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Femme au foyer
384
Date de parution: 
11/01/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253070665
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Femme au foyer

7,60€

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Détails
Thème 
Collection  
Anna, une Américaine de trente-sept ans, est l'épouse modèle d'un banquier suisse. Femme au foyer, elle se consacre à ses trois enfants qu'elle élève dans une riche banlieue de Zurich. Une cage dorée où elle se sent vite gagnée par l'ennui. Son mari est distant, elle est incapable de communiquer avec lui, et va peu à peu chercher l’épanouissement sexuel avec d’autres hommes. Mettre fin à ces relations éphémères se révèle cependant de plus en plus difficile.
Madame Bovary à l’ère du XXI siècle, portrait intime d'une femme en rupture, le premier roman de Jill Alexander Essbaum, où réalisme et poésie se mêlent subtilement, interroge la sexualité et le désir dans toute leur force libératrice et subversive.

Les derniers avis

3
Excellent roman. La réussite du récit a pour origine le contraste entre une vie familiale bien rangée de l'héroïne et une vie personnelle débridée. Le style est parfois cru pour la seconde partie de la vie de l'héroïne. A l'opposé, la description de la Suisse est plutôt apaisante mais ennuyeuse. La fin du roman est glaçante et illustre bien la solitude qui caractérise la société actuelle. La lecture est plaisante et donne envie de finir ce livre dans un délai très rapide. C'est un opus qui mériterait une adaptation cinématographique!
3
Deux réactions face à ce roman. Pendant et après lecture, un rejet total. Puis, il soulève une question sur le rapport que l’on peut avoir face à la dépression, quand on n’est pas en empathie avec la personne qui en souffre. Anna est une femme au foyer de 37 ans qui s’ennuie dans sa banlieue zurichoise dorée. Américaine, elle ne s’est jamais vraiment intégrée à cette nouvelle vie. Après 9 ans, elle ne parle toujours pas la langue, n’a pas de compte en banque et passe des heures et des heures dans les trains et les bus car bien sûr, elle n’a pas le permis. Pour combattre sa solitude, elle se contente d’essayer d’être ce qu’on attend d’elle. Une mère aimante et présente, une épouse bien sous tout rapport. Mais ça ne fonctionne pas alors, elle cherche le frisson dans les bras de ses amants. Entre jouissance et mélancolie, la petite mort en somme. Son apathie est contagieuse, la lecture poussive, on a envie de lui dire de se bouger un peu, beaucoup même. C’est souvent ce que l’on dit aux personnes dépressives que l’on n’arrive pas à comprendre. D’où vient ce manque d’empathie ? Du personnage qui doute d’un bout à l’autre du livre. De l’écriture aussi qui alterne évènements qui se trainent en longueur, trajets dans les transports en commun, monologues intérieurs à n’en pas finir, le tout saupoudré de séances de psy qui tournent dans le vide. La fin aussi est en deux teintes, c’est là qu’il se passe enfin des choses, mais quel prix à payer pour l’adultère. Une dichotomie entre le bien et le mal assez caricaturale.