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nouveauté
Aveu de faiblesses
192
Date de parution: 
30/05/2018
EAN : 
9782253237310
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Aveu de faiblesses

6,40€

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Détails
Collection  
Dans un bourg du Nord, Yvan est apprenti menuisier. Né d’un père borné et réac, et d’une mère qui rêverait qu’il devienne artiste, c’est un adolescent complexé et solitaire, moqué pour sa laideur et sa différence par ses camarades. Tout près de chez lui, un enfant est retrouvé mort, assassiné. Les policiers débarquent dans la maison familiale pour une enquête générale, un engrenage implacable se met alors en branle. La mère d’Yvan s’emmêle dans ses déclarations, leur ment, revient sur ses propos. Tétanisé et mutique, Yvan se contredit plusieurs fois, et se fait piéger à la suite d’un petit mensonge…
L’univers sombre et cruel de Frédéric Viguier emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social, et y ajoute le suspense d’un roman noir.

Un roman aussi envoûtant que glacial. Lou-Eve Popper, L’Express.

Mensonges, retournements, manipulations, doutes, chaque page fait vaciller nos certitudes. Renversant. Nedjma Van Egmond, Le Parisien Magazine.

Les coups de coeur des libraires

Un livre époustouflant !

Entre chronique sociale et roman noir, voici un livre époustouflant, tant par l’écriture que par l’histoire, qui démontre à quel point les apparences peuvent parfois être trompeuses.
 
Aveu de faiblesses, le deuxième roman de Frédéric Viguier, arrive après Ressources inhumaines (Albin Michel), qui avait été une révélation à sa sortie en 2015. L’histoire se déroule de nos jours, dans une petite zone pavillonnaire ouvrière du Nord de la France. Yvan, adolescent de 17 ans, est un mal-aimé qui a du mal à trouver sa place. Il faut dire qu’il est laid et qu’il est devenu au fil des ans le souffre-douleur de ses camarades d’école. Dans sa famille, il a peu de reconnaissance. Avouons que sa famille est particulière : la mère d’Yvan semble à moitié folle. Sa passion consiste à collectionner les couvercles de boîtes de camembert. Avec l’aide d’Yvan, elle fréquente les déchetteries pour les ramasser. Son père est plutôt patibulaire. Un jour, en fin d’après-midi, le petit garçon du pavillon voisin est retrouvé assassiné. Il faut un coupable et vite. Yvan est immédiatement accusé. C’est le coupable idéal. Il n’a pas d’alibi vraiment convaincant. Et puis, il se défend mal face aux accusations du flic qui l’interroge. Inutile d’en dire plus, le lecteur est happé dans cet engrenage infernal qui condamne Yvan par anticipation. Yvan se laissera-t-il faire ? Est-il coupable ? Le lecteur est persuadé de l’innocence d’Yvan, mais la machine judiciaire est lancée. Voilà pour l’aspect « polar » du roman. Au-delà de l’histoire, c’est toute une chronique sociale que compose Frédéric Viguier, passionnante, parfois effrayante, voire machiavélique. Quant aux personnages, s’ils paraissent finalement tous plus antipathiques les uns que les autres, ils n’en sont presque que plus attachants. 
Aveu de faiblesses est un roman coup-de-poing que l’on dévore presque d’une traite, avec un coup de théâtre à la toute dernière ligne. Un de mes plus gros coups de cœur de cette rentrée.
NATHALIE IRIS, de la Librairie Mots en marge, à La Garenne-Colombes

Les derniers avis

3
Blogueur

Voilà un roman noir, psychologique à souhait qui m’a ravie de A à Z. Certains ont été rebutés par Yvan dans les premières pages, son langage, ses mots font très enfantins, il ne jure que par sa mère et est incapable d’aligner trois mots tout seul sans qu’elle lui donne son aval. Moi je suis passée outre et me suis tout de suite attardée sur le contexte familial du garçon. Une mère complètement timbrée qui fait des sculptures avec du beurre et collectionne les étiquettes de boîtes de fromage. J’ai d’ailleurs appris que cela se nommait la « tyrosémiophilie », j’aurai appris quelque chose. Et puis le père, totalement réac qui évite le plus possible son fils. Un cadre familial assez déstabilisant qui justifie le comportement mental de ce pauvre Yvan.

La partie thriller arrive assez vite : le petit Romain Barral est retrouvé dans un fossé, sauvagement mutilé. Le petit village est aussitôt ébranlé et puisque Yvan vit en marge des autres gosses, les regards soupçonneux convergent aussitôt vers lui. Je me suis dit « quelle injustice ». Ce n’est pas parce que ce pauvre gosse semble à côté des ses pompes que c’est un tueur ! Une terrible machination se met en place. Interrogé, soupçonné, embarqué, maltraité, injurié, humilié, Yvan subira les violences policières d’un certain Grochard. Un mec que vous prendrez beaucoup de plaisir à détester.

Un univers très noir qui m’a tout de suite happée. Toutefois, c’est la dimension psychologique de ce roman qui m’a beaucoup plu. Je ne peux pas en dire plus, mais j’aimerais tellement détailler ce roman ! Je ne veux pas spoiler quiconque souhaite le lire alors lisez-le pour que l’on puisse en parler ensemble !

Une fin qui m’a totalement retourné le cerveau, je me suis faite berner et j’adore ça dans les romans de ce genre !

NB – Toujours se méfier des apparences…

Ma note : 5/5 +