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Une mort qui en vaut la peine
608
Date de parution: 
26/09/2018
Langue: 
Français
EAN : 
9782253906797
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Une mort qui en vaut la peine

Bruno Boudard (Traducteur)

8,70€

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Détails
Thème 
Collection  

1917, quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, auxquels il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu…

Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une odyssée sauvage à l'humour très noir.

Pollock est un maître du grotesque, un roi de la fiction pulp et un bienfaiteur des losers. Bruno Juffin, Les Inrockuptibles.

Un ton survolté, un souffle qui charrie un tourbillon de destins convulsifs. Pollock écrit au galop. Éric Neuhoff, Le Figaro littéraire.

Une épopée drolatique et pathétique, une humanité débordante. Philippe Chevilley, Les Échos.

 

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Bruno Boudard. 

Les coups de coeur des libraires

À lire de toute urgence !

1917, quelque part enre la Géorgie et l'Alabama. Trois frères, Cane, Cob et Chimney Jewell, vivent sous la férule d'un père obsédé par la religion. À sa mort, inspirés par un roman à trois sous, ils sont bien décidés à survivre en braquant des banques. Excellent !

CELINE de FNAC Metz

Un régal

Un sympathique western dans lequel les "méchants" ne sont pas ceux que l'on croit. Donald Ray Pollock s'assagit, mais ce roman est un régal.

Claire de la FNAC Grenoble - Victor Hugo

Un humour noir finement maîtrisé

Depuis l’incroyable Le Diable, tout le temps, paru en 2012 (Le Livre de Poche), le nouveau roman de Donald Ray Pollock se faisait attendre et ne déçoit pas. On y retrouve les ingrédients qui on fait son succès. L’incontournable collection « Terres d’Amérique » confirme le talent de l’auteur.

1917. Quelque part au cœur des États-Unis, des hommes tentent de donner un sens à leurs pauvres existences. Ellworth Fiddler, fermier récemment plumé de ses maigres économies suite à une arnaque, tente de retrouver son jeune fils de 16 ans, ivrogne à ses heures perdues et disparu depuis peu de la maison. À la plus grande surprise de son père, Eddie se serait enrôlé dans l’armée. En effet, le pays engagé sur le front contre l’Allemagne, voit germer un peu partout des campements militaires destinés à enrôler et former les jeunes soldats avant de les envoyer en Europe. L’occasion pour nous de suivre le lieutenant Bovard, universitaire passionné par l’art militaire grec et romain.

Ayant découvert son homosexualité depuis peu, il voit sa vie prendre un sens au cœur de cette fourmilière de jeunes hommes transpirants, entraînés et prêts au combat. Non loin de là, une chasse à l’homme est engagée entre les frères Jewett, les autorités, et un groupe d’hommes embauchés par un riche industriel pour venger la mort de son fils. Le gang Jewett, comme il est surnommé dans les journaux, est composé de trois frères : Cane, Cob et Chimney. Élevés par un père persuadé qu’une vie de dur labeur les mènerait tout droit à la table du « banquet céleste », comme il se plaisait à leur répéter inlassablement, deux des frères n’hésitent pas, après la mort du patriarche, à entraîner le plus jeune sur les routes du grand banditisme.

Inspirés par le seul livre qu’ils aient lu et connu, La Vie et les aventures de Bloody Bill Bucket, ils s’embarquent dans une vie de hors-la-loi. Malheureusement pour eux, ils ne seront pas les plus doués dans l’art du braquage. Ils seront surtout accusés à tort de bien plus de crimes que ceux qu’ils auront réellement commis.

Ces personnages et bien d’autres seront également amenés à croiser, entre autres, Jasper Cone « responsable des installations sanitaires » de la ville de Meade, complexé depuis son plus jeune âge par un énorme sexe. Devenu à moitié fou, il rêve en secret d’être un héros qui débarrassera la ville des toutes ses crapules. Lire du Donald Ray Pollock, c’est se laisser porter par des personnages authentiques, violents, humains et drôles. Lire du Donald Ray Pollock, c’est comme si Faulkner, Cormac McCarthy et Tarantino s’étaient donnés rendez-vous pour nous offrir un roman sombre et lumineux à la fois.

Un humour noir finement maîtrisé qui ne fait qu’ajouter du style au texte. Une mort qui en vaut la peine est un livre qui en vaut la peine. Nous sommes entraînés le long des routes américaines aux côtés d’hommes malmenés par la vie et qui n’ont plus rien à perdre.

« Un matin de 1917, juste avant l’aube, le long de la frontière entre la Géorgie et l’Alabama, alors qu’un autre mois d’août torride touchait à sa fin, Pearl Jewett réveilla ses fils d’un aboiement guttural, plus animal qu’humain. »

STÉPHANIE BANON, Librairie Charlemagne, La Seyne-sur-Mer

Une mort qui en vaut la peine

Le nouveau roman de Donald Ray Pollock est tout simplement un chef-d'oeuvre. Impossible à résumer tant il fourmille de personnages et d'intrigues entremélées, on se régale de la première à la dernière ligne !

Ludivine de FNAC Bordeaux-Lac