Deux femmes que tout oppose vont être réunies pour percer le secret de l’homme qu’elles ont aimé.
Bouleversée par une récente séparation, Diane ignore que sa fille Lou, seize ans, traverse ses propres tempêtes...
1916, une célèbre chanteuse est éliminée et un pilote hors pair est assassiné.
1931, les protagonistes des deux drames sont réunis dans une étrange maison...
Plongez dans le Paris du Moyen Âge à la recherche des secrets des Templiers.
Agathe perd peu à peu le sommeil et se retrouve plongée au cœur d'un scandale lié aux états de conscience altérés : messages codés, Ayahuasca, masculin et féminin sacrés…
Deux femmes que tout oppose vont être réunies pour percer le secret de l’homme qu’elles ont aimé.
Bouleversée par une récente séparation, Diane ignore que sa fille Lou, seize ans, traverse ses propres tempêtes...
Après être parti étudier la littérature chez l’ennemi d’hier à Liverpool, Sean revient chez sa mère dans un quartier populaire de Belfast. Les désillusions arrivent vite dans cette Irlande du Nord qui ne parvient pas à se remettre de la crise de 2008 et Sean va rapidement être obligé d’enchaîner les petits boulots et les sales coups pour s’en sortir. Avec son ami Ryan, ils partagent un appartement insalubre et des nuits chargées d’alcool et de drogues, jusqu'à ce qu'une bagarre ne tourne mal et qu’il se retrouve face à la justice. Tandis qu'il commence ses travaux d’intérêt général, il s'interroge sur son comportement et trouvera dans l’écriture une façon de remettre un peu de sens au chaos de sa vie. Dans cette Irlande du Nord qui porte encore les cicatrices des troubles passés, Michael Magee nous offre un premier roman réussi sur une jeunesse qui peine à s’extraire, même par l’éducation, d’une forme de déterminisme social et d'une masculinité toxique quasi culturelle.

Parenthèse sur les cimes avec le deuxième roman de Simon Parcot, déjà auteur du très beau Le bord du monde est vertical (Le Mot et le Reste, 2022). Dans ce texte qui est à la fois un conte philosophique et un roman pastoral, on est à nouveau envoûté par l'écriture poétique et musicale de l'auteur. Il inclue ici des passages en langue sifflée, mettant ainsi en valeur une pratique langagière peu connue et très onirique qui se mélange à merveille à un univers déjà très irréel et éthéré. L'histoire est celle de Gayané, une jeune femme qui ‒ comme beaucoup d'enfants de son village ‒ ne parle pas. Lorsqu'en songe lui apparaissent un jour des hommes-oiseaux vivants sur les hauteurs qui lui proposent de les rejoindre pour apprendre leur langue si particulière, elle se met en route contre l'avis des autres villageois. L'ascension vers les sommets sera un voyage initiatique pour la jeune femme et l'occasion de découvrir un secret bien gardé.

Vanessa Springora entreprend une enquête familiale et intime dans laquelle elle interroge son passé, celui de son père et de son grand-père paternel. En vidant l’appartement de son père, un homme mythomane et toxique, elle découvre deux photos de son grand-père, un homme qu’elle se rappelle doux et aimant, portant des insignes nazis. Son monde tremble et le besoin de faire la lumière sur son passé familial devient une nécessité. Commence un véritable voyage dans l’histoire du XXe siècle à travers le destin de ce grand-père : un voyage qui l’entraîne de la France en Allemagne et jusqu’à ce qui fut la Tchécoslovaquie. Ce roman kaléidoscopique, qui se construit comme un puzzle avec des impasses et des découvertes, nous entraîne avec l’autrice dans une quête passionnante, riche en émotions. Vanessa Springora réussit à nous transmettre ce que peut représenter le poids de la filiation, le poids d’un nom, même quand on n’en connaît pas l’origine.

Chaque été, une bande d’amis a pour rituel de passer ses vacances sur l’île de Porquerolles. En louant le même manoir, ils y vivent des parenthèses hors du temps, rythmées par la musique et les excès. Jusqu’à l’été 2019 où la fragile Diane se suicide, brisant l’illusion d’insouciance. Cinq ans plus tard, le groupe revient pour un ultime hommage. Mais dès leur arrivée, une tempête éclate et le cadavre d’une femme ressemblant trait pour trait à Diane est découvert. Oubliez la carte postale : Jérôme Loubry renverse les clichés et transforme l’île en un territoire menaçant, personnage à part entière, colérique et envoûtant. Porté par une plume visuelle et une playlist seventies obsédante, l’auteur tisse un huis clos oppressant où amours, trahisons et mensonges s’entrechoquent. Les personnages, ambigus, accentuent le malaise. On est happé par ce récit aux frontières du fantastique, jusqu'à un twist final magistral. Un thriller sombre et addictif !

Colson Whitehead nous plonge dans le New York des années 1970, aux côtés de Ray Carney qui était déjà le personnage principal de Harlem Shuffle, son roman précédent. Ray essaie désespérément de se détacher de son milieu d’origine : la pègre noire. Alors qu’il y est enfin à peu près parvenu depuis quelques années grâce à son petit commerce de ventes de meubles, voilà que sa fille adolescente lui demande de lui trouver des billets pour le concert exceptionnel des Jackson Five. Ray est fou de sa fille et voudrait tant lui faire plaisir que, quand un « cousin » vient lui proposer une affaire complètement illicite mais totalement juteuse, il accepte : cette combine lui permettrait d’offrir à sa fille les fameux billets et Ray repart dans des embrouilles à n’en plus finir. Un excellent roman noir au suspense haletant, qui nous fait vivre des heures palpitantes tout en dressant un tableau des bas-fonds new-yorkais avec un talent remarquable.

Madelaine atterrit au sein d’une famille de paysans où des liens solides permettent de survivre à la souffrance. Cette enfant est une anomalie dans un décor où femmes, terres et animaux appartiennent aux maîtres. Peu de paroles pour ceux qui n’ont pas voix au chapitre comme Bran qui nous raconte la ferme des Montées du Pays Arrière, les histoires du village, Madelaine et sa brute innocence, Ambroisie-le-Fils, ce maître cruel, mais aussi la maladie ou la mort. Le sort s’acharne irrémédiablement sur des villageois prisonniers du silence face à l’injustice. Pas de place pour les larmes et la douceur, pas de place pour être autre chose qu’un chien affamé, il faut survivre. Madelaine, elle, ne se plie à personne, pas même à sa condition si fragile.

Après être parti étudier la littérature chez l’ennemi d’hier à Liverpool, Sean revient chez sa mère dans un quartier populaire de Belfast. Les désillusions arrivent vite dans cette Irlande du Nord qui ne parvient pas à se remettre de la crise de 2008 et Sean va rapidement être obligé d’enchaîner les petits boulots et les sales coups pour s’en sortir. Avec son ami Ryan, ils partagent un appartement insalubre et des nuits chargées d’alcool et de drogues, jusqu'à ce qu'une bagarre ne tourne mal et qu’il se retrouve face à la justice. Tandis qu'il commence ses travaux d’intérêt général, il s'interroge sur son comportement et trouvera dans l’écriture une façon de remettre un peu de sens au chaos de sa vie. Dans cette Irlande du Nord qui porte encore les cicatrices des troubles passés, Michael Magee nous offre un premier roman réussi sur une jeunesse qui peine à s’extraire, même par l’éducation, d’une forme de déterminisme social et d'une masculinité toxique quasi culturelle.
