COMPTE | TomaliciousDii

Pour moi ce livre aura été le meilleure de la sélection Polar cette année. Le thème est original bien qu'assez horrible, il est très bine mené et écrit... Enfin bref, les personnages sont tellement attachant qu'à la dernière pas nous ne sommes toujours pas rassasiés! Puis le cliffhanger... Je déteste! Mais vivement la suite!
3
À propos de : Hortense
Ma première fois avec Jacques Expert n'aura pas été une balade tranquille. En effet dès les premières pages l'ambiance est oppressante et on sent bien que cette histoire ne sera pas banale. D'autant plus quand on apprend qu'elle s'inspire de faits réels. Sophie nous emmène dans sa tête, nous embarque dans ses névroses, ses peurs et le désespoir qui la nourrit dans son combat depuis toutes ses années pour retrouver sa fille disparue. Un jour elle est certaine de croiser sa fille jeune adulte dans la rue et n'en démords pas, elle doit à tout prix entrer dans sa vie et rétablir l'ordre des choses. Seulement il n'est pas facile d'expliquer à une jeune fille que le père qu'elle adule n'est qu'une ordure et surtout la convaincre que sa vie n'a été qu'un mensonge. Sophie ne peut pas défoncer des portes et doit apprendre la patience quand son bonheur est à portée de main. Somme toute on pourrait penser à une histoire vraiment classique mais c'est sans compter sur le talent de Jacques Expert pour dépeindre la détresse psychologique de cette femme. Il a su me la transmettre et me faire sentir mal en lisant chaque page, partagée entre l'espoir qu'Emma soit Hortense et la peur que Sophie soit en train de perdre les pédales. Parce que, justement, on sent son instabilité à chaque ligne, à chaque action et c'est là que l'on se sent mal l'aise avec se personnage principale que l'on aimerait réconforté mais qui nous fait un peu peur quand même. Je n'ai pas trouvé la lecture très agréable du fait que je me sentais plutôt mal en lisant (et je reconnais le talent d'écriture ici) mais c'est bien pour provoquer des émotions que la lecture reste un art si palpitant. Je ne pensais pas garder un souvenir très positif de l'expérience puis en une phrase, une seule, à l'extrême fin de l'histoire de Sophie et Emma, j'ai hurlé. Véridique, j'ai hurlé. Vraiment choquée par le dénouement que je n'avais pas vu venir et il est devenu assez rare de me surprendre. Surtout que je n'ai pas été m'informer sur le fait divers qui a inspiré ce livre et, après coup, je m'en félicite car la surprise aurait été gâchée. Je n'aurais pas pu saisir toute l'ampleur de l'oeuvre. En bref, un bijou.
3
À propos de : Zero
Ce livre a fait écho chez moi, je suis hyper connectée et ma moitié est en cybersécurité alors autant dire que tous ces réseaux de surveillance et histoires de gros sous sont tout à fait bien dépeintes. Evidemment c'est un roman mais il y a une très grande part de vérité dans ces lignes et les technologies employées sont bien réelles... De quoi nous rendre complètement parano et nous faire réfléchir sur l'usage de nos données. C'est vrai que nous passons notre temps a crier au scandale et au respect de la vie privée mais nous sommes nos propres bourreaux, personne ne nous force à utiliser les réseaux sociaux ou de cultiver notre nomophobie. Ce pendant ce qui est bien présent dans ce livre est aussi la responsabilité des concepteurs qui travail à nous rendre dépendant des services digitaux et arrivent à convaincre les plus récalcitrant par des coups de pub et une machine de marketing très bien ficelée. L'histoire de Cyn devient secondaire, j'en ai surtout retenu une critique de nos habitudes et pratiques numérique ainsi que du capitalisme toujours plus sans scrupule pour quelques millions de plus. Il aurait pu être écrasant de lire tout un roman sur ce thème mais finalement le style de Marc Elsberg rend la lecture très fluide, je ne trouve pas que la technicité soit un frein, justement c'est assez bien expliqué mais n'étant pas novice je ne suis peut-être pas objective. L'important est qu'on ne s'ennuie pas. Il y a une tension tout le long du livre du fait que le lecteur sache très tôt ce qui se trame alors que Cyn n'est qu'au début de son investigation. Pas de grosses surprises cependant dans le scénario mais vraiment pas gênant, la seule chose qui me dérange est la fin trop vite expédié. L'histoire est haletante et riche, des gens meurt ou sont traumatisés et... La fin en 3 pages. C'est à mon sens le point faible de ce roman.
3
À propos de : Sans pitié ni remords
Aucun temps mort dans ce roman! On débarque comme un cheveu sur la soupe en plein milieu d'obsèques, on ne connait personne, on ne sait pas qui est mort ou pourquoi mais on comprend vite que cette histoire ne sera pas ordinaire. Déjà grâce à Daniel Mehrlicht, ce flic qui boire trop, qui mange trop et qui fume trop. Ce flic que la vie n'a pas épargné, la mort de l'amour de sa vie, un meilleur ami disparu aussi et un travail qu'il adore mais qui l'use jusqu'à la moelle. Il aime ce qu'il fait, il aime ses lieutenants comme ses enfants mais il sent le poids des années. Son arme? Le sarcasme! Un art qu'il maîtrise à la perfection et qui donne à ce roman une pointe d'humour alors même qu'une bande de psychopathes sème des cadavres dans le tout Paris. Nicolas Lebel nous plonge en plein dans une enquête interservices qui se bourrent le mou pour savoir qui a la plus grosse et à qui reviendra les lauriers. Des suicides qui fleurent bon le meurtre et une affaire qui traîne à cause d'une mystérieuse statue volé et de la ténacité d'un agent. Tout se mélange, tout se bouscule et, stupeur, Mehrlicht se retrouve intimement lié à l'affaire alors qu'il aspirait juste à se mettre au vert pour pleurer son ami disparu. Ce même ami qui semble avoir trempé dans la fameuse affaire d'oeuvre d'art volé... Mais jusqu'à quel point? Finalement tout est lié, les meurtres, les psychopathes schizophrènes et drogués, le trafique d’œuvres d'art et l'inefficacité des services de police gangrenés par la course à la promotion et les égos mal placés. Bref, une chasse à l'homme et au trésor trépidante qui roule sur une base solide de références artistiques et littéraires. Un régale.
3
À propos de : Plateau
Vraiment désolé pour Franck Bouysse mais ce fut une lecture douloureuse. Je l'ai terminé uniquement parce qu'il faisait partie de la sélection de Mai pour le jury de lecteur. Vraiment dommage car le vocabulaire est riche, les descriptions de qualité mais aussi très fastidieuses par moment. La description prend trop souvent le pas sur l'action et finalement il ne se passe rien avant les 100 dernières pages. Le rythme est très lent, les personnages sont résignés et eux-mêmes ne font rien de particulier. C'était comme regarder vivre des gens sans intérêt par un oeil de boeuf. Personnellement je commençais même en n'en avoir rien à faire de connaitre l'identité du Chasseur. La léthargie des personnages m'a gagné. Une écriture de qualité mais une histoire plate qui n'excite pas et n'incite pas à continuer la lecture.
3
À propos de : La Nuit derrière moi
A la dernière page je me suis interrogée. J'avais été complètement bernée par la double temporalité et ai dû revoir tout ce que je pensais depuis le début de ce récit au coeur d'une famille un peu trop traditionnelle. L'alternance des narrateur, l'un Furio et l'autre le Monstre est surprenant mais bizarrement je n'avais pas compris que Furio était dans le présent et le Monstre dans le passé. Avant que le moment soit opportun il est possible de croire qu'il n'y a qu'une chronologie simple et que c'est juste la routine du quotidien qui est ébranlée (en plus du faut que Furio passe pour un voyeur). Tout s'éclair quand le passé et le présent se rejoigne... Et Bon Dieu que c'est épatant! Mais au-delà du génie de l'écrivain pour mener son histoire, ce sont surtout les sentiments contradictoires que j'ai ressenti qui m'ont perturbés. On en vient à compatir pour le monstre malgré ses agissements alors qu'il est totalement impardonnable. On comprend qu'il a sombré dans une folie incontrôlable à la conséquence malheureuse mais d'un sens il essaie de faire de son mieux pour que sa fille soit enfin à la place qu'elle mérite. L'amour que le monstre lui porte est très touchant et il se sacrifie pour elle finalement. Il comprend lui-même qu'il est néfaste, qu'il ne pourra jamais se racheter mais qu'il peut toujours faire en sorte que sa fille soit heureuse malgré tout. Sa solitude et sa tristesse gardées comme des punitions justifiés. C'est vrai que ça sonne comme de l'auto-flagellation mais on en vient à le respecter plus et à être attendri.
La nuit, la peur, une course folle et une lumière qui surgit... Ce début de récit est énigmatique, on ne comprend pas ce qu'il se passe, où nous sommes et pourquoi il faut s'enfuir. C'est justement cette confusion qui plait, être totalement à la place du personnage et comprendre en même temps que lui, ne pas être trop omniscient et partager les victoires et le suspense avec lui. Dès le début nous sommes jetés dans une histoire qu'on imagine simple quand Farah reconnait le rituel afghan de Bacha Bazi, littéralement "jouer avec les enfants". On imagine très bien la suite, un trafique ignoble d'enfants vendus par des parents désespérés sur un fond de pédophilie à vomir. Seulement, plus on tourne les pages et plus on comprend que le récit est riches et les histoires de chaque personnages plus complexes qu'il n'y parait : le flic immigré en mal de gloire qui trempe dans des affaires pas nettes; le flic charmant droit dans ses bottes; la journaliste humaniste à l'enfance brisée; la doctoresse à la culpabilité étouffante; le tueurs au grand coeur et... Tellement plus! Tous ces destins qui se croisent et qui viennent nourrir l'intrigue, chacun venant apporter sa pierre à l'édifice en bien ou en mal mais qui nous captive surtout. Les événements se déroulent dans des temporalités différentes et parallèles qui accentue cet état constant de "contre la monte". Vivifiant. L'alternance des narrateurs donne ainsi encore plus qu'un rythme à la lecture, cela augmente la tension! On comprend beaucoup de choses en parallèle des histoires contées et on voudrait crier aux autres personnages ce qu'on sait pour leur éviter les mauvaises décisions, les choix malheureux, on veut qu'ils y arrivent et que les complots éclatent aux grands jours. Sauf que rien n'est possible, tous sont englués dans un système d'influence qui les dépassent et qui implique tellement plus qu'un trafic honteux d'enfants. Finalement le Bacha Bazi ne représente qu'un goutte d'eau, le prétexte pour aller fouiner mais à quel prix? On ne peut pas encore apercevoir l'iceberg dans son ensemble dans ce premier tome de la trilogie Hartland mais ce qui est sûr est que le tome 2 sera riche en rebondissements! Surtout après la promesse de la fin en cliffhanger qui m'a choqué à tel point que j'ai frénétiquement tourner les pages. Mais ce n'était pas une blague. Belle performance de Walter Lucius même si je le déteste pour cette fin.
3
Bizarrement on s'y fait prendre. On ne sait pas vraiment où se trouve cette ville étrange où la rudesse du climat et la violence des habitants rythme la vie de tous. Ils sont devenus un meute de criminels pourtant tous liés par le Grand Patron, anonyme et si présent dans le quotidien de tous. Il est la ville, il est l'employeur de tous et celui qui permet à tous de pouvoir survivre mais gare à celui qui ne respecterait pas les règles. C'est dans cet ambiance que nous voyons Nats évoluer, lui qui est arrivé dans le Grand Nord poussé par la vengeance et qui a fini par devenir un membre important de la meute grâce à ses talents de cogneur et ses principes de chevalier (en quelques sorte). J'ai été franchement touchée par son histoire et par l'homme qu'il est devenu malgré les crasses de la vie. Son histoire d'amour atypique, ses petites attentions si mignonne sans qu'il sache vraiment comment se débrouiller avec une fille... Toutes ces choses qui le rende tellement craquant qu'on ne veut que le suivre au fil des pages. Il représente l'énorme ours mal léché au coeur tendre. Bémol, j'avais personnellement deviné la fin et l'identité de Grand Patron presque depuis le début mais ce n'était vraiment pas gênant puisque ce n'est pas ce qui importe dans cette histoire. On se prend de la violence en pleine dents, de la précarité, de la rudesse, de la prostitution mais là-dessous il y a un bel esprit communautaire, un brin de tolérance et de l'espoir pour qui veut le saisir.
3
À propos de : Te laisser partir
Passez moi l'expression mais , j'étais sur le cul! Je pensais avoir à faire à une histoire somme toute assez classique et arrivée à la deuxième partie j'ai été soufflée! L'écriture de Clare Mackintosh est si habile qu'on ne voit pas venir le coup de théâtre. On souffre avec Jenna, on à de la peine pour le petit Jacob, on croise les doigts pour que Ray ne fasse pas de connerie avec Kate et on reprend aussi espoir quand Patrick arrive avec son humour et sa joie de vivre. Ce livre est un ascenseur émotionnel, on a de la peine, on rit à des blagues idiotes, on a des nœuds dans le ventre et, surtout, ON EN VEUT ENCORE! C'est vrai que tout cela se termine sur un goût de trop peu. L'affaire est résolue et le vrai coupable a été puni mais il manque des réponses. C'est histoire de goûts personnels mais je n'aime pas trop quand on me laisse prendre des decisions quant à ce que deviennent les personnages. J'aime que l'auteur choisisse un camp et tranche pour ses personnages. En tout cas, jolie surprise de Clare Mackintosh dont l'écriture est belle et l'histoire vraiment bien mené entre passé et présent; et l'alternance des narrateurs. Bravo!
3
À propos de : Les Petites filles
J'ai eu beaucoup de mal a trouver un titre qui pourrait englober tous ce que ce livre a chamboulé en moi. Parce que oui j'ai été complètement secouée par delà l'histoire, par la vérité crue, une réalité qu'on connait mais dont on ne parle plus depuis la levée de la politique de l'enfant unique, en Chine. Comme si le fait de changer la loi allait changer une tradition ancrée depuis des décennies dans les moeurs. J'ai versé quelques larmes pour ces âmes fictives qui ont été, j'en suis certaine, réelles à plusieurs égards et j'ai été horrifiée par certains comportements. Pourtant je ne dirais pas choquée, j'ai été profondément touché par le combat de ses mères qui recherchent leur enfants vendues comme des marchandises, par la pression familiale qu'elle subisses, mais en même temps crier au scandale c'est aussi placer ma culture au-dessus et ça ce n'est pas possible. Le nourrisson n'est pas un être humain s'il n'est pas une fille, constat que l'on peut décrier mais ce serait dire que nous avons plus raison alors que le débat est le même que celui de l'avortement. Enfin, bref. Par contre j'ai été choquée par tout ce réseau souterrain soutenu par la corruption des autorités. Je ne suis pas utopiste au point de croire qu'il n'en existe que là-bas mais je trouve extrêmement important d'en parler car ouvrir la discussion c'est déjà agir pour un monde meilleur. Et je pense que ce livre peut faire en sorte que des lecteurs se tournent vers ces problèmes de société et les pousser à s'informer et informer les autres. C'est comme ça aussi que les consciences évoluent! Julie Ewa m'en a appris plus et son roman est extrêmement bien documenté. De bout en bout j'ai été tenue en haleine, les personnages sont percutants, les destins tragiques et cette course contre la montre entre passé et présent maintient une tension de tous les instants! Tout a été parfaitement exécuté et il est beau de voir que certains sont encore prêt à tout pour leurs convictions! Julie Ewa est à suivre!

Vous n’avez pas encore sélectionné de livres à lire.

Rendez-vous sur la page de vos livres préférés pour les ajouter à votre Pile à lire !

Portrait de TomaliciousDii