Vous êtes ici

Un sac de billes
288
Date de parution: 
14/04/1982
EAN : 
9782253029496
Editeur d'origine: 
JC Lattès

Un sac de billes

5,30€

Détails promotions contenus

Détails

Paris, 1941. La France est occupée. Joseph et Maurice, deux frères juifs âgés de dix et douze ans, partent seuls sur les routes pour tenter de gagner la zone libre.
Récit autobiographique publié en 1973, traduit en dix-huit langues, Un sac de billes est un des plus grands succès de librairie de ces dernières décennies.

 
«  Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour.  » Bernard Clavel.

«  Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine. Et conté de telle manière que l’aventure saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page et jusqu’à la dernière ligne.  » Joseph Kessel.

«  Une spontanéité, un humour, une tendresse, une émotion discrète qui en font un livre pas comme les autres.  » La Croix.

 

Un sac de billes de Jacques Doillon avec Richard Constantini
1975

Les derniers avis

4

Lorsque Joseph et son frère Maurice, qui jusque là menaient une vie normale de jeune garçon amateurs de billes et de bagarres amicales, se retrouvent affublé de l'étoile jaune des "Juifs" et se font malmenés par leurs camarades de classes une fois à l'école, les frères Joffo ont une conversation avec leur père. À sept ans, leur père fut envoyé sur les routes afin d'échapper à la rafle des jeunes par la Gestapo russe. Maintenant, c'est leur tour, afin d'échapper aux officiels qui traquent les juifs à travers la France occupée. À dix ans, Joseph et son frère de douze ans partent donc sur la route vers la France libre, où, espèrent-ils, pourront-ils poursuivre le cour de leur vie et échapper au sort des déportés. Seulement, même en France libre, les dangers les guettent. Alliés inespérés, situations particulières, escapades nocturnes et une foule de petits travaux ponctuent leur route vers la liberté. Une histoire de famille, de débrouillardise, d'horreurs et de miracles d'humanité.

Un beau petit récit au ton enfantin et autobiographique d'une histoire qui ne devrait jamais toucher les enfants.

3
J’ai découvert ce livre au moment où l’on parle de sa nouvelle adaptation cinématographique. Apparemment ce roman est souvent lu à l’école, ce ne fût pas le cas pour moi. Qu’à cela ne tienne, j’ai rattrapé ce retard. J’ai souvent lu, car passionné par l’histoire, des livres sur cette période sombre de l’histoire et sur le courage dont on fait preuve des milliers de personnes. Dans ce roman j’en ai retenu trois. Les enfants Maurice et Joseph et leur père. Tout commence donc en zone occupée, à Paris. Maurice et Joseph sont justes deux petits « voyous » comme les appellent leur père. Deux écoliers complices….et juifs. Un soir il retrouveront leur mère coudre sur leur veste une pièce de tissu jaune. Une étoile. Non pas celle du shérif, celle du marquage. Ils devront faire face à la haine des autres enfants parce que du jour au lendemain ils sont devenus juifs à leurs yeux. Leur père prendra les devants en leur demandant de partir rejoindre leurs grands frères en zone libre. Un voyage qu’ils devront faire seuls. C’est là que je retiens le courage du père, celui de laisser ainsi filer deux fils, pour les protéger du danger, mais les envoyer vers quels autres menaces. Il prend sur lui de ne pas les accompagner afin de leur donner plus de chance de réussite. Il accepte, pour leur bien, de se « séparer » d’eux. En espérant que ce soit pour un temps donné. Les deux garçons sont franchement débrouillards et très ingénieux. Complices ils feront face aux situations où tout peut basculer. Sur leur chemin ils rencontrons de bonnes personnes (prêtres, commerçants, …) que leur jeune âge aidera à toucher. C’est avec leurs yeux d’enfants qu’ils découvriront le visage de cette France collaborationniste. Et pourtant ils continueront de conserver leur âme juvénile, sublimer par la vue de la mer, bagarreurs ou encore friands de parties de jeux avec leurs copains. J’ai apprécié cette lecture pour sa mise en avant du courage de ces enfants, et, malgré diverses menaces, de leur obéissance aveugle à leur père. On s’accroche très vite à eux deux et c’est avec eux que l’on fait le chemin angoissant vers la liberté. Le ton donné par l’auteur et l’absence de haine dont il fait preuve dans ses mots sont à souligner. Il distribue bien quelques piques, mais avec des mots d’enfants. J’ai été impressionné par leur périple et l’obstination dont ils ont fait preuve. Voici un roman à lire ou relire pour ne pas oublier ce qui fût et qui ne doit plus être. Ce sont dans ces lectures que nous nous demandons comment nous aurions agi. Le style C’est avec des mots d’enfants que Joseph Joffo nous transmet ses souvenirs. Il captive rapidement le lecteur avec simplicité,son émotion et son authenticité. Son texte raisonne de vie, cette vie que son père a voulu protéger. Pour un témoignage d’une époque terrible, il nous rappelle que l’enfant est avant tout innocent. Mon petit point positif : Drôle, ce livre à de nombreux passages où ses « voyous » vous font sourire par leur ingéniosité et leur complicité fraternelle. Un frère est quelqu’un à qui on rend la dernière bille qu’on vient de lui gagner.

Liés