Las Vegas, 1er mai 2015 : une bombe va souffler le Positano, palace-casino qui rejoue en carton-pâte la côte amalfitaine. Le compte à rebours est annoncé dès la première page ; le roman remonte ensuite le fil de quatre destins que rien, sinon le hasard, ne vouait à s’y croiser. Ray, as des chiffres qui a lâché Stanford pour le poker en ligne. Mary Ann, ex-mannequin devenue serveuse après une dépression. Tom, Italien porté par une veine insolente. Lindsay, mormone rêvant d’écrire loin du journalisme racoleur. Autour d’eux, Vegas la psychédélique s’enroule en spirale : boîtes de strip-tease, jets privés, banlieues du désespoir dansent en folie. Dario Diofebi y abat cartes sur table le rêve américain et ses revers de fortune, avec l’acuité du joueur et la liberté illuminée du débutant. Électrique, le grand roman américain fait tapis, sans savoir lequel, du rêve ou du capitalisme, se couchera le premier.