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Tram 83
264
Date de parution: 
02/03/2016
EAN : 
9782253045304
Editeur d'origine: 
Metailie

Tram 83

7,30€

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Collection  
La Ville-Pays, une grouillante mégalopole africaine. Lucien, écrivain en herbe tout juste débarqué de l’Arrière-Pays, est accueilli par Requiem, ancien pote de fac. Tout les oppose : l’un s’accroche à son stylo au milieu du tumulte, l’autre magouille et court les jupons. Dès le premier soir, Requiem entraîne son ami au Tram 83, un bar de nuit ultrafréquenté, lieu de tous les excès, qui attire étudiants en grève, creuseurs en mal de sexe, canetons aguicheurs, touristes de première classe, aides-serveuses… Une foule hétéroclite prête à en découdre sur des musiques inouïes, un peuple turbulent et menteur, toujours au bord de l’émeute.
 
Fiston Mwanza Mujila orchestre de manière éblouissante cette valse des corps au bord du précipice. Michel Abescat, Télérama.
 
Magnifiquement inspiré. C’est enlevé, novateur et libre. Laurent Boscq, RollingStone.
 
C’est qu’il vocifère, qu’il gerbe, qu’il beugle, ce premier roman étonnant ! Catherine Simon, Le Monde des livres.
 
Grand Prix de la Société des gens de lettres du premier roman 2014. 

Les derniers avis

3
Fiston Mwanza Mujila et son Tram 83 guide les lecteurs vers une Afrique noire et impertinente. Noire, parce que dans ce roman vif, l’oppression portée par le Général dissident dictateur, la quête frénétique de revenus, la division de la ville pays en castes joliment nommées : les touristes à but lucratif, les demoiselles d’Avignon, les biscottes, les creuseurs, les canetons… tout concourt au drame en suspension. Et impertinente, cependant, parce qu’avec l’humour, tous ces gens qui fréquentent le bar boîte de nuit, Tram 83 met à distance toutes les difficultés qui se superposent. Sur le mode d’un conte, la carte sociale d’une capitale, d’un pays d’Afrique centrale est dessinée, son régime politique abordé incidemment, la vie racontée. Requiem et Lucien sont les héros qui portent (ou se laissent porter par) cette fiction qui semble frôler sans cesse la réalité ; le premier est adapté à cette vie, le second, l’écrivain, ne cesse de prendre en note cette réalité sur son petit calepin. Il écrit : « Il est des villes qui n’ont pas besoin de littérature : elles sont littératures. Elles sont fières et s’assument en dépit des sacs poubelles qu’elles promènent. » Et le narrateur ajoute : « Lucien se rua dans la nuit, son sac simili-cuir en bandoulière. Rue des Touristes, rue de l’Indépendance, rue de l’Armistice Internationale, rue des Fossoyeurs, rue des Minerais, rue du Cuivre, rue de la Révolution 1, rue de la Révolution 3, rue de la Révolution vraie et sincère… » Tout un programme dans ce dédale, pour soixante ans d’histoire. C’est donc une nécessité absolue que de suivre l’auteur au Tram 83, que de goûter à son écriture inventive et magnifique. Ce roman magique ouvre la clé de l’Afrique actuelle.
3
Ce roman casse tous les codes de l'écriture pour en faire un texte décapant, jouissif et déroutant qui ne laisse pas indifférent. Je me suis laissé emporter!