COMPTE | Shaynning

4
À propos de : La Tempête du siècle

Une autre excellente œuvre pour le roi du polar horrifique.

Comme la plupart de ses œuvres, nous nous retrouvons dans un patelin américain, vivant sur une île et s'apprêtant à subir une tempête de bonne envergure. La neige, les éclairs et les vents violents ne sont pas les seuls à troubler la petit communauté, cependant. Un homme mystérieux, Linoge, de noir vêtu, amorce une série de crimes, tout aussi odieux qu'inexpliqués. Et tout en semant toujours plus de peur dans la communauté, il martèle le même message:"Donnez moi ce que je veux et je m'en irai". Seul le shérif de la ville semble suffisamment courageux pour ne pas céder à ce être démoniaque, mais peu à peu, la faiblesse humaine des "gentils habitants" prend le dessus, jusqu'à commettre l'irréparable.

Une fois de plus, King exploite le côté sombre qui habite les gens. Leurs penchants égoïstes, leurs secrets inavoués, leurs "péchés", le démon semble tout exploiter afin d'avoir suffisamment de pouvoir sur la psyché des gens et, une fois qu'ils sont suffisamment terrifiés, leur demander ce qu'il veut. J'aime aussi que le démon ait une apparence humaine normale, ça renforce l'impression que la cruauté est fondamentalement intrinsèque. Et les meurtres sont originaux. Je dois l'avouer, je n'ai pas deviné ce que Linoge voulait, mais quand il en a fait part aux habitants, à la fin, je me suis fait la réflexion qu'au fond, ça a du sens.
Bref, l'un de mes Stephen King préféré, avec "Misery" et "Bazaar".

5
À propos de : Le Tartuffe

Le Tartuffe est l'une des pièces de théâtre que j'ai le plus appréciée. J'ai été impressionnée par les rimes, Molière savait y faire avec le français! Et cette histoire est très comique

Molière nous présente Orgon et sa famille, qui font parti de la classe des nantis. Orgon est le maître de sa maison, en Homme qu'il est et de ce fait, ne prend pas vraiment compte de l'opinion de ses proches, que ce soit sa belle et jeune épouse, son fils, sa fille et encore moins de la domestique forte en gueule. Et pourtant, tous ont compris une chose: le supposé dévot qu'Orgon a accueilli chez lui est un imposteur, un menteur et un profiteur. Il profite largement de la bonne chaire, de ses beaux vêtements et va faire même jusqu'à courtiser l'épouse d'Orgon. Malgré tous les efforts de la famille, Orgon est aveuglé par les manigances de Tartuffe, ce faux dévot et de mauvaises décisions en mauvaises décisions , il met la famille dans une situation périlleuse.

C'est ironique que le membre de la famille le plus crédule soit aussi celui qui a le plus de pouvoir sur celle-ci, n'est-ce pas? Et c'est aussi drôle de voir une domestique avoir plus de bon sens et de jugement que toute une famille d'aristos. Molière a vraiment le sens de la critique sociale et cerne bien les différents tempéraments et personnalités. Sous le verni comique, on peut voir le drame qui se joue, car Tartuffe, par son imposture, était bien en voit de spolier toute une famille de ses richesses, sans parler du mariage forcé de la fille d'Orgon par celui-ci. D'ailleurs, même si ce n'était peut-être pas l'intention de Molière, cette pièce illustre bien à quel point le patriarcat pouvait être fort et totalitaire à une époque quand on voit à quel point les femmes et filles étaient si peu de chose face à leur père/mari.

Bref, une pièce très comique et dénonciatrice.

5
À propos de : Bazaar

"Bazaar " est l'un des romans de Stephen King que j'ai le plus aimé. Il a le don d'aller pêcher l'horreur dans le côté sombre des gens et lorsque l'avidité est en jeu, comme dans ce cas-ci, certaines personnes n'hésite pas à accepter n'importe quoi.

Le bazaar vous offre la possibilité d’acquérir l'objet le plus précieux à vos yeux.Ce peut être la carte de baseball qui manque à votre collection ou la vieille poupée de votre enfance, n'importe! Mais ce n'est pas en argent que vous devrez payer. Le propriétaire du bazaar vous fera faire une chose, une action, et vous la ferez. Après tout, c,est sans conséquence, non?

Un très bon thriller où la zizanie s'installe dans un petit village et dont peu sortiront indemnes.

5
À propos de : Une place à prendre

Une critique sociale qui nous dépeint des personnages réalistes et une mentalité conservatrice encore existante, J.K Rowling nous prouve que sa plume grandiose s'adapte à d'autres styles et qu'elle peut nous y plonger avec tout le savoir faire qu'on lui connait. Impressionnant par ses mots, poignant par ce qu'il relève, C'est un très bon roman.

Résumé maison: Le très connu Barry Fairbrother est décédé. Une place au conseil de la ville se libère et dans le petit patlin de Bagford, où tout se sait et tout le monde se connait, c'est la guerre entre certaines familles pour l'avoir. Ce siège vacant représente la possibilité de retirer les Champs, un secteur très difficile qui anime les passions dans les deux sens. Mais derrière chaque personnage se cache une vérité, parfois sombre, parfois bonne. Les Mollissons sont ravis de la mort de leur rival: Shirley est la parfaite hypocrite qui veut l'attention admirative des autres face à sa vie en apparence parfaite, auprès de son tout aussi hypocrite mari, Howard, qui se cache derrière entourloupes,blagues et sourires. Leur brue Samantha est sur le bord de la dépression face à leur comportement hautain et manipulateur. Les Prices sont isolés du monde dans leur maison sur la colline, pour vivre leur enfer loin des regards: Simon, le père narcissique et violent, Ruth, attteinte du syndrome de la femme battue. Andrew,l'aîné ,intelligent, couvert d'une acnés risible, prépare sa vengeance secrètement dans le tumulte des évènements et est amoureux de la petite nouvelle du village. Il s'agit de Gaia Bawden, déracinée de Londres par sa mère Kay, qui souhaitait vivre une idylle avec son copain Gavin, menteur et profiteur. Les Jawanda sont déchirés: Parminder est une mère autoritaire qui pense que sa fille benjamine Suckvinder est rebelle. Celle-ci, canard boiteux de la famille, s'auto-mutile et vit du harcèlement de la part de Stuart Walls,véritable rebelle et fils adopté de Tessa et Colin. Et parmi tous ces gens de classe aisé et moyenne se trouve Krystal Weedon, sans doute le personnage le plus haut en couleur. Elle est dure, elle fait les 400 coups, vit dans un taudis des Champs et passe pour la pute de service. Pourtant, rusée et intelligente, elle se bat pour que sa mère héroïnomane ne perde pas son petit frère, Robbie. Cependant cette ado manque cruellement d'amour et de reconnaissance. Mais Terri, la mère, a un passé abominable et insoupçonné-quoique pas surprenant- et c'est une guerre entre elle et sa fille. Il y en a d'autres, mais tous ces principaux protagonistes se déchirent, s'aiment, s'utilisent, se blesse dans une vraie débâcle sentimentale et politique.
Comme quoi les façades tombent fatalement et les secrets ne sont pas fait pour être gardés.

5

Ken Follet est une figure proue des livres historiques, tant par la qualité de l'information que l'intérêt que suscite ses intrigues. Un amalgame superbe entre l'Histoire et la fiction qui nous fait plonger dans une époque de guerre comme si nous y étions.

La grande force de la trilogie du Siècle se trouve dans la narration multiple à travers plusieurs familles des pays concernés. Cela nous donne un ensemble de point de vue, ce qui , pour un roman historique, a tout son sens.

Le second opus nous entraine dans la seconde génération, les enfants des protagonistes du premier livre. Teintés par la première Grande Guerre, cette génération affrontera l'horreur de la Seconde guerre mondiale. Vous assisterez aux malheurs des uns, à l’ascension des autres et vous serez témoin de miracles là où vous ne vous y attendrez pas. Dans les tourments de la guerre surgissent , parfois, aussi les actes altruismes les plus nobles.

Magnifique roman.

5

Un excellent roman pour les fans finis de l'Histoire et ceux qui aiment avoir les détails, sans tomber dans le superficiel.

Vous aurez comprit aux autres commentaires qu'il existe une multitude de point de vue grâce à la présence de diverses familles de nationalités différentes. Nous ne sommes donc pas dans un roman qui prend une position rigide, mais dans une œuvre globalisante. C'est une lecture plutôt soutenue et qui demande un certaine concentration, car il y a beaucoup de personnages, beaucoup de lieux et une action parfois haletante. Bref, on ne s’ennuie pas.

L'auteur a travaillé en collaboration avec des historiens, ça c'est indéniable. Ce qui est fictif et ce qui est véridique se fondent assez bien ensemble.

Pour réussir à traiter d'un sujet aussi lourd et complexe que le premier grand conflit mondial sans tomber dans la lourdeur des détails techniques, je lève mon chapeau à monsieur Follet.

5

Dans l’Angleterre du 12e siècle, des intrigues se succèdent entre la petite communauté de Kingsbridge et la ville de Shiring, en passant par une portion de l'Europe, pour qu'une cathédrale soit bâtie.Tout semble désigné pour que la petite communauté soit l'élue,grâce au rusé prieur Philip, mais dont l'adversaire est tout aussi intelligent. Les hasards font croiser les mêmes personnes: la comtesse déchue Aliena, le perfide Lord William, l'étrange Ellen et son fils Jack, habitants de la forêt, la famille de Tom le Bâtisseur et tout un monde de paysans, artisans, rois, clercs. La bataille pour la cathédrale sera féroce, sanglante et tactique.

Follet est l'auteur par qui l'Histoire croise le suspense, dans une fresque grandiose de personnages singuliers et réalistes. Déjà fervente d'histoire, j'ai dévoré ce roman. Toutefois, je fais parti des lecteurs qui aiment les détails, mais cet aspect pourrait être lourd pour d'autres. Follet aime bien nous amener dans les détails techniques, notamment pour l'architecture. Et ses intrigues sont haletantes, à la manière des romans policiers. Bref, une autre grande réussite!

3

Deuxième lecture de cette autrice prolifique, je constate que ses polars s'inscrivent dans un registre que je qualifierais de "tranquille". Non pas que c'est ennuyeux! Mais ce sont des enquêtes souvent en milieu rural, qui concernent un nombre limité de gens et qui ne croulent pas sous l'action. Celui-ci ne fait pas exception.
Liza Barton a vécu un traumatisme criminel durant son enfance et aujourd'hui, elle a refait sa vie sous le nom de Célia. Mariée et mère d'un garçon de six ans, son mari lui fait la surprise de l'achat de la maison de ses rêves. Cette maison est celle de son enfance et lieu du crime en question. S'en suit une série de crimes mineurs de nature vandalisme qui portent à croire que quelqu’un connait sa véritable identité et tente de lui attribuer un nouveau meurtre.
Un thriller de petit village remplis de faux semblants et de manipulation psychologique. Comme je ne suis pas parvenu à déterminer l'auteur de ce complot, je considère que Mary Higging à fait du bon travail. Ce n'est pas haletant comme rythme, mais c'est une lecture divertissante.

3

Bon petit polar digne de l'une des auteurs prolifiques du genre, c'est un livre qui se lit bien. Dans la lignée "cohorte scolaire qui se retrouve", on a clairement l'un des camarades qui a la rancune tenace et des pulsions meurtrières. Reste à savoir qui et pourquoi. Sans dire qu'il nous garde en haleine, il titille la curiosité jusqu'au bout.

5
À propos de : Inferno

Une nouvelle aventure pour le professeur qui amalgame l'enfer de Dante aux dernières technologies virales génétiques. Une autre course haletante, truffé d'Histoire, de complots et de femmes mystérieuses. Cette fois, cependant, Robert mène une enquête avec un état amnésique et une santé fragile. Un autre coup de maître de Dan Brown avec son professeur de symbologie dont on ne saurait se lasser.

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Portrait de Shaynning