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Apocalypse bébé
384
Date de parution: 
29/02/2012
EAN : 
9782253159711
Editeur d'origine: 
Grasset

Apocalypse bébé

7,90€

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Valentine a disparu... Qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée… Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

Prix Renaudot 2010.

Virginie Despentes la scandaleuse s’impose comme la chef de file d’une génération gaiement libertaire et décomplexée. M. P., L’Express.

Un ovni d’une richesse inouïe, à mi-chemin entre le polar et le road movie, la satire dystopique et le thriller d’anticipation. Augustin Trapenard, Elle.

Une œuvre profondément jouissive où elle dépiaute les âmes jusqu’à l’os. Marianne.

Prix Renaudot
2011

Les coups de coeur des libraires

L'avis d'Agnès, de la librairie Fontaine Victor Hugo à Paris

"Thriller étonnant et décapant"

Septième roman de la sulfureuse Virginie Despentes , Apocalypse Bébé est un road movie électrique entre Paris et Barcelone où deux détectives aux personnalités diamétralement opposées se lancent sur les traces d'une adolescence déstructurée. [...] A tour de rôle Virginie Despentes fait parler les protagonistes, le père, grand bourgeois dans l'âme, écrivain en mal d'inspiration, ignoré des médias, la grand-mère trop autoritaire, la mère absente et indifférente, la belle-mère, docile, Yacine le cousin machiste, les amis radicaux de gauche. En traçant le portrait d'êtres blessés dans différentes couches sociales, Virginie Despentes se lance à coeur perdu dans une critique au vitriol de la société des apparences tout plaçant  au centre de son roman les femmes, leur rapport aux hommes,  à  la sexualité, à  leur volonté ou pas de s'affirmer.

 

 

Les derniers avis

3
Blogueur
Première fois que je lis un Despentes, et je ne sais pas encore si on m’y reprendra. Je n’ai pas réellement été déçue (je ne m’attendais à rien de précis en le commençant), et je n’ai pas tout à fait détesté. Je l’ai lu parce qu’on me l’a prêté, par curiosité. Selon moi, l’enquête sur la disparition de Valentine (ado écorchée vive, je me demande comment on peut avoir si peu de respect pour soi-même) n’est pas la partie la plus intéressante, je l’ai trouvée plutôt banale et prévisible dans son déroulement, vu le contexte et les personnages : Lucie, détective plutôt gourde, fait appel à la Hyène, professionnelle du genre, aux réseaux tentaculaires et aux méthodes peu orthodoxes. Pas étonnant donc qu’en quelques coups de poings et/ou de téléphone et/ou de tam-tam, celle-ci localise Valentine. On pressent également le dénouement à partir du chapitre sur Elisabeth. Le « mérite » de ce livre tient dans sa galerie de personnages et leur excellente analyse. Après, il faut prendre son parti (ou pas…) de la débauche de vocabulaire grossier, vulgaire, de la violence sous toutes ses formes, des scènes orgiaques et/ou glauques. Il faut également se « farcir » les opinions/réflexions négatives de l’auteur (Apocalypse bébé, ou « Despentes contre le monde entier »), qui flingue tous azimuts (les femmes en particulier), et qui donne l’impression (comme dit dans un autre commentaire) que seul l’amour lesbien est authentique. Je me suis demandée si ce livre était autobiographique, et si l’auteur, telle une Lucie à côté de ses pompes, ne se rêvait pas en Hyène… J’ai trouvé la fin totalement bâclée et incohérente par rapport à l’ensemble du récit. En effet, celui-ci est contemporain et réaliste, mais dans les dernières pages part dans un total délire et veut se la jouer anticipation dystopique, en ratant complètement son objectif. Le mélange des genres est inopportun à ce stade du récit. Beaucoup trop de questions restent volontairement en suspens (entre autres, l’objectif d’Elisabeth ou de ses « employeurs » en utilisant Valentine). Le but est peut-être d’alimenter la théorie d’un complot universel, mais là aussi l’effet est raté, et j'ai eu la nette impression que Despentes elle-même ne savait pas comment terminer son histoire. Nihiliste, excessif, trash, violent, l’accumulation m’a écoeurée. Ce livre ne laisse pas indifférent, le plus effrayant étant de se dire que cette fiction n’est peut-être pas si éloignée de la vérité.

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