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Brève histoire de sept meurtres
960
Date de parution: 
22/08/2018
EAN : 
9782253074250
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Brève histoire de sept meurtres

Valérie Malfoy (Traductrice)

10,20€

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Détails
Thème 
Collection  

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d’extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunira plus de 80 000 personnes lors d’un concert historique.

Construit comme une vaste fresque épique habitée par des dizaines de personnages – hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs… –, ce livre monumental s’interroge avec force sur le pouvoir, l’argent, le racisme, les inégalités et la violence du monde.

Un style chaloupé, syncopé, d’une légèreté virtuose. Virginie Bloch-Lainé, Libération.

Une œuvre polyphonique vertigineuse. Gilles Heuré, Télérama.

Un roman monde aussi ambitieux qu’intelligent. Par sa noirceur, ses tonalités et sa profondeur, un livre de taille à captiver tous les lecteurs. Hubert Hartus, Lire.

MAN BOOKER PRIZE.

Traduit de l’anglais (Jamaïque) par Valérie Malfoy.

Les coups de coeur des libraires

Opéra Jamaïcain

On a essayé de tuer Bob Marley ! Pourquoi ? Comment ? 
Plus de soixante personnes nous racontent la Jamaïque des années 70. Une île divisée par les inégalités et le racisme, au bord de l'implosion au moment des élections. Les politiciens sympathisent avec les chefs de gangs pour gagner des voix, surveillés de près par la CIA qui traque les communistes... Les voix de Marlon James sont puisssantes, habitées. On pense à James Ellroy avec une dose d'argot et de culture locale. Un ensemble polyphonique qui peut se lire comme des nouvelles. Génial ! Prix Man Booker Prize 2015.

Guillaume D. de la librairie Decitre Ecully

Un uppercut littéraire

Kingston, 1976. Ils sont sept, armés, à faire irruption au domicile de Bob Marley. BANG. Deux jours plus tard, celui que l’on nomme « le Chanteur », divinité vivante, réunira plus de 80 000 personnes lors d’un concert historique pour la paix organisé par le parti au pouvoir. Voilà l’épicentre de ce roman qui est un séisme, une fresque colossale abritant des dizaines de personnages, hommes politiques, barbouzes, journalistes, chefs de gangs, crève-la-faim, enfants soldats, mères éplorées… De 1976 à 1991, Marlon James nous embarque dans cinq journées et une kyrielle de personnages. Chacun se confie, à bout de souffle : de la petite géopolitique, des trahisons tapies, des violences éclatantes, des vies minuscules sous la marche du monde. Le tout sur fond de Guerre froide, des ghettos de Kingston à ceux de New York, avec à peine le temps de prendre une bouffée de ganja sur un air de reggae. Par cet enchevêtrement, Marlon James nous désoriente, comme pour mieux nous irriguer d’une langue sidérante, mâtinée en permanence de patois rasta, d’humour et de trouvailles. Il faut l’entendre, ce souffle enragé. Car bien plus que l’art harmonieux de la polyphonie, c’est une cacophonie des plus vibrantes qu’il maîtrise. Ça grouille, ça crie, ça saigne, c’est toute la violence que peut le monde, un peuple entier qui se trouve en perpétuelle perdition, en perpétuelle fureur. Un uppercut littéraire. Jamaïcain de naissance, américain d’adoption, Marlon James est aujourd’hui unanimement encensé par la critique anglo-saxonne. Ce troisième roman, le premier publié en France (par l’excellente collection « Terres d’Amérique ») a remporté le très prestigieux Man Booker Prize en 2015. Morrison, Ellroy, Tarantino, Trouillot ? N’osons pas ces comparaisons, il les refuse. Marlon James est un tour de force à part entière.

Hugo Latreille, Librairie Nouvelle, Asnières-sur-Seine