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Un carnet taché de vin
504
Date de parution: 
04/05/2016
EAN : 
9782253068884
Editeur d'origine: 
Grasset

Un carnet taché de vin

8,40€

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« Plus mes phrases se rapprocheraient de la concision et du naturel, moins j'aurais de chances de me tromper et de tricher... Les mots étaient des balles, des rayons de soleil, ils n'avaient d'autre but que de contrarier le destin et mettre un terme à la damnation. »
 
Voici un livre inédit qui permet de retrouver la richesse et la variété de l'œuvre de Bukowski. Les deux histoires qui ouvrent le recueil témoignent de la double orientation stylistique du prosateur : la première trace le portrait imaginaire d'un jeune artiste épris d'idéal ; la deuxième donne dans la noirceur absolue. Bukowski confronte son personnage de prisonnier à une désespérante solitude spirituelle, comme s'il écrivait lui aussi du fond du souterrain.
 
 
Des nouvelles et des chroniques qui sont autant de coups de poing et de poésie. Bukowski est un vrai raffiné, un tribal civilisé. Le « vieux dégueulasse » est grand. Anthony Palou, Le Figaro littéraire.

Les derniers avis

3
Blogueur

Bukowski se dit être l'écrivain des gens d'en bas, de l'underground, des prostitués et des clochards. Tout cela parce qu'il les côtoie, parce qu'il boit -énormément- avec eux, qu'il couche avec eux. Il sait tout mieux que les autres, toujours dans la provocation, il se permet de dénigrer Faulkner ou Steinbeck voire encore Hemingway. Il est meilleur que ces grands noms (selon lui-même). D'un côté il peut être misogyne et de l'autre adorer les femmes, il est complexe, difficile à cerner. C'est un véritable personnage en soi cet auteur, un être antipathique sous beaucoup d'aspects et puis d'un seul coup on voit percer quelqu'un d'autre...

Certains de ses textes sont -à mes yeux- incroyablement mauvais, vraiment "dégueulasses" ou alors inutilement provocants, sans aucune forme de style ou de sens profond. Dans Un carnet taché de vin pourtant, ce recueil qui est composé de multiples récits et nouvelles à travers les année, je n'ai lu à peu près que des bonnes histoires. Il y a à partir notamment d'Un essai décousu sur les règles poétiques et les cruautés de la vie, un véritable souffle littéraire, un authentique constat de son époque, de ses pensées, controverses, remarques, critiques. J'ai pu me reconnaitre dans ce qu'il disait contre les puissants de ce monde ou sur d'autres thématiques.

Ainsi Un carnet taché de vin a su me réconcilier avec cet auteur, a su me montrer l'écrivain derrière le vieux dégueulasse (comme il se nomme lui-même), j'ai trouvé une certaine émotion dans son errance, dans sa quête de perfection, dans son désespoir générationnel. Il n'a pas toujours raison (bien au contraire), il peut être insupportable (parfois) mais il reste et restera un auteur à découvrir absolument si vous voulez découvrir pleinement les États-Unis et son âme littéraire.

En définitive, j'ai beaucoup aimé ce recueil dans lequel sommeille les réflexions d'un homme hors norme !

3
Blogueur

La finesse de Charles Bukowski en terme d’esthétisme semble être la matrice de son oeuvre, son oeuvre s’élargissant jusqu’à sa vie (ou ce qu’il souhaitait laisser penser). J’ai découvert un être amoureux total des belle choses et de sa liberté, adorant la musique classique, grand lecteur, féru de poésie et poète lui-même, en quête d’un idéal, en quête d’absolu. Bukowski s’avère très complexe à saisir.

Précurseur de phénomène de mode, comme l’underground, la beat génération, le gonzo, le porno chic mais sans jamais se galvauder, Bukowski n’a jamais laissé sa liberté trop longtemps victime de son confort, préférant fuir plutôt que de se faire avoir, happé par la société. Avait-il conscience que ce faisant, il créait sa propre légende ? Était-ce délibérer?

En cela, je reste pantois devant une telle grandeur d’âme, capable de sa propre déchéance pour ses convictions. L’artiste écrivain né là où l’artisan détruit le monde confortable qu’il a réussit à se créer par son art.

Un carnet taché de vin n’est pas qu’un recueil de nouvelles. Ce livre compile pas mal de textes protéiformes et j’ai désormais très envie de démêler la part de vrai et la part de romancer dans la vie de Charles Bukowski étant donné qu’il n’est pas QUE le « vieux dégueulasse » que je pensais.

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