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Et tu n'es pas revenu
128
Date de parution: 
24/08/2016
Langue: 
Français
EAN : 
9782253095064
Editeur d'origine: 
Grasset

Et tu n'es pas revenu

6,30€

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Détails
«  J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur.
Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille.  »
 
Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu’elle est arrêtée avec son père lors d’une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l’horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d’Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d’après.
 
Plus qu’un témoignage, c’est une œuvre littéraire. Des pages qu’on lit en retenant son souffle.  François Busnel, L’Express.

Une lettre poignante.  Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine.

Les coups de coeur des libraires

Coup de coeur de la Librairie Points communs à Villejuif (94)

« Toi, tu reviendras peut-être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas », lui a dit un jour son père, alors qu’à Drancy, début 1944, ils attendaient, le convoi qui allait les emmener. Marceline, 16 ans, et son père, étaient déportés, lui à Auschwitz, elle à Birkenau. « Il ne s’est pas trompé, il n’est jamais revenu.... » Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une longue lettre ouverte. Elle raconte sobrement sa propre captivité, la maladie, les coups, le froid, la faim, les chambres à gaz. Elle raconte aussi son retour en France, sa vie d’après, la difficulté de revenir, elle parle de l’incompréhension de sa famille et de l’impossibilité de recréer une cohésion après la disparition du père. Elle revient sur sa vie, son combat pour changer le monde aux côtés de son mari. Elle évoque les traumatismes qui ne disparaîtront jamais. Un récit très personnel, poignant, fort, digne, douloureux, sans espoir, un constat laconique. Un texte terrible et bouleversant qui nous rappelle que la barbarie n’est jamais loin. - Véronique Bagarry de la Librairie Points communs à Villejuif (94)

Les derniers avis

3
Ce recueil est un magnifique au revoir au père de cette femme qui n'a pas eu le temps de lui dire au revoir. Dans cette longue lettre à ce père disparu, et pourtant qui n'a jamais cessé d'être dans sa mémoire, elle raconte sa vie, celle qui a fait suite à la déportation. Elle ose crier ce manque cruel de n'avoir pas eu la chance de lui dire au revoir. Un magnifique et poignant témoignage.
3
Le temps s'accélère, il reste peu de survivants pour nous parler, nous dire ce qu'ils ont vécu. Avec l'aide de Judith Perrignon, Marceline Loridan-Ivens nous raconte ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a ressenti, ce qu'elle ne pouvait plus ressentir. Un livre simple et fort, que j'ai partagé avec mes élèves.

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