COMPTE | Shaynning

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À propos de : Ru

C'était un livre très agréable à lire et intéressant, sans tomber dans la lourdeur descriptive. Ça me rappel le ton léger d'Aki Shimazaki. C'est toujours un plaisir de découvrir d'autres pays à travers les mots de ceux qui ont connu ses lieux. Il est cependant triste de lire le récit d'une personne déracinée, car quitter le Viet Nam n'était pas un choix, mais une nécessité. Suivez les souvenirs d'une vietnamienne aujourd'hui québecoise qui nous partage ses constats, ses émotions et son cheminement.

À lire.

Quand on pense que les choses ne peuvent empirer, on constate dans cet opus que c'est toujours possible.

Cette fois, un complot vise le meurtre du pape, qui vient secrètement aux États-Unis pour se faire traiter un cancer de la peau grâce à une technologie militaire elle aussi ultra-secrète. Quelque part dans une petite ville qui n'apparait sur aucune carte, un barman au costume rouge monte une équipe de trois 'improbables individus à la peau coriace et tous des assassins. C,est ainsi qu'Elvis, un sosie du King, Rodeo Rex, un motard à la gachette facile et le Bourbon Kid, immortel taciturne qui a le bourbon mauvais, sont envoyés pour sauver le pape d'un jeune meurtrier en puissance. Joey Conrad, issu d'un programme militaire censé former des soldats sans peur, Blackwash, est aujourd'hui connu sous le pseudonyme "l'Iroquois". Veste de cuir rouge, masque d'Halloween de tête de mort à crête iroquoise rouge, le jeune soldat est victime d'une fausse nouvelle faisant de lui le terroriste qui tuera le pape. Mais l'Iroquois a d'autres projets sur la glace.

Un autre tome sur fond musical de Grease nous présente le début de la triade d'assassin formé par Elvis, Rodeo Rex et le protagoniste principal, le Bourbon Kid. Ce dernier n'a donc plus la tribune comme les premiers tomes, même si cela ne l'empêche pas de garder ses répliques mordantes, ses tendances sanguinaires et sa mauvaise manie de ne pas pouvoir mourir. Un tome toujours haut en couleur, à prendre avec légèreté et surtout sans sérieux. On retrouve Joey, la vedette de "psycho Killer", Bébé et son père, Jack et la très écervelée Jasmine. Anti-héro, humour noir, bonnes bagarres, on ne s’ennuie pas et la lecture se fait toute seule, sans prise de tête.

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Après avoir lu "Le livre sans nom", premier opus de la saga du Bourbon Kid, d'Anonyme, me voici dans un autre de ses livres, qui nous introduit de nouveaux personnages. Le Bourbon kid n'est donc pas présent dans ce tome. Encore un livre dévoré et apprécié. Anonyme fait des livres plutôt addictifs, merci à lui/elle/eux!

Cette fois, nous sommes dans un patelin perdu, géré par un bandit pleins aux as, amateur de cinéma, producteur de porno et obsédé de sexe. Il gère le Minou Joyeux, son bordel, et la ville, d'une certaine manière. On lui doit même le nom étrange de la ville, B Movie Hell. Les choses prennent une tournure sinistre lorsqu'un individu masqué sort de nul part et amorce une série de meurtres violents. On envois deux agents du FBI arrêter cet amateur de carnages. Du moins, officiellement, puisque derrière le décor inusité de la petite bourgade pourrait se cacher un secret partagé collectivement par les habitants qui fait froid dans le dos.

À certains égards, le style de l'histoire m'a fait penser aux films de Tarantino avec des personnages sans censure, le langage cru et l'humour noir. Évidemment, quand on connait les références cinématographiques qui ponctuent la lecture de ce livre, c'est encore mieux. Même le scénario se prête bien à celui des séries B du cinéma: des héros badass, des méchants pas spécialement brillants, une personne à secourir et même une sorte de happy ending improbable. Ça n'enlève rien au fait que c'est un bon livre, ceci dit.

Côté personnages, encore une fois, chapeau à l'auteur/autrice, on nous sert une belle brochette de truands, de dégénérés de services et des héros imparfaits, mais attachants. Joey Conrad, dit l'Iroquois, nous est présenté comme le psychopathe assoiffé de sang typique, mais au final, on dirait plutôt un hybride entre Deadpool (de part sa tenue rouge voyante, son absence de scrupules et son amour pour la musique) et le justicier "V" ( de part son côté justicier obscure et son impressionnante dextérité quand il s'agit de lames). Bébé aussi était un personnage intéressant et très mystérieuse. On se sera longtemps demandé ce qu'une jeune femme pouvait bien représenter pour que tout un village la couvre ainsi. Intelligente et rusée, elle fait un sacré contraste dans son univers de bordel et on se dit qu'elle n'a décidément pas sa place là. En tout cas, j'apprécie le fait qu'elle ait chercher à se sauver elle-même, contrairement à beaucoup de personnages féminin qui attendent se faire sauver. L'agent Munson et Fonseca aussi étaient fort sympathiques avec leur côté badass. Évidement, comme dans les séries B, c'est fou ce que les agents se permettent des choses, car je doute que de vrais agents manquent à ce point d'éthique professionnelle.

Un bon livre donc qu'on ne lâche pas facilement une fois lancé et qui prouve qu'on ne peut pas se fier aux premières impressions.

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À propos de : Le Barbier de Séville

Après avoir lu l’œuvre de Beaumarchais "Le mariage de Figaro", je recule un peu dans le temps avec une œuvre plus vieille de l'auteur, mais qui inclut le polyvalent et rusé Figaro, "Le barbier de Séville".

Avec son humour et son talents pour les jeux de mots, Beaumarchais nous embarque pour une autre comédie, dans laquelle Figaro fait la connaissance du Comte Almaviva, qui cherche l'élue de son cœur à Séville. Celle-ci est enfermée chez son vieux tuteur, Bartholo, qui aspire à l'épouser. Le bourgeois ne sait pas que le comte est en ville et encore moins qu'il ruse, aidé de Figaro, afin de soustraire la belle Rosine a ce mariage forcé en l'épousant lui-même. Manigances, lettres, costumes, mots double-sens, les jeunes gens rivalisent d'ingéniosité face à la méfiance presque paranoïaque du vieux bourgeois.

Beaumarchais ne réinvente pas le genre avec la jolie demoiselle secourue par le jeune, beau, riche et amoureux transis, de son geôlier moche, vieux et désagréable. À certains égards cependant, on sens qu'il cherche à éveiller une certaine conscience chez son public. Beaumarchais dénonce notamment la violence faite au femme, à travers Rosine séquestrée et condamné à se marier de force avec un homme qui a tous les pouvoirs sur elle.

Une autre pièce fort amusante où Beaumarchais nous montre une maîtrise de la langue française fort maîtrisé et une conscience sociale aiguisée.

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J'apprécie le style court et un peu perturbant de cette autrice. Celui-ci fait écho au genre "Fight Club" et tient essentiellement du dialogue. Ça se lit donc très rapidement, mais en même temps, on s'y laisse prendre facilement. Tout comme le premier Nothomb que j'ai lu, on trouve dans celui-ci des éléments pédagogiques, des définitions et du savoir. J'aime bien ces éléments, on sort de ce livre un peu moins bête.

Essentiellement, ce livre parle d'un tueur parfait qui arrive à assassiner l'autre juste par son pouvoir verbal. C'est étonnant, mais en même temps plausible. Ce que j,apprécie de ce genre d'histoire est le "potentiel d'idée". Je m'explique: pour chaque personne que nous somme, notre façon de voir et de concevoir est forcément différente, légèrement à extrêmement, ça dépend. C'est ce qui fait que lire est merveilleux, nous sommes dans la tête des autres et donc, dans leur potentiel d'idée à eux. Ça nous amène à lire sur des opinions, des manières de penser qui ne nous aurait peut-être jamais effleurer autrement. C'est particulièrement vrai avec Amélie Nothomb, je trouve.

Bref, un bon petite livre un brin perturbant, mais qui nous ouvre un peu plus l'esprit.

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Portrait de Shaynning