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Ces rêves qu'on piétine
352
Date de parution: 
02/01/2019
EAN : 
9782253073536
Editeur d'origine: 
Editions de l'Observatoire

Ces rêves qu'on piétine

7,90€

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Thème 
Collection  

À Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets.

Au même moment, parmi les colonnes des survivants de l'enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d'une tragique mémoire : dans un rouleau, elle tient cachées les lettres d'un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d'un homme et le silence d'une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s'appelle Magda Goebbels.

C’est passionnant et c'est glaçant. Sabine Delanglade, Les Échos.

La vérité des personnages nous saisit, avec grâce et puissance. On tourne les pages, tendu par un véritable suspense et on sort du livre le souffle court. Leïla Slimani, Le Monde des livres.

Sélection PDL
2019

Les coups de coeur des libraires

Devoir de mémoire.

Pour son premier roman Sébastien Spitzer a fait le choix audacieux et malicieux de mêler la fiction aux faits historiques. Saluons son audace et sa malice puisque ce roman est tout simplement bouleversant et passionnant. A lire vite !

Sylvie - Fnac de Nevers

Indélébile.

Dans le bunker d'Hitler, aux derniers jours de la guerre, Magda Goebbels espère incarner à jamais la première Dame du Reich. Dans le même temps, au cœur des marches de la mort, des survivants se transmettent un rouleau de lettres. Un récit puissant qui bouleverse et enrage.

Jacques - Fnac de Chartres

Magnifique et bluffant !

Un premier roman saisissant : la plume de Spitzer est tout à tour subtile, poétique et réaliste. En proposant en parallèle des derniers jours de Magda Goebbels les destins de victimes et de héros ordinaires, l'auteur offre une mise en abyme autant vertigineuse que douloureuse, mais aussi porteuse d'espoir.

Marc - Fnac de Vélizy

Les derniers avis

5

J’étais très intriguée par le premier roman de Sébastien Spitzer, intriguée par la manière dont il allait raconter l’histoire de Magda Goebbels, cette femme qui était au plus près d’Hitler et des dignitaires nazis mais dont ses origines et sa position dans la plus haute sphère du pouvoir en place a toujours suscité un certain mystère. J’ai lu ce livre en une nuit, une fois commencé, on ne peut plus le lâcher, prise dans un récit qui est aussi passionnant que glaçant. Les chapitres courts, les phrases percutantes sans tabous, le travail de recherches de l’auteur font de ce roman une pépite digne du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.

Magda Goebbels assiste au dernier concert en compagnie des dignitaires nazis encore présents. La fin est là, toute proche. Elle le sait, ils le savent.

Speer lui remet la fameuse capsule… L’Allemagne est vaincue. Sous les bombes, Magda se remémore sa jeunesse, sa rencontre avec son mari, tous les sacrifices pour être la femme la plus importante et admirée du IIIème Reich, maintenant réduit à néant.

Tandis que Berlin vit ses dernières heures, des survivants des camps tentent de survivre aux marches de la mort. Parmi eux, Aimé, Judah, Fela et sa fille Ava.

Celle-ci est une enfant qui a tout vu, en plus d’être une enfant miraculée, c’est la mémoire des camps et c’est elle qui va transporter le rouleau renfermant entre autres les lettres de Richard Friedländer, condamné par la folie d’Hitler et le silence de sa propre fille… Magda.

L’histoire de la femme la plus adulée du IIIème Reich et ses nombreux secrets.

Magda qui a renié sa famille, ses origines, son passé pour accéder au rôle si ambitieux d’une des femmes les plus influentes du IIIème Reich. Pour sa soif de pouvoir, elle est allée jusqu’à à un acte impensable pour une femme dont son foyer était le centre du monde, ses enfants qui lui ont permis d’être le modèle de l’aryenne parfaite qu’on a reproduit sans jamais égaler.

A travers l’histoire d’Ava, c’est celle d’un peuple qui se dévoile afin que leurs morts ne soient pas veine et que leur histoire perdure grâce à une enfant !

Alternant les lettres de Richard Friedländer, le passé de Madga et l’histoire d’Aimé, Judah, Fela et Ava, c’est toute une histoire qui s’offre au lecteur, des personnes de camps différents qui sont réunis par ces fameuses lettres, devoir de mémoire de ce qui se passait dans les camps mais aussi des lettres du père adoptif de Magda.

Sébastien Spitzer dresse le portrait intime de Magda Goebbels à travers les fragments de sa vie, de sa jeunesse à ses rencontres avec les puissants de cette époque, de ses pensées les plus intimes à ses non-dits… Pour mieux comprendre ses actes, il faut remonter à la source, là où tout a commencé. Jusqu’au bout, Magda n’a jamais eu de regrets et ce même après avoir assassiné ses enfants… Jusqu’au bout pour ses convictions, jusqu’au bout pour le IIIème Reich, jusqu’au bout pour conserver son image, celle d’une mère et d’une épouse parfaite qui sait tout, voit tout, accepte tout mais utilise son pouvoir pour contrôler son mari…

Un lien, celui d’un père à sa fille adoptive unit tous les personnages dans un récit où le suspense saisit le lecteur jusqu’à la dernière page !

4

Une lecture captivante portée par une très belle plume. Une véritable redécouverte historique. A la fois romancé et très documenté, le propos est intéressant et pique notre curiosité. Une très belle découverte sur le sujet même pour un connaisseur accompli de cette période.