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La Valse des arbres et du ciel
288
Date de parution: 
07/02/2018
Langue: 
Français
EAN : 
9782253073710
Editeur d'origine: 
Albin Michel

La Valse des arbres et du ciel

7,40€

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Thème 
Collection  
À l’aube de sa mort en 1949, Marguerite Gachet se souvient de ses dix-neuf ans et du moment où sa vie a basculé.
Auvers-sur-Oise, juin 1890. Son père, le docteur Gachet, ouvre sa maison à un artiste néerlandais sans le sou, en proie à des crises terrassantes : Vincent Van Gogh. Gachet n’est ni un grand médecin ni un amateur d’art : il collectionne tout ce que lui proposent ses « amis » peintres, en échange de consultations. La rencontre de Marguerite et de Vincent sera fulgurante, passionnée, fatale.
Jean-Michel Guenassia trouve des réponses insoupçonnées aux questions soulevées dans la biographie de l’artiste ces dernières années. Une version stupéfiante des ultimes jours de Van Gogh avec la puissance romanesque qu'on connaît à l’auteur depuis  Le Club des incorrigibles optimistes.
 
  Une fiction dramatique des plus entraînantes, dotée d’une chute digne de ce nom. Captivant.  Beaux-Arts magazine.
 
Un roman documenté qui se lit comme un thriller.  Les Échos. 

Les coups de coeur des libraires

Un talent qu’on lui connaît et que l’on aime

BETTY DUVAL-HUBERT, de la Librairie La Buissonnière, à Yvetot vous conseille : 

Découvrir et lire La Valse des arbres et du ciel, c’est renouer avec le plaisir enchanteur et romanesque qui nous avait été donné avec Le Club des incorrigibles optimistes (Le Livre de Poche) publié en 2009. Cette fois, Jean-Michel Guenassia ne s’adonne plus aux utopies ni à leurs désillusions, mais à la peinture, à la création picturale inouïe et géniale de Vincent Van Gogh lors de son court et définitif séjour à Auvers-sur-Oise en 1890. Loin d’entreprendre un roman biographique, linéaire et standard, l’auteur explore et réinvente ces moments intenses de vie par l’intermédiaire de Marguerite Gachet, la narratrice du roman. Fille aînée du médecin autoritaire et cupide Paul Gachet, elle est la mieux placée pour comprendre cette inventivité soudaine, ce besoin inassouvi de créer, de peindre follement à l’écart des académismes ambiants dans une recherche permanente de lumière et de sens, dans une totale liberté. Elle-même est éprise de liberté, rêve d’émancipation féminine et d’autonomie dans une société où les femmes sont corsetées, prises dans un carcan bourgeois étriqué, sans autre avenir que domestique. Ce souffle de liberté pourrait enfin advenir par la peinture et sa rencontre avec Vincent Van Gogh. Ses yeux s’ouvrent sur une beauté inimaginable, sur des paysages pourtant déjà vus et côtoyés qui se révèlent sous un tout autre aspect grâce au génie du peintre. Et c’est précisément le génie artistique qui est honoré dans ce roman, dans la lumière des sentiments amoureux et la révélation picturale. Vincent Van Gogh n’y apparaît pas comme un homme chétif, malade et dépressif, mais bien au contraire en homme solide, ardent travailleur, plein de projets, déterminé. La reconnaissance de son talent n’est pas encore faite, mais elle est proche. Il le pressent. Jean-Michel Guenassia entend démontrer, comme d’autres historiens de l’art l’ont déjà fait, que Vincent Van Gogh n’a pu se suicider. Avec le talent qu’on lui connaît et que l’on aime, il soulève un pan de mystères pour notre plus grand bonheur.

 

Les derniers avis

3
Blogueur

J’ai tout de suite été happée par l’écriture simple et fluide de l’auteur: pas de chichis de figures de style, le roman se lit aisément et les pages défilent sans que l’on s’en aperçoivent. Même si les descriptions sont nombreuses (notamment de paysages ou de tableaux), elles n’en sont toutefois pas superflues, et nourrissent complètement le récit. J’ai également beaucoup aimé la construction du roman. L’auteur mélange fiction et articles de presse et correspondances authentiques, « reproduits dans leur orthographe d’origine » (p13). Chaque court chapitre est donc succédé d’une lettre (entre Vincent et son frère par exemple) ou d’un article de presse de l’époque qui vient appuyé la véridicité (hypothétique) du récit.

J’ai tout de suite accroché avec l’atmosphère de cette période: la misère des peintres (on reconnaitra leur talent bien plus tard), le système de « mécénat », l’amitié sincère entres certains artistes, mais aussi la rivalité au sein des Salons. Même si les articles de presse permettent tout de même de se familiariser avec les grands événements ou avancées de l’époque (droit des femmes, inauguration de la tour Eiffel, réputation de tel ou tel artiste…).
 
La dernière page du livre (la « note de l’auteur ») permets de mettre en parallèle l’histoire qui nous est narrée et les faits établis par les chercheurs historiens de l’art. Une note finale indispensable, qui m’a d’autant plus fait apprécier ce roman et le point de vue de l’écrivain.
 
Depuis cette lecture, je me suis procuré Le Club des incorrigibles optimistes, du même auteur (livre qui a des critiques très positives) et j’ai vraiment hâte de le commencer !