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Au bonheur des dames
544
Date de parution: 
05/10/1971
EAN : 
9782253002864
Editeur d'origine: 
Le Livre de Poche

Au bonheur des dames

Sophie Guermès (Préfacier)

4,50€
4,49€

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Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d’elle le symbole du modernisme et des crises qu’il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

Les derniers avis

4

Paris se transforme, le commerce traditionnel déclinant petit à petit face à l’essort irrémédiable des grands magasins. Un bras de fer acharné oppose le drapier Baudu à Octave Mouret, maître incontesté du Bonheur des Dames. C’est dans cette atmosphère électrique de Denise, nièce de Baudu, débarque à Paris pour y gagner de quoi vivre. C’est au Bonheur des Dames qu’elle trouve sa place, gagnant à force de travail et de patience encore plus que ce qu’elle n’était venue chercher…

Décidément, Zola avait tout compris. Ce n’est qu’aujourd’hui que le modèle commercial capitaliste à l’excès qu’il décrit dans son livre commence à nous faire entrevoir ses limites. Ce fourmillement insaisissable et incessant, la loi de la multiplicité et de la bonne affaire, l’appétit intarissable des femmes pour leurs chiffons, toutes ces choses si vraies et si magnifiquement décrites par l’auteur dans ce récit plus vrai que nature ! Un livre véritablement époustouflant, par sa profusion de détails et la richesse de ses personnages, résultats d’une documentation précise. Plus qu’un roman, c’est un état des lieux incroyablement véridique de l’état du commerce en 1883, on pourrait croire que le Bonheur des Dames a véritablement existé, tant il est rendu réel sous nos yeux ébahis de lecteurs incultes du XXIème siècle.

Les mérites de ce roman ne sont plus à écrire, il est indéniable qu’Au Bonheur des Dames restera l’un des chefs d’oeuvre de la littérature française. Pourtant, j’ai eu quelques difficultés à accrocher au récit – surtout aux interminables parties de shopping de Mesdames de Boves, Marty et Desforges, personnages faibles se laissant emporter dans leurs folies dépensières. J’ai eu le malheur de regarder The Paradise, série soit-disant inspirée d’Au Bonheur des Dames, bien que très loin du véritable récit. J’attendais donc plusieurs rebondissements qui ne se sont jamais produits dans le livre. J’aurais aimé plus d’action, plus encore de circonvolutions dans ce ballet entre Denise et Mouret, plus de drame encore dans l’effondrement continu du petit commerce. Je me suis parfois lassée des descriptions du Bonheur et de ses richesses, si éloquentes soient-elles. J’avais une telle hâte d’arriver au bout du récit, que j’ai été légèrement déçue par le dénouement, à la fois prévisible et inattendu.

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