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Glaise
448
Date de parution: 
26/09/2018
Langue: 
Français
EAN : 
9782253086468
Editeur d'origine: 
La Manufacture de livres

Glaise

7,90€

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Collection  

Au cœur du Cantal, dans la chaleur de l’été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.

Un sculpteur hors pair de la langue et un maître sans égal de l’émotion. Marianne.

Une écriture à la fois âpre et lyrique, un roman sauvage et poignant.  L’Alsace.

Riche et complexe, un drame saisissant, entamé sous une orageuse lumière d’août, digne des fureurs de William Faulkner.  Rolling Stone.

Les coups de coeur des libraires

Un auteur indispensable

Parler de la Première Guerre Mondiale sans la montrer, raconter l'histoire de trois familles, écrire un grand roman à la frontière du polar et de la "blanche", voilà ce qu'offre Bouysse à son lecteur heureux. Le style et la force d'évocation des lieux et des personnages donnent un roman magistral.

BENOIT de FNAC La défense CNIT

Magistral !

En cette fin d'année 1914, dans un hameau isolé du Cantal, les hommes partent à la guerre. Restent les femmes, les enfants et les anciens pour travailler dans les champs et faire vivre le village. C'est dans ce contexte sombre et rugueux que trois familles vont s'aimer et se déchirer.

Ce roman noir est juste sublime !

Corinne de FNAC Quimper

Quand un auteur touche les étoiles...

L'auteur de Grossir le ciel nous embarque dans e Cantal en 1914 quand maris et fils sont appelés à la guerre, dans un petit bourg où 3 familles tentent de vivre en attendant le retour des aimés. L'écriture de Franck Bouysse est tout simplement magnifique et Glaise est un récit poignant, bouleversant et juste beau.

Caroline de FNAC Rosny 2

Les derniers avis

2

Au départ, ce roman nous plonge vite dans le bain de la Guerre, dans ce monde rural du Cantal où l'on sent vite le huit-clos qui se met en place... entre ce courageux Joseph, les relations entre sa grand-mère et sa mère, ce fameux Valette qui dès le départ est glaçant et Hélène, cette jolie fille de la ville qui arrive . Quand j'ai terminé ce livre , assez vite pour m'en débarrasser je dois dire car je voulais savoir comment ça pouvait se terminer ce genre d'histoire ,
je dois dire que javais un sentiment de dégoût, inspiré par Valette . Moi-même issue du monde de l'agriculture par ma famille, je savais que le monde de la zoophilie existait dans les campagnes profondes mais ça m'a beaucoup dérangé.
Bref, je reconnais que le roman est bien ecrit mais l'ambiance est trop pesante pour moi...Ouf, c'était un livre qui a été offert à mon fils de 16 ans par ma belle mère d'Aurillac , heureusement je l'ai lu pendant les vacances avant que mon fils n'en ait le temps ...je pense qu'il est bien jeune pour lire ça.
Peut être essaierai-je un autre livre de Franck Bouysse un jour. ...en attendant je retourne à mes Chattams et thrillers scandinaves

5
Blogueur

Ce qui se dégage d’abord de Glaise, et ce dès les premières pages, c’est cette atmosphère pesante, magistralement portée par Franck Bouysse. Ambiance de nuit, d’orage, de peur, de canons qui tonnent au loin.

Nous sommes en effet en 1914, dans le Cantal. Un endroit perdu dans un monde à la dérive. Des personnages vont évoluer dans un huis-clos où se mêlent silences, colère, effroi, et amour.

Victor part au front. Comme tous les hommes valides , il a été mobilisé.

« Victor ne réagit pas lorsqu’on l’appela « soldat » pour la première fois. Cette manière de les désigner frères, de les démembrer de leur passé, parut ruisseler sur lui. Ce ne fut qu’une fois l’uniforme revêtu qu'il prit véritablement conscience qu’on le volait à lui-même et à ceux qu’il aimait ».

Son fils Joseph, quinze ans et demi, va devoir s’occuper de la ferme, et porter le chagrin et l’angoisse de sa mère et de sa grand-mère, quittant une vie simple pour devenir déjà, sans doute trop tôt, un homme.

« …Maintenant que son père était parti, il prenait conscience qu’il allait devoir apprivoiser différemment l’univers amputé de la part tendre de l’enfance. Devenir un homme avant l’âge d’homme ».

Autour de lui, gravitent le vieux Léonard, voisin et ami, soutien de la famille, et la famille Valette. A la tête de celle-ci, trône le patriarche, brute épaisse, incarnation du Mal. Il a échappé à la mobilisation en raison d’une main qui ne répond plus.

Et puis, et puis, il y a les femmes. Car, selon moi, elles sont le ciment du roman : mères, épouses, elles ont toutes en commun, au-delà des haines, des rancoeurs, et des lourds secrets, ce poids qu’est le désespoir de voir partir un fils, un mari.

Il y a, dans cette obscurité enveloppante, l’Amour naissant.

Il y a la Terre.

Il y a la guerre. Lointaine.

Il y a cette ambiance oppressante, qui enserre, page après page, ces mots superbement posés.

Il y a l’écriture puissante, magnifique et magnétique , de Franck Bouysse.

Gros coup de cœur pour « Glaise » !