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Le Retour du vieux dégueulasse
360
Date de parution: 
30/09/2015
EAN : 
9782253003373
Editeur d'origine: 
Grasset

Le Retour du vieux dégueulasse

7,90€

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En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d'un vieux dégueulasse. Cette première édition n'avait repris qu'une quarantaine des chroniques qu'il avait écrites durant vingt ans. Le présent volume regroupe celles qui seraient injustement tombées dans l'oubli. Transgressant tous les tabous, leur auteur nous livre, non sans humour, ses explorations de toutes les formes de sexualité, de toutes les « perversions », de toutes les « déviances ».

Avalez cul sec ces nouvelles où la fanfaronnade le dispute au ridicule, les emportements colériques aux transports érotiques. Oui, il y a du grotesque chez Bukowski. Mais un grotesque assumé. Macha Séry, Le Monde.

Un souffle décapant. Hubert Prolongeau, Le Magazine littéraire. L’écriture de Bukowski n'a, cinquante après, rien perdu de sa force révolutionnaire. Didier Jacob, Le Nouvel Observateur.

Les derniers avis

3
Blogueur
Si l’on osait le mot, il y aurait même ici une certaine fraîcheur. Paradoxale, certes, dans un livre empli de vomissures, au sens propre.
Tant mieux, au fond. Car la poésie se niche parfois là où l’on pense n’avoir aucune chance de la trouver. Cet ensemble de chroniques, publiées dans différents journaux underground, dégage à la fois l’odeur déjà décrite et un charme irrésistible. Dès le début, un entretien avec un éditeur artisanal montre ce qu’est la littérature pour ce fou : une quête d’absolu qui englobe tout de la vie et conduit celle-ci vers des situations extrêmes dont se nourrira l’écriture, cette chienne exigeante qui donne au réel d’étranges couleurs.
Certains textes sont de formidables nouvelles, peut-être inspirées d’expériences personnelles. Mais on s’intéresse moins au rapport entre les faits et l’histoire racontée par Bukowski qu’au jeu subtil instauré dans ce qui les sépare ou les rapproche. Dans la dernière partie, une cinquantaine de pages pour un seul récit, l’ouverture ne laisse aucune place au doute : « Avant de commencer, laissez-moi vous avertir que rien n’est vrai dans ce qui suit puisqu’il s’agit d’une fiction. » Steve Cosmos, rencontré à Paris, réputé pour son excentricité, est aussi recherché par la police pour escroquerie et « une chiée de méfaits de moindre importance ». Il est, curieusement, un très mauvais parieur sur les hippodromes où il retrouve souvent le narrateur, un « je » foutrement semblable à Buk, et s’embourbe dans des problèmes d’argent insensés qui provoquent des rebondissements surprenants. Et beaucoup d’ennuis dans lesquels l’écrivain finit par avouer qu’il s’est contenté de les puiser dans sa propre vie : « je me dis que je pourrais commencer par lui donner l’allure d’une fiction avant d’avouer au beau milieu que tout est vrai là-dedans. »
 

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