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Erik Larson

Né en 1954 à Brooklyn, Erik Larson est journaliste. Il a travaillé entre autres pour le Wall Street Journal, le Time Magazine et le New Yorker. Ses livres, traduits dans une dizaine de langues, s’inspirent tous d’histoires criminelles historiques. Après Le Diable dans la Ville blanche, prix Edgar en 2004 dans la catégorie « Fact Crime » et bientôt adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio, les droits d’adaptation cinématographique de Dans le jardin de la bête, son deuxième ouvrage paru en France et best-seller international, ont été achetés par Tom Hanks.

Coups de coeur des libraires

Inclassable, c’est un des mots qui définit ce livre sorti en avril dernier chez Le Cherche Midi.

Erik Larson est journaliste et historien. Mais, dès les premières lignes, on se croirait plongé dans un polar digne des plus grands maîtres du suspens ! Il nous raconte l’histoire de l‘Exposition Universelle de Chicago de 1893 (de ses débuts où les idées émergent, puis la construction et ses -très- nombreux obstacles, jusqu’à sa clôture) en parallèle avec l’histoire incroyable d’un tueur en série qui sévissait juste à côté de « la ville Blanche».

  On se passionne pour l’expo universelle, ses architectes, leurs ambitions, et l’air de rien, Erik Larson réalise une peinture ultra-riche de celle qu’on appelait « la Ville Blanche» en opposition avec le reste de la ville de Chicago, pleine de noirceur, de crimes, d’odeurs infâmes… 

  Chapitre après chapitre, nous faisons connaissance avec Herman Webster Mudgett alias H.H. Holmes (entre autres noms), homme affable qui usait beaucoup de ses charmes afin de séduire de jolies femmes qu’il finissait par "faire disparaître" . Un homme aux nombreuses arnaques aussi et qui restera très longtemps dans la quiétude de n’être pas une seconde suspecté de meurtre.

  Une histoire incroyable qu’Erik Larson fait s’alterner avec celle de l’Expo Universelle, dans un rythme très efficace. Le lecteur est surpris d’en apprendre autant sur une ville sans s’ennuyer, de ce que la réalité peut offrir au roman. Et la sensation qui domine ce document/polar est certainement le fait que la réalité dépasse souvent la fiction. Un livre qu’on n’oublie pas de sitôt parce qu’il passionne et surprend de bout en bout.

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