, sa vision de son histoire biaisent forcément la véracité de son propos. "L'Homme qui ment", est-ce son père, lui, les deux? Mais cet ouvrage est avant tout touchant, bouleversant, emprunt de nostalgie, de souvenirs et d'émotions. Marc Lavoine nous raconte son enfance, sa famille, sa vie d'adulte avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Il créé ainsi une relation privilégiée et de connivence entre le lecteur et lui-même. Son père, personn(age) central de ce récit est dépeint sans concession : volage, dans l'excès, avec des idées politiques tranchées ; il fait basculer l'équilibre familial. Et malgré tout, Marc Lavoine le raconte sans jugements, avec une certaine admiration, l'amour a effacé la rancœur. Un véritable portrait se construit au fil des pages, le portrait d'un homme, d'une famille, d'une société, des rêves et des désillusions. Ce livre sincère, tendre et doux est un vrai coup de cœur!
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Embarquement immédiat... c'est parti pour un doux moment de lecture, frais et agréable. Ce roman m'a vraiment séduit à 2 points de vue : - le côté léger, drôle et insouciant. On suit 3 amies qui s'amusent pendant une croisière de célibataires. Chacune a son caractère, ses qualités et ses défauts, ce qui donne lieu à des scènes cocasses. Humour et sourires garantis au fil des pages! - le côté plus profond. cette croisière est finalement le prétexte à une véritable remise en question des 3 personnages. Quelle vie souhaitent-elles vraiment? Comment trouver ou reconquérir le véritable amour? Comment écrire ou réécrire son destin pour faire de ce jour le 1er jour du reste de sa vie?! Comment conjuguer ses envies avec ses (dés)illusions? Leur remise en cause leur permet d'être maîtresse de leur destin, ne plus jamais se gommer. On n'a qu'une vie, il faut en profiter en la vivant pleinement telle qu'on la choisit. On s'identifie facilement à ces petits bouts de femmes! Ce roman est un tendre et savoureux mélange de profondeur et de légèreté, un équilibre subtil entre le sérieux et le pétillant.
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À propos de : Le Secret du mari
3 familles, 3 destins, 3 chemins et un lourd secret. Ce huis clos dresse des portraits justes, fins et vrais, et s'articule autour d'une terrible confidence contenue dans une lettre. Cela m'évoque forcément la série Desperate Housewives! En effet, derrière la vie paisible, lisse et sans aspérité de 3 familles, se cachent en réalité des mensonges, des non-dits et des trahisons. Chacun voit sa vie basculer et est amené à faire des choix déterminants. Ce que j'ai vraiment aimé dans cette lecture, c'est la présence de 2 "niveaux" : - le 1er : le secret de la lettre et ses conséquences, l'intrigue, le suspens, les questions, le rythme et les doutes. - le 2ème : la galerie de portraits, la vie ordinaire de monsieur et madame tout le monde dans laquelle on se reconnait tous, les petites histoires et le quotidien. L'histoire entremêle habilement ces 2 aspects et tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. Ce livre repose sur un sujet lourd : une terrible confession mais fait passer un moment très agréable et passionnant.
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Sexe, drogue et rock'n roll... Vernon Subutex, paumé et cabossé par la vie, erre dans la rue comme il erre dans sa vie. Marginal, il détient pourtant de l'or entre ses mains (un enregistrement) suite au décès de son ange gardien qui réglait son loyer. Ce morceau sonore est la clé pour se sortir de cette misérable existence, mais il ignore qu'il est l'objet de toutes les convoitises et de toute façon veut-il vraiment s'extraire de sa condition? Virginie Despentes nous dépeint toute la noirceur, les difficultés et la précarité qui envahissent la société. Dérangeant, sombre et provocant, ce roman nous bouscule et nous captive. Les personnages, acides, rudes et sans concession nous déstabilisent autant qu'ils nous passionnent. Leur univers est cru ; une dure réalité sans artifice où la violence est en filigrane. Les rencontres de Vernon, sa dérive nous emportent et nous amènent à nous questionner sur notre propre société : le roman, reflet de notre triste monde? Mais même à travers la description de la lente et longue déchéance du héros, l'auteur parvient à glisser des traits d'humour. Cette lecture ne m'a pas laissé indemne, j'espère qu'il en sera de même pour vous alors foncez!!!
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À propos de : Mémé dans les orties
Ferdinand est un bougon qu'on adore détester. Au début de la lecture, on se demande qui est ce vieux ronchon qui ne cesse de mal se comporter avec ses voisins, en particulier sa concierge Mme Suarez. Qui est ce vieil homme aigri que sa femme a quitté, qui se laisse aller et qui ne semble n'avoir de cœur que pour sa chienne Daisy? Comment aimer ce méchant bourru? Mais contre toute attente, on se laisse doucement attendrir par ce papy acariâtre dont la carapace se fissure peu à peu suite à deux jolies rencontres : la petite Juliette, enfant vive et surdouée qui ne se laisse pas impressionner par ce renfrogné et Béatrice, une nonagénaire pleine d'énergie et aussi à l'aise avec l'informatique que n'importe quel geek. Au fil des pages, Ferdinand apprend à se montrer plus humain, on assiste à sa "renaissance sociale", il se reconnecte à la vie, aux gens et redécouvre les relations humaines. On s'attache à lui et on prend plaisir à suivre ses péripéties. Ce livre ne se lit pas, il se dévore. C'est une vraie cure de bonheur et de bonne humeur! Je ne saurais que vous conseiller ce roman touchant, piquant, drôle et émouvant.
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Un vrai coup de cœur pour ce roman sensible et drôle. Deux aspects m'ont passionné et fait dévorer ce livre. Tout d'abord, c'est une véritable ode au féminisme. En effet, l'héroïne juive, Juliet, est un sacré petit bout de femme qui bouscule les conventions, les règles strictes de son époque, de son statut et de sa religion pour vivre sa vie comme elle l'entend. Sa seule quête : le bonheur, sans se soucier des jugements de sa communauté, de sa famille et de la société bien-pensante. Ensuite, la passion de Juliet est l'art. Elle possède un don exceptionnel pour reconnaître la beauté d'un tableau. L'histoire va mettre en exergue les relations et rapports humains, familiaux, amoureux et les difficultés qui en découlent avec pour arrière-plan et décor l'art. Cette trame constante autour de l'art adoucit le récit et nous fait voyager. Ce roman, plein de délicatesse, qui alterne sérieux, subtilité et humour, se dévore littéralement. La vie de Juliet ne pourra pas vous laisser indifférent!

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