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La Nature des choses
312
Date de parution: 
22/08/2018
EAN : 
9782253237358
Editeur d'origine: 
Le Masque

La Nature des choses

Sabine Porte (Traducteur)

7,40€

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Droguées et kidnappées, dix jeunes femmes se réveillent prisonnières dans une ancienne ferme isolée en plein désert australien. Le crâne rasé, vêtues d'habits étranges, enchaînées, elles sont surveillées par trois geôliers, vicieux et imprévisibles, embauchés par une mystérieuse agence. Un jour, la nourriture vient à manquer. Pour elles comme pour eux. Et les proies se changent en prédatrices.

Dans la lignée de Margaret Atwood, Charlotte Wood livre une métaphore viscérale de la misogynie de nos sociétés, qui accusent les femmes des maux dont elles sont les victimes. Amandine Schmitt, L’Obs.

La Nature des choses est aussi étouffant qu’un huis clos. Intriguant également et, par instants, d’une étrangeté fantastique. Macha Séry, Le Monde des livres.

Traduit de l’anglais (Australie) par Sabine Porte.

STELLA PRIZE 2016.

Les coups de coeur des libraires

S'en remettre à la Nature des choses

Dans ce cinquième roman (le premier traduit en France), Charlotte Wood nous entraîne dans un thriller psychologique féroce, roman glaçant au cœur d’un désert australien hostile.

Dix femmes se réveillent en plein cauchemar. Enlevées, elles se retrouvent enfermées dans une sorte de camp de redressement où elles sont censées être « rééduquées ». On ne sait pas comment elles sont arrivées là mais il apparaît très vite que toutes ont, soi-disant, commis des actes répréhensibles impliquant des hommes de pouvoir ou médiatiques, et que toute fuite est impossible. Deux hommes, une brute vicieuse et un adepte du Yoga, pas franchement gardiens professionnels, sont chargés de leur surveillance. Dans un jeu de rôle malsain visant à faire disparaître toute trace d’humanité en elles, elles vont devoir se prêter aux mises en scène macabres et tordues imaginées par leurs geôliers. Forcées à la discipline et à l’obéissance, réduites au rang d’animaux, humiliées quotidiennement, leur survie tiendra à la fois à leur capacité d’adaptation, à leur force mentale mais aussi aux liens ténus qu’elles tisseront entre elles. Quand la faim commence à se faire sentir, que l’enfermement devient de plus en plus oppressant, c’est la part d’instinct et d’animalité qui sommeille en nous qui sauvera celles qui s’en remettent à la Nature des choses.

MARIA FERRAGU, Librairie Le Passeur de l'Isle, L'Isle-sur-la-Sorgue