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Petit Pays
224
Date de parution: 
23/08/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253070443
Editeur d'origine: 
Grasset

Petit Pays

7,20€

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Détails
Thème 
Collection  
Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.
 
  Un livre lumineux.  Astrid de Larminat, Le Figaro.
 
Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l’admiration.  Yann Perreau, Les Inrockuptibles.
 
  Gaby n’est pas un petit Africain, c’est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune.  Maria Malagardis, Libération.
 
 
PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMAN
Prix Goncourt des Lycéens
2016
Prix du premier roman
2016
Prix Palissy
2016
Prix du roman FNAC
2016

Les derniers avis

5
Blogueur

Petit Pays, j'en ai tant entendu parlé. Je savais qu'il me plairait, rien qu'aux extraits de la quatrième de couverture. Petit Pays, c'est devenu un coup de cœur, un livre que je n'ai pas envie de ranger sur l'étagère.

Petit Pays, ce sont deux "parties", deux tendances. Au début, c'est un voyage souvenir, un retour dans l'enfance heureuse d'un petit garçon du Burundi. On y redécouvre la vie, l'innocence, les copains, les jeux, la chaleur lourde et les paysages tropicaux. On est enivré par ses senteurs d'antan, ses belles images en couleur. On distingue les soucis en arrière plan, le divorce des parents, les mots de grands, la politique enflammée qu'on ne peut nier. Mais il y a le voile de l'enfance, tout ceci est trouble encore, lointain. Volonté d'irréel par Gaby, petite bulle d'enfance. Et puis, il y a la guerre. Il y a la guerre au Rwanda d'abord, le pays de la mère de Gaby. Et il y a la guerre qui se rapproche. Finit dans son impasse. Alors, les images en couleur laissent place à la poussière de la guérilla et, d'une netteté parfaite, elles deviennent rouge sang. Le livre devient impossible à lâcher, et le cœur s'accélère. Si l'on souriait de la poétique des jeux d'enfant, la poétique de la guerre fige le visage d'angoisse. Mais la plume reste fidèle. C'est ce qui m'impressionne beaucoup, Gaël Faye a réussi à décrire l'horreur par la beauté. Gaël Faye ne parle pas de la guerre, il parle d'humains surpris un matin par la violence. C'est un livre intense, puissant. Quand l'horreur est à son comble, on laisse la guerre suspendue, pour revenir doucement au Burundi avec un Gaby adulte. Et la fin est douce, la fin est vie, la fin est simple et humaine.

Finalement, on se rend compte que ce n'est pas un roman que nous avons entre les mains, mais une vie.

Si je n'ai jamais pleuré lors d'une lecture, ce livre nous arrache nombreux sourires, serre le cœur, et pique les yeux. Je suis restée longtemps, le livre refermé entre les mains, l'esprit un peu au Burundi aussi. Je suis rentrée longtemps à penser à tous ces personnages, non, tous ces hommes. Je suis restée longtemps transportée par des souvenirs qui ne sont pas les miens, que je n'aurais pas voulu qu'ils soient miens, mais que j'avais l'impression d'avoir un peu vécu, tant c'était réel, puissant, profond, humain.

Petit Pays, ce n'est pas un livre, ce ne sont pas que des mots, c'est un voyage en 3D dans les souvenirs d'un enfant délogé. C'est la plume comme moyen d'apaiser un peu le cœur, de ralentir la conscience qui tourne. C'est figer la violence, et tâcher de se laver de l'inhumain.

5
Blogueur

Petit pays, c'est la perte de l'innocence, de la façon la plus atroce qui soit.
Petit pays, c'est ce petit garçon qui s'accroche désespérément à son enfance heureuse, qui ne veut pas croire que même lui et ses amis finiront par être divisés, qui ne veut pas choisir et devra pourtant décider.
C'est cette carapace qu'il essaie de se forger en lisant jusqu'à plus soif les livres de la bibliothèque de sa voisine.
Petit pays, c'est un roman écrit à hauteur d'enfance, simple, sobre, qui avec peu de mots laisse entrevoir l'horreur des massacres mais aussi l'amour profond pour un pays.
Un roman qui parle de la colonisation, du racisme, d'une guerre fratricide "parce qu'ils n'ont pas le même nez".
Petit pays, c'est pour le lecteur un sentiment de perte, de déchirement, de révolte, ce sont des larmes qui n'arrivent pas à couler.

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