COMPTE | StephCis

Un drôle de titre, une jolie couverture et un résumé qui m'a particulièrement plu, il n'en fallait donc pas moins pour me plonger dans cette lecture. Juliette est une jeune femme oubliée par l'amour qui va habiter quelques mois dans l'appartement d'une jeune femme rencontrait quelques temps plus tôt pendant que celle-ci effectue une petite retraite en Inde. La particularité de l'immeuble où se situe l'appartement est que toute présence d'homme est bannie, même pas pour un dîner voire pour réparer un problème électrique et oui même l'électricien doit être une femme. Cette interdiction provient de la Reine, cette femme ancienne danseuse à l'Opéra qui vit recluse tout en haut de l'immeuble ne supportant plus ce qu'elle est devenue, chaque habitante a une histoire, chacune d'entre elle a été blessé par un homme et a décidé de se protéger en excluant les hommes de sa vie. C'est leur histoire qui est raconté dans ce roman mais aussi l'histoire de Juliette qui sera le grain de sable enrayant cette machine bien huilée qu'est l'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes. Malgré les drames relatés dans ce roman j'avoue avoir été très séduite par la façon qu'à l'auteure d'insérer dans son récit l'histoire de chacune des habitantes, comment elles en sont venues à vouloir vivre sans hommes, sans amour. Après un début qui me paraissait un peu pompeux je me suis laissée surprendre par ces héroïnes de la vie, j'ai pris plaisir à découvrir l'histoire de chacune, sa blessure et l'amitié qui les lie, leur renoncement aux hommes mais leur rêve d'amour véritable. En somme c'est l'espoir qui règne sur ce récit, une belle lecture qui nous donne envie de voir la vie du bon côté.
3
Ce beau roman qui parle de révolution, de répression et de doute sur l'avenir, d'évènements qui se répètent se lit avec la peur et la crainte de ceux qui vivent au régime des mollah; vivre la vie de ses enfants qui ont tous quelque chose en commun et finir ce livre avec une révélation: la boucle est bouclée, il faut aller de l'avant. L'Iran, ce pays qui a sacrifié des milliers de ces jeunes, morts ou blessés à jamais dans leur corps et leur âmes, un pays que j'ai redécouvert à travers des mots si poignants pour décrire des évènements si tragiques.
3
Ce roman n'est pas un récit accusateur mais explique les croyances et le quotidien particulier de cette communauté, et l'ouverture d'esprit d'une pré-ado qui ne sais plus où est le bien et le mal. On ignore tout de l'identité de cette enfant, ce qui fait que le personnage reste subjectif et distant, juste présent dans le roman pour divulguer ses réflexions sur la religion, les autres et le monde; une enfant qui a du grandir trop vite avant que ses parents n'ouvrent les yeux.
3
À propos de : Traîne-Savane
Excursions approximatives pour ces deux explorateurs dont l'un nous conte ses déboires avec la jungle et les autochtones, l'autre nous est conté à travers ses périples qui finissent toujours mal, le tout enveloppé d'humour, d'amour et d'espoir qui m'ont vraiment transporté au Congo. Pas de jolie phrases qui tentent de vous vendre du rêve seulement du "100% véritable" parfois dur sur l'avenir catastrophique d'une grande forêt, l'histoire tourmentée d'un pays qui n'en a pas fini avec les désastres, la pauvreté et le rejet de certaines ethnies, mais la débrouillardise et l'envie de vivre pleinement qui surpasse tout ce qu'il y a de mauvais. Je ne m'attendais pas à un tel livre, le titre ne m'inspirait pas vraiment, la quatrième de couv' guère plus et pourtant je me suis laissée transporter dans cette histoire, à crapahuter dans la jungle, me faire bouffer par les moustiques et survivre aux fièvres, rencontrer des gens extraordinaires et RESPIRER.
3
À propos de : L'Ombre douce
Ce court roman nous emmène à Hanoï auprès de Mai, aide à l'Hôpital Lanessan. Cette jeune fille a fini par se sentir à l'écart du reste de sa famille avec qui elle a très peu de contact après avoir passé beaucoup de temps au Couvent des Oiseaux. A l'hopital elle rencontre Yann un soldat français blessé dont elle tombe amoureuse, refuse le mariage que son père lui impose rejetant ainsi des siècles de traditions. Elle ne se sent bien qu'auprès de Yann, un bienêtre partagé par celui-ci, mais la guerre bouleverse les plans de ces deux amoureux. Le rythme est léger bien que la période soit trouble on est en pleine guerre d'Indochine particulièrement pendant la défaite de Diên Biên Phu. L'auteure nous parle d'un conte, une tragédie où les émotions et les souvenirs font l'histoire, les combats font rage et pourtant sont décrit avec douceur la nature prenant un asendant sur le drame. Une belle histoire d'amour qui a l'éternité pour grandir.
3
À propos de : Les Dieux sont vaches
L'auteure nous parle des derniers jours de sa mère, de ses frasques et de son caractère particulier. En rentrant de voyage, Zélie retrouve sa mère dans un sale état, fait venir un docteur contre son gré et le verdict terrible tombe: le cancer, cet intrus que tout le monde pensait qu'elle avait vaincu une bonne fois pour toute s'est finalement installé et développé à son aise dans le corps maintenant frêle de sa mère âgée d'à peine 58 ans. Les souvenirs affluent et Zélie tente de comprendre les décisions passées de sa mère, sa vie et ses fuites constantes, et ce poids difficile à porter d'une petite fille se sentant en trop, non désirée, à qui l'amour d'une mère manque terriblement. Très beau roman qui se lit rapidement marqué par un dynamisme qui paraît incongru face au thème de la maladie et de la mort mais qui a l'avantage de ne pas laisser le lecteur dans la tristesse car il est préférable de célébrer la vie et l'amour.
3
Julia, jeune avocate new-yorkaise, décide de partir sur les traces de son père disparu volontairement en laissant derrière lui femme et enfants, le seul indice est une adresse dans un village de montagne de Birmanie: Kalaw. Elle fait la rencontre de U Ba, il l'attendait et connait son père, se qui en soi est assez troublant, mais il affirme en connaître beaucoup sur elle aussi et lui raconte l'histoire de Tin Win, l'histoire de son père. Au delà de cette belle histoire d'amour pour une femme et un pays, c'est la plume de l'auteur qui retient le lecteur, cette faculté à conter la vie de deux êtres complémentaires, le choix de ses mots, la description des paysages et la poésie qui se dégage de chaque page, en fait un roman particulier qui sans nul doute saura vous transmettre une sagesse exceptionnelle. Je n'ai pas voulu finir ce roman trop vite afin d'apprécier le flot d'émotions qui s'en dégage et ai retardé le plus longtemps possible la lecture des 10 dernières pages ne voulant quitter les personnages trop vite.
3
Hester a presque 18 ans et n’aspire pas à grand-chose à part à ce qu’on lui foute la paix, entrer dans le moule lui paraît plus invraisemblable que d’habiter sur Mars, alors aller à l’Université en passant par la case bal de promo c’est limite de la torture. Ce qui modifie du tout au tout sa vie peinarde et ennuyeuse c’est l’idée un beau jour d’adopter un enfant mais pour cela 2 conditions lui barrent la route (du moins pour le moment) : avoir 18 ans et être mariée. Il faudra attendre octobre pour venir à bout de ces formalités. L’aventure commence réellement lorsque sa mère apprend le mariage incognito de sa fille et qu’Hester décide de quitter la maison en douce accompagnée de son cousin Jethro 10 ans et rejoindre son mari, apprenti poète en manque d’inspiration, Fenton Flaherty alias Philosophie Man rencontré à la bibliothèque. Tout ce petit monde embarque à bord d’Adèle le camping car en route pour l’aventure mais officiellement pour Chicago. Ils vont rencontrer des personnages très atypiques et vivre des moments inoubliables. Hester est le genre de jeune fille excédée par tout ce qui l’entoure, impulsive mais qui va, grâce à ce road-trip, appréhender les évènements sous un autre jour notamment (et c’est mon avis) grâce à son cousin Jethro, petit bonhomme insouciant mais qui a une vision particulière de la vie. J’ai réellement adoré ce roman fait de rébellion, d’amour, d’évasion et de répliques qui m’ont bien fait rigoler.
3
À propos de : Le Sourire des femmes
Rien de nouveau ou de bien original dans cette comédie romantique, l’alternance des chapitres entre Aurélie et André apporte un dynamisme au récit et une autre vision de l’histoire, elle dévoile une intrigue simple cumulant des péripéties tendres qui conduiront au bonheur. En tant que comédie romantique il n’y aura pas de fin surprenante ou de suspense affolant, juste des mots simples et une lecture plus qu’agréable amenant à un dénouement évident mais très attendu. En conclusion entre bon repas et monde du livre, manigances amoureuse et quiproquos, il y a tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment et donner le sourire.
3
Le roman regroupe quelques articles de blog adapté au genre littéraire sur un peu tous les sujets et en particulier sa propre vie qui commence pourrie et désorganisée pour finir meilleure et désorganisée, un petit bout de chemin avec Titiou de 2008 à début 2013. Je n'ai pas eu beaucoup d'intérêt pour cette retranscription de chroniques existantes si ce n'est le format, un livre est quand même plus agréable qu'un écran. Les anecdotes sont très clichés, l'auteure pose une critique certaine sur elle-même qui paraît à certains moments hyper exagérés, certains passages sont amusants malheureusement ils se situent tous en fin d'ouvrage. Autant le dire franco: je n'ai pas trop accroché, une jeune femme qui se cherche et devient adulte c'est à dire prend sa vie en main et assume ses responsabilités, fait des expériences loufoques et survie à ses doutes existentiels, ça peut paraître simpliste comme idée de roman voire ennuyeux mais pour un blog j'avoue que c'est bien plus intéressant parce que se prendre presque 300 pages de chroniques de vie dans la face ça devient très lourd. Ce n'est simplement pas mon genre de lecture voilà tout!

Vous n’avez pas encore sélectionné de livres à lire.

Rendez-vous sur la page de vos livres préférés pour les ajouter à votre Pile à lire !

Portrait de StephCis